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juillet 2017

Notre scénario central reste celui de l’installation d’un cycle économique mondial dont le rythme est résolument  inférieur à celui de la période pré-crise de 2008.

Depuis fin 2016, nous sommes plus confiants sur l’environnement conjoncturel, avec une amélioration quasi généralisée de l’activité dans le monde, accompagnant la reprise de la hausse des prix des matières premières, et des transferts de richesse associés.

Cette amélioration est néanmoins fragile, d’une part en raison des freins structurels souvent évoqués (la qualité des emplois, la faiblesse de la productivité, le poids de la dette privée et publique au niveau mondial, etc),  d’autre part en raison d’un contexte géopolitique dégradé.

Face à ces problématiques, nous nous interrogeons sur l’apparition progressive d’un nouveau paysage mondial dans lequel les accords commerciaux multilatéraux historiques seraient dénoncés au profit de relations bilatérales.

Les discours des banquiers centraux, qui ont tous exprimé le souhait de modifier la politique accommodante devenant excessive dans un environnement où le conjoncturel s’améliore, appuient également nos réflexions.

Ainsi, nous privilégions toujours les entreprises européennes de croissance dont  la pérennité des marges est assurée par leur position concurrentielle ou leur capacité à imposer leur prix sur leur marché. Cette stratégie a été renforcée depuis les élections françaises et la disparition du risque extrême d’implosion de la zone euro, mais aussi grâce à la correction récente du marché action (CAC à 5150 le 30/06/2017) qui nous a permis de renforcer nos positions.  

Nous avons par ailleurs un point d’attention sur les mesures décidées par les Etats-Unis à l’encontre des entreprises étrangères ne produisant pas sur le sol américain mais aussi sur la volatilité du climat des affaires et les incertitudes sur la mise en œuvre de la politique américaine. Nous favorisons sur le marché américain les entreprises susceptibles de profiter pleinement de leur production locale.

En Asie, nous continuons de concentrer nos investissements sur les champions locaux ou régionaux.

Nous restons à l’écart du marché obligataire, chahuté depuis quelques jours, les taux ayant remonté à 0.82% (le 03/07/2017) après avoir touché 0.57% sur le 10 ans français lors de nos Perspectives Economiques et Financières du 15 juin dernier. Même si la correction a été brutale, elle ne fait que corriger un excès de pessimisme. Nous estimons qu’à ce niveau de rendement le risque en capital n’est pas rémunéré, dans un marché où la liquidité reste réduite.

 

Hélène Dyé, DIRECTRICE ADJOINTE DES GESTIONS ET DIRECTRICE GESTION TAUX, RECHERCHE ET NÉGOCIATION

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