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Mars 2018

En bref

L’actualité du mois de mars a été très riche sur le plan politique avec, en Europe, les élections législatives italiennes et, de l’autre côté de l’Atlantique, l’instauration par l’administration Trump de mesures protectionnistes visant notamment la Chine. Sur le plan économique, la situation conjoncturelle reste favorable mais les données d’activité indiquent une légère modération en ce début d’année 2018. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 0,9% et termine le mois à près de 1,23 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent progresse de 6,8% et termine à 70 dollars.

 

Pierre Bossuet, le 3 avril 2018

 

amerique

Aux Etats-Unis, le mois de mars a été marqué par la mise en place de mesures protectionnistes par l’administration Trump. Le président américain a notamment annoncé l’instauration de droits de douanes supplémentaires sur les importations d’acier et d’aluminium. Ces mesures excluent toutefois temporairement plusieurs pays dont le Canada, le Mexique ainsi que les membres de l’UE. Par ailleurs, l’administration américaine a également annoncé le 22 mars une série de mesures protectionnistes visant spécifiquement la Chine. Sur le plan économique, la situation conjoncturelle demeure favorable comme l’illustre la bonne orientation des indicateurs de confiance des entreprises. La production industrielle maintient une dynamique positive (4,4% l’an en février) portée notamment par la production minière et les équipements de transports. Côté consommation, on note un léger recul des ventes au détail sur le mois de février, recul qui n’entame pas une tendance générale qui reste positive (4% l’an) alors que les créations de postes augmentent (313 333 emplois en février) et que le revenu disponible progresse. Enfin, la réserve fédérale a relevé son taux directeur de 0,25%, portant ainsi la fourchette à [1,5% ; 1,75%]. Le comité de politique monétaire anticipe une trajectoire plus haussière pour les taux directeurs et ce en dépit d’une inflation qui devrait rester proche de la cible au cours des trois années à venir et d’une évolution des salaires qui demeure modeste.

 

 

europe

En Zone Euro, le mois a été marqué par la tenue des élections législatives italiennes aux termes desquelles aucune majorité claire n’a émergé. Le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la coalition de centre-droit enregistrent respectivement des scores de 32% et de 37% tandis qu’au sein de la coalition, la ligue du nord fait une nette percée avec 19% des voix. En Allemagne, Angela Merkel a été reconduite à la chancellerie pour un quatrième mandat qui s’appuiera sur une coalition entre les conservateurs du CDU-CSU et les socio-démocrates du SPD. Sur le plan économique, les enquêtes de conjoncture du mois de mars restent favorables mais révèlent une modération de l’optimisme. La production industrielle se replie sur le mois en Allemagne, en Espagne et en France en raison notamment d’un recul de la production d’énergie. On note par ailleurs des développements positifs sur le marché du travail avec une hausse des créations d’emplois. Enfin, du côté de la politique monétaire, la BCE a décidé à l’unanimité de retirer la mention qui signalait la possibilité d’accroître le volume ou de prolonger la durée de son programme d’achat d’actifs en cas de conditions économiques moins favorables.

Au Royaume-Uni, les négociateurs européens et britanniques ont annoncé avoir trouvé un accord politique sur le texte de retrait. Les deux parties se sont notamment accordées sur le montant du règlement financier, la période de transition (du 30 mars 2019 au 31 décembre 2020) et le droit des ressortissants. La question de la frontière nord-irlandaise demeure toutefois entière en l’absence de contre-proposition britannique. Côté économique, la Banque d’Angleterre a maintenu son taux inchangé mais adopte un ton plus restrictif alors que l’inflation ralentit (2,7% en février) et que la croissance des salaires nominaux accélère.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, la production industrielle ralentit sur le mois de janvier avec une croissance annuelle de 1%, ce qui se reflète par ailleurs dans les indicateurs de confiance avec une modération de l’optimisme. Du côté des ménages, on note un rebond des dépenses de consommation. Le taux de chômage diminue en janvier à 2,4% tandis que les salaires progressent modérément. Enfin, l’inflation enregistre une progression annuelle de 1,5% en février.

