Etats-Unis : La fin du destockage dope la croissance au quatrième trimestre
A. La vigueur du rebond au 4ème trimestre est directement liée au moindre destockage
L'année 2009 se termine beaucoup mieux qu'elle n'avait commencé. En trimestre sur trimestre, l'activité de l'économie américaine s'est reprise de +1.4% au quatrième trimestre, contre +0.6% le trimestre précédent, soit le deuxième trimestre consécutif de hausse d'activité. La croissance en glissement annuel redevient positive avec une progression de +0.1%.
Près de 60% de la croissance trimestrielle est néanmoins imputable à un effet stock : après 160Mds$ et 140Mds$ au 2ème et 3ème trimestre, la baisse des stocks n'a été que de 33Mds$ au 4ème trimestre en données annualisées. Si ce moindre destockage dope la croissance, il faut toutefois souligner que les entreprises n'ont pas encore restocké.
B. La consommation et le commerce extérieur sont en progrès modérés
La consommation, qui représente 70% du PIB américain, reste fragile en cette fin d'année : elle enregistre une progression de +0.5% en glissement trimestriel, contre +0.7% au trimestre précédent qui avait bénéficié de l'effet prime à la casse.
Le déficit commercial s'est quelque peu réduit au 3ème trimestre passant de 358 Mds$ à 341 Mds$. Cette amélioration est d'autant plus positive qu'elle relève d'une progression marquée des exportations (+4.2% en glissement trimestriel) par rapport aux importations (+2.5% en glissement trimestriel).
C. L'investissement est tiré par les dépenses d'équipement des entreprises
L'investissement non résidentiel (infrastructures et équipements) enregistre la première hausse depuis 6 trimestres (+0.7% en glissement trimestriel). Longtemps en retrait, l'investissement en équipements (ou investissement productif) a fortement progressé (+3.2% en glissement trimestriel), signe d'une certaine confiance des entreprises en l'avenir. Notons toutefois que l'investissement non résidentiel tire toujours fortement la croissance à la baisse en glissement annuel.
Avec une croissance de +1.4% en glissement trimestriel, la croissance de l'investissement résidentiel a été moins marquée que lors du trimestre précédent (+4.4%).
Sébastien Berthelot, le 28 janvier 2010