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novembre 2017

Nos dernières Perspectives Economiques et Financières de l’année 2017 ont été présentées le 19 octobre dernier. Dans ce cadre, nous réitérons notre message confiant sur l’amélioration conjoncturelle qui se propage et se généralise à l’ensemble des pays. Sur le plan structurel, nous observons des évolutions plus favorables qui viennent soutenir la reprise économique.

Dans ce contexte de croissance synchronisée dans le monde, les résultats des entreprises sont à la hausse et soutiennent le rally boursier. Les indices des bourses américaine, européenne ou émergente atteignent des sommets.

Toutefois, cette amélioration reste fragile. D’une part en raison des freins structurels souvent évoqués (la qualité des emplois, la faiblesse de la production, le poids de la dette privée et publique au niveau mondial, …) et d’autre part en raison du changement du contexte très accommodant des banques centrales à horizon 2018. Alors que la Banque centrale américaine (FED) monte ses taux d’intérêt et réduit la taille de son bilan en ne réinvestissant pas l’intégralité des titres arrivants à échéance, la BCE (Banque centrale européenne) achète moins d’obligations et la BoE (Bank of England) remonte ses taux d’intérêt.

Les Banques Centrales sont engagées dans un mouvement de normalisation des taux et de réduction de la liquidité mondiale. Elles ont « la responsabilité » de ne pas fragiliser ce mouvement de reprise économique.

Ce changement de politique se met en place très progressivement, il est accompagné  d’une importante communication de la part des banquiers centraux, pour ne pas créer de tension sur les marchés financiers. En effet, les valorisations sont élevées et la volatilité est faible, ce qui laisse peu de place à l’erreur !

Dans cet environnement, le risque de taux et de crédit n’est toujours pas rémunéré. Notre préférence pour les actions n’est pas remise en cause mais nécessite agilité et réactivité.

En termes de zone géographique, l’Europe conserve des atouts non négligeables : le retard de performance par rapport à nos autres marchés traditionnels, les flux, les opérations sur capital, les dividendes. Sur les autres zones géographiques, compte tenu des performances déjà réalisées, nos choix se tourneront en priorité vers des champions mondiaux ou régionaux, et des sociétés sachant s’adapter et exploiter les défis structurels (ruptures technologiques, changement de comportement de consommation…)

Notre stratégie continuera de privilégier les entreprises en tenant compte de leur environnement concurrentiel et de leur place dans la chaîne de valeur. La prudence reste donc de mise dans le cadre d’une approche  sectorielle  qui s’avère tout de même nécessaire dans un cycle d’expansion.

 

10 novembre 2017.

Hélène Dyé, DIRECTRICE ADJOINTE DES GESTIONS ET DIRECTRICE GESTION TAUX, RECHERCHE ET NÉGOCIATION

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