crédit photo Laurent Mauger
L'année 2012 débute dans un climat économique incertain. Les thèmes qui ont dominé 2011 sur les marchés financiers restent d’actualité. Mais si les sujets sont les mêmes, la situation a évolué, tant sur le plan économique que sur le plan des marchés financiers
Sur le plan économique, les pays ont eu à faire face à plusieurs chocs qui handicapent la reprise graduelle observée depuis 2009. Le séisme japonais du 11 mars a eu un effet déstabilisant sur l’ensemble de l’industrie mondiale. Les événements au Proche Orient ont contribué à maintenir les prix du pétrole sous tension. Mais la crise des dettes publiques de plusieurs pays dans la zone euro a joué un rôle majeur en 2011. Loin d’être terminée, cette crise reste l’un des moteurs des mouvements attendus cette année. Les premiers effets de ces chocs ont été visibles à partir du deuxième semestre en Europe, et dans les pays émergents avec un fléchissement de l’activité. Aux Etats-Unis la croissance de l’économie se stabilise sur un niveau bas à 1.5% au troisième trimestre en glissement annuel.
Sur le plan des marchés financiers, le S&P finit l’année comme il l'a commencé à 1257 points. En Europe, les marchés ont été nettement moins favorables, le CAC 40 enregistre une baisse de près de 17% à 3160 points. Enfin le Nikkei 225 termine à 8455 points, soit une baisse de plus de 17%.
Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans français baisse de 21 points de base à 3.15%. Le taux 10 ans américain enregistre une baisse de 142 points de base et finit à 1.87%. Quant au pétrole, le baril de Brent a progressé sensiblement de plus de 13% sur fond de tensions politiques dans les pays du Moyen Orient et termine à 107.4$. Enfin, l’Euro s’est déprécié de 3% face au dollar et s’échange à 1.296$.
Cependant, la communauté de thèmes ne signifie pas pour autant que 2012 sera identique à 2011. Nous abordons 2012 dans un contexte économique et géopolitique bien plus fragile qu’en 2011.
L’agenda de cette nouvelle année s’annonce donc bien chargé : résolution de la crise de solvabilité de l’Etat grec, austérité et élections présidentielles devraient tenir le haut de l’affiche en Europe, tandis qu’outre Atlantique, au-delà de l’échéance électorale présidentielle, les interrogations se porteront sur la soutenabilité de cette timide reprise de la croissance, aux prises avec le ralentissement européen et la perspective du retrait progressif des politiques de soutien budgétaire
L’équipe de Covéa Finance vous présente ses vœux pour 2012.
le 10 janvier 2012