En Chine, les données économiques sont de bonne facture avec une accélération des ventes au détail et de la production industrielle. La Banque Centrale Chinoise a  augmenté de 5 points de base son taux de repo à 7 jours dans le sillage de la décision de la FED. Côté politique, l’Assemblée a voté la suppression de la règle interdisant au Président de réaliser plus de deux mandats. Enfin, en réaction aux mesures protectionnistes américaines, la Chine a annoncé une hausse des tarifs douaniers sur 128 produits importés des Etats-Unis. 

 

 

 

 

 

Février 2018

En bref

L’actualité économique au mois de février a été marquée par la publication d’une croissance de bonne facture au 4ème trimestre en zone euro et aux Etats-Unis, tandis que les croissances japonaise et britannique ont marqué un peu le pas. Sur le plan politique, l’accord budgétaire aux Etats-Unis entre les républicains et les démocrates prévoit un relèvement du montant maximal des dépenses fédérales de 300Mds$ pour l’année fiscale 2018 et 2019. Dans les pays émergents, la banque centrale brésilienne a réduit son taux directeur à 6,75% tandis que la reprise économique se renforce. Sur le marché des changes, l’euro s’est déprécié contre dollar de 1,7% et termine le mois à près de 1,22 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent baisse de 4,7% et termine à 66 dollars.

 

Thomas Foicik, le 2 mars 2018

 

amerique

Aux Etats-Unis, la deuxième estimation de la croissance du PIB a confirmé la tendance positive des dépenses d’investissement non résidentiel sur la fin d’année.  Les enquêtes portant sur la confiance des consommateurs et des entreprises sont restées très solides, illustrant l’optimisme des agents américains quant aux perspectives d’activité. Dans le secteur industriel, les données ont été mitigées avec une stagnation de la production industrielle en janvier et un repli des commandes de biens durables sous l’effet d’une forte baisse de l’aviation civile en février. En tendance, la production manufacturière reste néanmoins bien orientée, en progression de 2% l’an. Sur le marché du travail, les créations de postes rebondissent à 200 000 emplois en janvier et le salaire horaire a accéléré de 2,9% sur un an. De son côté, l’inflation s’est légèrement reprise au-dessus de 2% en janvier. Au plan politique, un accord a été trouvé autorisant un financement fédéral jusqu’au 23 mars 2018. Par ailleurs, le texte relève de près de 300 Mds$ pour l’année fiscale 2018 et 2019, le montant maximum des dépenses fédérales. Sur ce montant, 165 Mds$ seront alloués aux dépenses militaires, et 131 Mds$ à des dépenses domestiques. Concernant la politique monétaire, Jerome Powell a été auditionné par la commission des finances de la Chambre des Représentants. Le nouveau Président de la Fed a indiqué au sujet de la trajectoire du taux directeur pour 2018 qu’à titre personnel, ses perspectives se sont renforcées depuis la dernière réunion. S’il a précisé qu’il parlait là en son nom et pas au nom du comité, cette déclaration augmente la possibilité que la Fed relève plus de trois fois son taux directeur en 2018, ce qui jusqu’à présent est la trajectoire envisagée.

 

 

europe

En Zone Euro, les chiffres de croissance du PIB au 4ème trimestre mettent en avant la bonne tenue de l’activité qui se traduit par la progression des dépenses d’investissement et une contribution positive du solde commercial. L’ensemble des pays de la Zone euro participe de cette embellie du cycle. De leur côté, les enquêtes de conjoncture décrivent une modération de la confiance des entreprises en février. Les indices de confiance des chefs d’entreprise (Commission européenne) et des directeurs d’achat (PMI) font état de conditions d’activité toujours favorables mais un peu moins dynamiques que sur les mois précédents. Concernant les prix, l’inflation ralentit légèrement en février, à 1,2% sous l’effet d’une modération des prix alimentaires et de l’énergie. Toutefois, l’inflation sous-jacente s’améliore tendanciellement. En Allemagne, les négociations salariales ont abouti entre le syndicat du secteur de la métallurgie (IG Metall) et le patronat sur une augmentation de salaire supérieure à 4%. Sur le plan politique, l’actualité a été marquée par l’accord de coalition en Allemagne trouvé entre le parti conservateur CDU-CSU et le parti social-démocrate (SPD). Cet accord définit dans les grandes lignes la politique du prochain gouvernement qui devrait être mené par Angela Merkel. Toutefois cette coalition reste en suspens d’une dernière étape décisive: le vote des 460 000 adhérents du parti SPD, au début du mois de mars.

