Environnement Économique

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Janvier 2018

En bref

Le mois de janvier n’aura pas apporté de nouveautés économiques majeures : la tonalité positive des publications sur le mois, dans la continuité de celles de l’année passée, illustre le contexte économique mondial porteur. Sur le plan politique, le blocage sur la question du financement du gouvernement fédéral américain a finalement été résolu temporairement à la fin du mois, et des avancées ont été enregistrées en Allemagne pour la formation d’une nouvelle coalition. En Asie, des développements encourageants ont émergé entre les deux Corées avec un accord pour une reprise du dialogue officiel. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 3,9% et termine le mois à près de 1,25 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent progresse de 3,3% et termine à 69 dollars. 

Marie Thibout, le 1er février 2018

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données publiées sur le mois de janvier confirment l’orientation favorable de la conjoncture économique. Ainsi, la croissance sur le 4e trimestre 2017 a été une nouvelle fois robuste, soutenue par une demande domestique solide, portant le rythme annuel de progression de l’activité à 2,5%. Les indicateurs mensuels confirment cet environnement : les indices de climat des affaires poursuivent leur amélioration, le rythme annuel de croissance de la production industrielle accélère pour s’établir à près de 4% en décembre. Les ménages américains restent confiants, et les dépenses de consommation bénéficient d’un rythme de croissance stable. Si les créations d’emploi ont quelques peu ralenti en décembre, elles sont toujours solides en tendance sur la fin d’année 2017, et le taux de chômage est faible et stable, légèrement supérieur à 4%. L’inflation s’inscrit en légère baisse en décembre, à 2,1% sous l’impulsion de la composante énergie. En dehors de cette composante, la dynamique est plus favorable et l’inflation sous-jacente s’inscrit en hausse. Sur le plan politique, le mois de janvier a été marqué par les rebondissements concernant le financement de l’Etat fédéral américain : après l’échec au milieu du mois du vote au Sénat, les activités non essentielles du gouvernement fédéral ont été fermées pendant trois jours, avant qu’une prolongation temporaire du financement jusqu’au 8 février soit finalement votée.

 

 

 

europe

En Zone Euro, les publications économiques en janvier s’inscrivent dans la continuité de l’année écoulée, avec une note toujours positive des enquêtes de conjoncture, et une bonne tenue de l’activité. Sur le 4e trimestre, cette dernière s’inscrit à nouveau en hausse, et son rythme annuel de progression se stabilise sur des niveaux relativement solides, à 2,7%. Sur le trimestre, la croissance française rebondit, dynamisée par la demande extérieure et son rythme annuel est en hausse à 2,4%. Après avoir ralenti à l’automne, la consommation des ménages se reprend quelque peu dans la zone en novembre, et progresse sur des rythmes proches de 3%. L’amélioration du marché du travail se poursuit graduellement : le taux de chômage de la zone se stabilise à 8,7%, et il baisse en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Du côté industriel, les commandes à l’industrie allemande se portent toujours bien, et les volumes de production en Allemagne et dans l’ensemble de la zone euro rebondissent en novembre. Concernant les prix, l’inflation ralentit faiblement en janvier, à 1,3% sous l’effet d’un retrait de la composante énergie. Toutefois, l’inflation sous-jacente s’améliore. Enfin, sur le plan politique, l’Allemagne a occupé le devant de la scène sur le mois : les délégués régionaux du parti social-démocrate (SPD) ont apporté leur soutien à la perspective d’une grande coalition avec les conservateurs de la CDU-CSU pour la prochaine législature. Toutefois, la formation de cette coalition reste encore incertaine.

Au Royaume-Uni, la première estimation du PIB pour le 4e trimestre 2017 fait état d’une hausse de l’activité sur la période,  bien que la croissance annuelle ralentisse à 1,5% en rythme annuel.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, le climat des affaires reste bien orienté sur le début d’année, et les échanges commerciaux progressent à nouveau en décembre. La production industrielle  rebondit et enregistre une croissance annuelle de près de 6%. La consommation des ménages demeure toutefois peu dynamique, et si l’inflation rebondit à 1% sous l’effet presque exclusivement d’une hausse de l’inflation alimentaire, l’inflation sous-jacente est faible.

En Chine, les données du 4e trimestre 2017 montrent une stabilité du rythme annuel de croissance de l’activité sur la période à 6,8%. En moyenne sur l’année, la croissance aura dépassé la cible du gouvernement de 6,5%. Une certaine modération de la demande interne est à noter sur le trimestre, avec un affaiblissement de la contribution à la croissance de la consommation. Cette modération de la demande interne a été compensée par la reprise de la demande externe.

 

 

 

 

Décembre 2017

En bref

En décembre, les publications économiques ont une nouvelle fois confirmé la poursuite de la reprise conjoncturelle synchronisée dans la plupart des économies. Dans ce contexte, la banque centrale américaine a, pour la troisième fois cette année, rehaussé son taux directeur. Sur le plan politique, des avancées ont été enregistrées aux Etats-Unis comme en zone euro, avec notamment le vote de la réforme fiscale américaine, l’ouverture de pourparlers en Allemagne entre le parti conservateur CDU/CSU et le parti social-démocrate SPD pour la formation d’un nouveau gouvernement, ou encore l’accord trouvé entre le Royaume-Uni et la Commission européenne sur la première phase des négociations liées au Brexit. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 1,1% et termine le mois à 1,20 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent progresse de 5,2% et termine à 66,9 dollars. 

