Zone Euro : 2009, une année décevante jusqu’au bout...
A. Une fin d’année morose en Zone Euro
Après un rebond de l’activité de +0,4% sur le troisième trimestre, la croissance du PIB en zone Euro a de nouveau progressé entre octobre et décembre, mais très modestement, une progression de seulement +0.1%.
En glissement annuel, la croissance se redresse désormais rapidement en raison d’un effet de base favorable. La contraction de l’activité n’est plus que de -2,1% au quatrième trimestre contre encore -4,0% le trimestre précédent.
B. L’Allemagne stagne, la France consomme...
Après un fort rebond de l’activité de +0,7% au troisième trimestre, l’activité Allemande a contre toute attente stagné au quatrième trimestre.
Selon les premières indications publiées par le centre fédéral allemand de la statistique, seul le commerce extérieur aurait contribué positivement à la progression de l’activité, tandis que la consommation et l’investissement auraient sur la période connu un accès de faiblesse.
En France, les données ont été bien plus favorables permettant à la France d’afficher une des meilleures performances de croissance de la zone Euro ce trimestre, une progression de +0,6% sur le trimestre.
Selon les premières estimations de l’INSEE, cette vigueur de l’activité est liée à la robustesse étonnante de la consommation (dopée entre autre par la prime à la casse), en progression de plus de +0,9% sur le trimestre, une première depuis 2006.
C. L’Italie rechute, l’Espagne et la Grèce ne sortent pas de la récession...
Après avoir repris son souffle au troisième trimestre, l’activité Italienne s’est de nouveau contractée contre toutes attentes sur le quatrième trimestre, une baisse de -0,2%.
Alors que tous les yeux sont actuellement rivés sur l’état des comptes publics des pays du sud de la zone Euro, deux d’entres eux, l’Espagne et le Grèce, ne sont toujours pas sortis au quatrième trimestre de la récession. L’activité en Espagne se contracte de -0,1%, de -0,8% en Grèce, la plus mauvaise performance de l’union monétaire.
Frédéric Kleiss, le 12 février 2010