Au Royaume-Uni, le Produit Intérieur Brut (PIB) a été révisé en baisse lors de la deuxième estimation du quatrième trimestre 2017. La croissance annuelle a ralenti à 1,4% au quatrième trimestre, ce qui constitue le plus faible rythme enregistré par l’économie britannique depuis 2012.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, la croissance trimestrielle du PIB a faiblement progressé au 4ème trimestre en raison d’un nouveau trimestre de retrait de l’investissement résidentiel. En février, le climat des affaires s’est un peu modéré selon l’indice PMI manufacturier tandis que la production industrielle a enregistré une forte contraction mensuelle de 6% en janvier. De son côté, l’inflation a légèrement accéléré à 1,4% sous l’effet d’une hausse de l’inflation alimentaire.

En Chine, les flux commerciaux sont restés dynamiques en janvier, une période qui précède le nouvel an chinois. Par ailleurs, la presse rapporte que le parti communiste aurait l’intention de supprimer la règle inscrite dans la Constitution stipulant que le Président et le vice-Président ne peuvent effectuer plus de deux mandats de 5 ans chacun. Xi Jinping pourrait donc se maintenir au pouvoir après 2023 si cette règle est supprimée.

 

 

 

 

 

Janvier 2018

En bref

Le mois de janvier n’aura pas apporté de nouveautés économiques majeures : la tonalité positive des publications sur le mois, dans la continuité de celles de l’année passée, illustre le contexte économique mondial porteur. Sur le plan politique, le blocage sur la question du financement du gouvernement fédéral américain a finalement été résolu temporairement à la fin du mois, et des avancées ont été enregistrées en Allemagne pour la formation d’une nouvelle coalition. En Asie, des développements encourageants ont émergé entre les deux Corées avec un accord pour une reprise du dialogue officiel. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 3,9% et termine le mois à près de 1,25 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent progresse de 3,3% et termine à 69 dollars. 

Marie Thibout, le 1er février 2018

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données publiées sur le mois de janvier confirment l’orientation favorable de la conjoncture économique. Ainsi, la croissance sur le 4e trimestre 2017 a été une nouvelle fois robuste, soutenue par une demande domestique solide, portant le rythme annuel de progression de l’activité à 2,5%. Les indicateurs mensuels confirment cet environnement : les indices de climat des affaires poursuivent leur amélioration, le rythme annuel de croissance de la production industrielle accélère pour s’établir à près de 4% en décembre. Les ménages américains restent confiants, et les dépenses de consommation bénéficient d’un rythme de croissance stable. Si les créations d’emploi ont quelques peu ralenti en décembre, elles sont toujours solides en tendance sur la fin d’année 2017, et le taux de chômage est faible et stable, légèrement supérieur à 4%. L’inflation s’inscrit en légère baisse en décembre, à 2,1% sous l’impulsion de la composante énergie. En dehors de cette composante, la dynamique est plus favorable et l’inflation sous-jacente s’inscrit en hausse. Sur le plan politique, le mois de janvier a été marqué par les rebondissements concernant le financement de l’Etat fédéral américain : après l’échec au milieu du mois du vote au Sénat, les activités non essentielles du gouvernement fédéral ont été fermées pendant trois jours, avant qu’une prolongation temporaire du financement jusqu’au 8 février soit finalement votée.

