Les perspectives économiques et financières

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Perspectives économiques et financières
24 Mars 2016
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INTRODUCTION 

Lors de nos Perspectives Economiques et Financières du mois d’octobre 2015, Covéa Finance défendait deux points majeurs :
- La prise de risque devient extrêmement difficile pour les investisseurs institutionnels en raison de la faiblesse des rémunérations issues des portefeuilles à revenus fixes que sont les portefeuilles obligataires.
- L’environnement économique se révèle incertain et pèse sur les investissements dans les actifs les plus risqués comme les actions. En effet, il génère des inquiétudes sur les entreprises dont les actions sont cotées en bourse et sur leur capacité à garantir à long terme une hausse attractive des bénéfices.
Quelles sont les tendances à l’oeuvre depuis notre dernier rendez-vous ?
L’analyse de nos tableaux de bord pays développés-pays émergents nous confirme la divergence de politique monétaire entre la FED et ses homologues. La Banque centrale américaine accroît de 0,25 % les taux d’intérêt à court terme, ce qui double l’écart de taux directeurs avec les autres banques centrales toujours engagées dans des actions non conventionnelles. Ces dernières accentuent l’assouplissement des conditions monétaires dans l’espace économique qu’elles supervisent. Ainsi, la BCE et la Banque du Japon ont décidé de recourir aux taux négatifs sur les dépôts des banques auprès du guichet de la banque centrale, en juin 2014 pour la première et en janvier 2015 pour la seconde.
En fin d’année 2015, nous observons une hausse des taux longs américains qui n’est pas suivie par les taux en zone euro. Le démarrage de l’année boursière a eu tôt fait de mettre fin à la hausse des taux à long terme. Après avoir repris la main en tant que marché directeur, la FED semble l’avoir de nouveau lâché suite au fort recul des marchés boursiers depuis le début de l’année.
En revanche, depuis le début de l’année, la baisse généralisée des taux d’intérêt dans les pays développés, parallèlement au repli des marchés financiers, semble indiquer le retour de l’aversion au risque, confirmé par l’ampleur des volatilités, mouvement n’épargnant aucun marché. Les conditions de la baisse des marchés expliquent très probablement cette hausse de l’aversion au risque toujours favorable aux dettes souveraines les mieux notées et les plus liquides. En effet, si le recul des marchés boursiers est majoritairement resté « contenu » dans des baisses se situant entre -5 et -10% (donnée au 26/02/2016), ce n’est pas le cas sur le plan sectoriel.

 

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