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juillet 2016

Nos secondes Perspectives Economiques et Financières de l’année 2016 se sont déroulées en plein Brexit !  Le Royaume-Uni a donc voté pour la sortie de l’Union européenne, ouvrant la voie à des années de négociations commerciales. Il ranime surtout la flamme du souhait d’indépendance de certains pays. Le risque de contagion est réel. Depuis plus d’un an, nous soulignons l’émergence d’une tendance à la régionalisation et à la rationalisation des économies. 
A l’automne 2015, nous alertions également sur la croissance économique mondiale très modérée et le risque de tomber dans un cycle pervers alimenté par une forte réduction de la croissance potentielle des Etats-Unis, insuffisante pour tirer le reste du monde. La croissance mondiale est aujourd’hui encore plus difficile à relancer : activité renaissante en Europe mais encore très fragile, absence d’inflation, pays développés flirtant avec la déflation des revenus,  et un endettement excessif des agents publics et privés qui touche dorénavant les pays émergents. 
En juillet 2016, l’économie mondiale continue de s’effriter et ce, malgré le soutien inconditionnel des banques centrales influentes de la planète. Leur crédibilité est en cause à juste titre mais elles ne sont pas et n’ont jamais été les institutions censées gérer les orientations de l’économie « réelle » mondiale. Aujourd’hui, elles font beaucoup, peut-être beaucoup trop et avec des effets qui peuvent s’avérer pervers. L’action de celle-ci est contestable. L’effondrement des taux d’intérêt a conduit à des flux d’investissement sur des actifs risqués et poussé leurs valorisations hors de toute réalité économique. Les risques financiers déjà évoqués depuis plusieurs mois sont montés de quelques crans avec le Brexit. 
Depuis le 24 juin, le CAC a oscillé de 4452 points à 3956 points le 27 juin pour coter 4237 points le 1er  juillet. L’euro s’est déprécié de 1.14 à 1.10 euro pour 1 dollar. Le rendement de l’emprunt d’état français à 10 ans a baissé de 0.45% à 0.18%.  Les marchés financiers continuent de se chercher. L’augmentation de la volatilité des marchés financiers et en particulier action offre des opportunités.
Le risque de crise financière mondiale nous paraît de plus en plus important, le risque de fuite devant la monnaie également. 

 

Hélène Dyé - DIRECTRICE ADJOINTE DES GESTIONS ET DIRECTRICE GESTION TAUX, RECHERCHE ET NÉGOCIATION

 

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