 

 

 

europe

En Zone Euro, les publications économiques en janvier s’inscrivent dans la continuité de l’année écoulée, avec une note toujours positive des enquêtes de conjoncture, et une bonne tenue de l’activité. Sur le 4e trimestre, cette dernière s’inscrit à nouveau en hausse, et son rythme annuel de progression se stabilise sur des niveaux relativement solides, à 2,7%. Sur le trimestre, la croissance française rebondit, dynamisée par la demande extérieure et son rythme annuel est en hausse à 2,4%. Après avoir ralenti à l’automne, la consommation des ménages se reprend quelque peu dans la zone en novembre, et progresse sur des rythmes proches de 3%. L’amélioration du marché du travail se poursuit graduellement : le taux de chômage de la zone se stabilise à 8,7%, et il baisse en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Du côté industriel, les commandes à l’industrie allemande se portent toujours bien, et les volumes de production en Allemagne et dans l’ensemble de la zone euro rebondissent en novembre. Concernant les prix, l’inflation ralentit faiblement en janvier, à 1,3% sous l’effet d’un retrait de la composante énergie. Toutefois, l’inflation sous-jacente s’améliore. Enfin, sur le plan politique, l’Allemagne a occupé le devant de la scène sur le mois : les délégués régionaux du parti social-démocrate (SPD) ont apporté leur soutien à la perspective d’une grande coalition avec les conservateurs de la CDU-CSU pour la prochaine législature. Toutefois, la formation de cette coalition reste encore incertaine.

Au Royaume-Uni, la première estimation du PIB pour le 4e trimestre 2017 fait état d’une hausse de l’activité sur la période,  bien que la croissance annuelle ralentisse à 1,5% en rythme annuel.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, le climat des affaires reste bien orienté sur le début d’année, et les échanges commerciaux progressent à nouveau en décembre. La production industrielle  rebondit et enregistre une croissance annuelle de près de 6%. La consommation des ménages demeure toutefois peu dynamique, et si l’inflation rebondit à 1% sous l’effet presque exclusivement d’une hausse de l’inflation alimentaire, l’inflation sous-jacente est faible.

En Chine, les données du 4e trimestre 2017 montrent une stabilité du rythme annuel de croissance de l’activité sur la période à 6,8%. En moyenne sur l’année, la croissance aura dépassé la cible du gouvernement de 6,5%. Une certaine modération de la demande interne est à noter sur le trimestre, avec un affaiblissement de la contribution à la croissance de la consommation. Cette modération de la demande interne a été compensée par la reprise de la demande externe.

 

 

 

 

Décembre 2017

En bref

En décembre, les publications économiques ont une nouvelle fois confirmé la poursuite de la reprise conjoncturelle synchronisée dans la plupart des économies. Dans ce contexte, la banque centrale américaine a, pour la troisième fois cette année, rehaussé son taux directeur. Sur le plan politique, des avancées ont été enregistrées aux Etats-Unis comme en zone euro, avec notamment le vote de la réforme fiscale américaine, l’ouverture de pourparlers en Allemagne entre le parti conservateur CDU/CSU et le parti social-démocrate SPD pour la formation d’un nouveau gouvernement, ou encore l’accord trouvé entre le Royaume-Uni et la Commission européenne sur la première phase des négociations liées au Brexit. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 1,1% et termine le mois à 1,20 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent progresse de 5,2% et termine à 66,9 dollars. 

 

Marie Thibout, le 29 décembre 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données économiques publiées sur le mois témoignent d’une situation conjoncturelle toujours favorable. Sur le plan industriel, la confiance des directeurs d’achat du secteur manufacturier se maintient sur des niveaux décrivant une activité dynamique tandis que la production industrielle et les commandes à l’industrie conservent des rythmes de croissance supérieurs à 3%. Du côté des ménages, les créations de postes sont robustes et diversifiées. L’optimisme des consommateurs se renforce, le revenu disponible des ménages s’inscrit en accélération, et la consommation est en hausse de près de 3%. Toutefois, malgré un taux de chômage proche d’une situation de plein emploi, à 4,1%, la progression des salaires reste relativement modérée. De ce fait, l’inflation américaine est contenue, à 2,2%. La Réserve Fédérale n’anticipe pas d’accélération de cet indicateur pour l’année 2018, mais a révisé sensiblement à la hausse ses prévisions de croissance. Dans ce contexte, et pour la troisième fois cette année, elle a relevé son taux directeur de 25 points de base, portant sa fourchette de taux entre 1,25 et 1,50%. Enfin, sur le plan politique, le parti républicain a enregistré une victoire d’envergure avec le vote de la réforme fiscale. Le texte prévoit un recul de la pression fiscale, avec une baisse de l’imposition de près de 1 500 Mds$ sur 10 ans à travers notamment la diminution du taux d’imposition sur les sociétés de 35% à 21%.

 

 

europe

En Zone Euro, l’optimisme des chefs d’entreprise se maintient, et les indices de confiance des directeurs d’achat sont au plus haut. L’embellie du secteur industriel se poursuit dans un contexte d’accélération des flux commerciaux. Les productions industrielles en Allemagne et en France enregistrent des rythmes de croissance dynamiques, à respectivement 3 et 5%. Le marché du travail évolue toujours favorablement avec 600 000 emplois nets créés au 3e trimestre dans l’ensemble des pays la zone, soit un rythme en accélération par rapport à 2016. Les données sont également plus encourageantes sur l’évolution des salaires, avec un taux de croissance des rémunérations de 1,7% par an au 3e trimestre. Sur le plan politique, en Allemagne, les délégués du Parti social-démocrate SPD ont donné leur accord à l’ouverture de pourparlers avec la CDU/CSU afin de trouver une issue au blocage politique. Il est toutefois très probable que le gouvernement ne voit le jour qu’au cours du 1er trimestre 2018. D’autre part, les élections régionales anticipées en Catalogne ont abouti à une courte victoire des pro-indépendantistes. La formation d’un nouveau gouvernement catalan pourrait s’avérer difficile : les partis indépendantistes n’ayant pas trouvé de terrain d’entente et certains de leurs leaders encourant des poursuites judiciaires.

Au Royaume-Uni, les négociations du Brexit ont connu une avancée décisive dans le cadre de la 1ère phase de négociations. La Commission européenne estime que des progrès suffisants ont été réalisés au sujet des droits des ressortissants de l’UE résidant au Royaume-Uni, de la frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande, et enfin des conditions financières de la séparation. Ces progrès permettent ainsi de passer à la deuxième phase des négociations portant sur les relations post-Brexit entre les deux zones.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données du commerce extérieur enregistrent un nouveau mois de progression en novembre, tout comme la production industrielle dont la croissance annuelle est proche de 4%. Du côté de la demande domestique, la reprise des dépenses des ménages reste modeste et irrégulière, en dépit d’un marché de l’emploi toujours très dynamique. D’autre part, l’inflation reste faible.

En Chine, les données du mois de novembre affichent des niveaux de croissance relativement stables et comparables à ceux du 3e trimestre, et légèrement inférieurs à ceux qui prévalaient en début d’année. Ainsi, la croissance de la production industrielle est inchangée, à 6%. Dans ce contexte de relative stabilité macroéconomique, la banque centrale a, pour la troisième fois cette année, resserré l’orientation de sa politique monétaire.

 

 

 

 

Novembre 2017

En bref

Au-delà de données économiques publiées, rendant compte d’un cycle d’amélioration de la croissance synchronisé et d’une dynamique favorable dans l’ensemble des grandes zones, les tractations en vue de la formation d’un gouvernement de coalition en Allemagne et les tumultes autour de la réforme fiscale américaine ont été deux des éléments marquants de ce mois de novembre. Autre fait d’importance sur le plan économique, la nomination à la tête de la réserve fédérale américaine de Jerome Powell, en remplacement de Janet Yellen à partir de février 2018, marque le choix d’une certaine continuité. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 1,8% et termine le mois à 1,185 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent progresse de 3,6% et termine à 63,6 dollars.

 

Sébastien BERTHELOT, le 30 novembre 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, la dynamique positive de l’activité ne s’est pas démentie. Les indicateurs portant sur la confiance des consommateurs et des entreprises sont restés très solides, illustrant l’optimisme des agents américains quant aux perspectives d’activité. Sur le marché du travail, les créations d’emploi ont fortement rebondi en octobre, après le coup d’arrêt enregistré en septembre en raison du passage des ouragans Harvey et Irma. Sur le plan politique, la réforme fiscale a occupé l’essentiel des efforts du Congrès au mois de novembre. Si des progrès certains ont été réalisés, avec l’adoption d’un texte à la Chambre des Représentants, des difficultés subsistent encore au Sénat. A l’international, le déplacement du Président Donald Trump en Asie a été l’occasion pour la Chine et les Etats-Unis d’annoncer une série d’accords commerciaux pour un montant de 250 Mds$ dans l’énergie, l’agroalimentaire, l’aéronautique, l’automobile et l’électronique. Sur le plan monétaire, le Président Donald Trump a décidé de nommer Jerome Powell à la tête de la réserve fédérale (Fed) pour succéder à Janet Yellen en février 2018. M. Powell est actuellement membre du Conseil des Gouverneurs et a toujours soutenu la politique monétaire menée par Janet Yellen. La continuité devrait donc prévaloir, avec une poursuite de la normalisation graduelle de la politique monétaire de la réserve fédérale.

 

 

europe

En Zone euro, le dynamisme des indicateurs de confiance s’est encore renforcé. Dans l’ensemble, le climat des affaires est propice à la poursuite d’une croissance supérieure à 2% l’an dans la zone, soutenue par une expansion de l’activité à la fois des prestataires de services et des industriels. La publication de la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) pour le troisième trimestre a confirmé cette dynamique. L’activité progresse de 0,6% sur le trimestre, poussant le rythme de croissance annuelle à 2,5%, son plus fort rythme depuis 2011. La totalité des pays membres connaissent une amélioration de leur niveau d’activité depuis début 2017. Du côté des prix à la consommation, l’inflation reste modérée et s’établit à 1,5% en première estimation en novembre, un niveau jugé toujours insuffisant par la Banque Centrale Européenne. Sur le plan politique, le mois a été marqué par les développements en Allemagne concernant la formation d’un gouvernement. Après l’échec des négociations entre la CDU-CSU, le FDP et les écologistes, le Parti Social-Démocrate SPD de Martin Schulz s’est montré ouvert à une discussion avec la CDU-CSU d’Angela Merkel. 

Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre a décidé de relever de 0,25% son taux directeur lors de la réunion du 2 novembre. Cette première hausse depuis 2007, qui établit le taux directeur à 0,5%, intervient dans un contexte de hausse de l’inflation (3% en octobre) et de ralentissement de l’activité économique. Concernant les négociations du Brexit, selon la presse britannique, des progrès seraient intervenus en fin de mois sur le montant que le Royaume-Uni est prêt à payer à l’UE au titre de ses engagements. Un montant net autour de 50 Mds€ est évoqué.

ASIE-OCÉANIE

Les données publiées sur le mois ont été globalement positives au Japon, où l’indicateur d’enquête PMI manufacturier touche un nouveau point haut depuis 3 ans en novembre et les exportations affichent un réel dynamisme au mois d’octobre. La croissance du PIB au troisième trimestre accélère légèrement à 1,6% en rythme annuel, malgré une consommation en retrait.

 

En Chine, les données illustrent un ralentissement de la croissance de l’activité à l’entrée du quatrième trimestre, avec une production industrielle qui voit sa croissance ralentir à 6,2% en termes annuels. Les réserves de change poursuivent leur modeste progression, pour s’établir en octobre à 3 109 milliards de dollars. Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures en faveur de l’ouverture du pays avec la baisse de taxes à l’importation sur un certain nombre de biens de consommation, à compter du 1er décembre 2017.

 

 

 

 

 

 

 

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