 

Marie Thibout, le 29 décembre 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données économiques publiées sur le mois témoignent d’une situation conjoncturelle toujours favorable. Sur le plan industriel, la confiance des directeurs d’achat du secteur manufacturier se maintient sur des niveaux décrivant une activité dynamique tandis que la production industrielle et les commandes à l’industrie conservent des rythmes de croissance supérieurs à 3%. Du côté des ménages, les créations de postes sont robustes et diversifiées. L’optimisme des consommateurs se renforce, le revenu disponible des ménages s’inscrit en accélération, et la consommation est en hausse de près de 3%. Toutefois, malgré un taux de chômage proche d’une situation de plein emploi, à 4,1%, la progression des salaires reste relativement modérée. De ce fait, l’inflation américaine est contenue, à 2,2%. La Réserve Fédérale n’anticipe pas d’accélération de cet indicateur pour l’année 2018, mais a révisé sensiblement à la hausse ses prévisions de croissance. Dans ce contexte, et pour la troisième fois cette année, elle a relevé son taux directeur de 25 points de base, portant sa fourchette de taux entre 1,25 et 1,50%. Enfin, sur le plan politique, le parti républicain a enregistré une victoire d’envergure avec le vote de la réforme fiscale. Le texte prévoit un recul de la pression fiscale, avec une baisse de l’imposition de près de 1 500 Mds$ sur 10 ans à travers notamment la diminution du taux d’imposition sur les sociétés de 35% à 21%.

 

 

europe

En Zone Euro, l’optimisme des chefs d’entreprise se maintient, et les indices de confiance des directeurs d’achat sont au plus haut. L’embellie du secteur industriel se poursuit dans un contexte d’accélération des flux commerciaux. Les productions industrielles en Allemagne et en France enregistrent des rythmes de croissance dynamiques, à respectivement 3 et 5%. Le marché du travail évolue toujours favorablement avec 600 000 emplois nets créés au 3e trimestre dans l’ensemble des pays la zone, soit un rythme en accélération par rapport à 2016. Les données sont également plus encourageantes sur l’évolution des salaires, avec un taux de croissance des rémunérations de 1,7% par an au 3e trimestre. Sur le plan politique, en Allemagne, les délégués du Parti social-démocrate SPD ont donné leur accord à l’ouverture de pourparlers avec la CDU/CSU afin de trouver une issue au blocage politique. Il est toutefois très probable que le gouvernement ne voit le jour qu’au cours du 1er trimestre 2018. D’autre part, les élections régionales anticipées en Catalogne ont abouti à une courte victoire des pro-indépendantistes. La formation d’un nouveau gouvernement catalan pourrait s’avérer difficile : les partis indépendantistes n’ayant pas trouvé de terrain d’entente et certains de leurs leaders encourant des poursuites judiciaires.

Au Royaume-Uni, les négociations du Brexit ont connu une avancée décisive dans le cadre de la 1ère phase de négociations. La Commission européenne estime que des progrès suffisants ont été réalisés au sujet des droits des ressortissants de l’UE résidant au Royaume-Uni, de la frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande, et enfin des conditions financières de la séparation. Ces progrès permettent ainsi de passer à la deuxième phase des négociations portant sur les relations post-Brexit entre les deux zones.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données du commerce extérieur enregistrent un nouveau mois de progression en novembre, tout comme la production industrielle dont la croissance annuelle est proche de 4%. Du côté de la demande domestique, la reprise des dépenses des ménages reste modeste et irrégulière, en dépit d’un marché de l’emploi toujours très dynamique. D’autre part, l’inflation reste faible.

En Chine, les données du mois de novembre affichent des niveaux de croissance relativement stables et comparables à ceux du 3e trimestre, et légèrement inférieurs à ceux qui prévalaient en début d’année. Ainsi, la croissance de la production industrielle est inchangée, à 6%. Dans ce contexte de relative stabilité macroéconomique, la banque centrale a, pour la troisième fois cette année, resserré l’orientation de sa politique monétaire.

 

 

 

 

Novembre 2017

En bref

Au-delà de données économiques publiées, rendant compte d’un cycle d’amélioration de la croissance synchronisé et d’une dynamique favorable dans l’ensemble des grandes zones, les tractations en vue de la formation d’un gouvernement de coalition en Allemagne et les tumultes autour de la réforme fiscale américaine ont été deux des éléments marquants de ce mois de novembre. Autre fait d’importance sur le plan économique, la nomination à la tête de la réserve fédérale américaine de Jerome Powell, en remplacement de Janet Yellen à partir de février 2018, marque le choix d’une certaine continuité. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 1,8% et termine le mois à 1,185 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent progresse de 3,6% et termine à 63,6 dollars.

 

Sébastien BERTHELOT, le 30 novembre 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, la dynamique positive de l’activité ne s’est pas démentie. Les indicateurs portant sur la confiance des consommateurs et des entreprises sont restés très solides, illustrant l’optimisme des agents américains quant aux perspectives d’activité. Sur le marché du travail, les créations d’emploi ont fortement rebondi en octobre, après le coup d’arrêt enregistré en septembre en raison du passage des ouragans Harvey et Irma. Sur le plan politique, la réforme fiscale a occupé l’essentiel des efforts du Congrès au mois de novembre. Si des progrès certains ont été réalisés, avec l’adoption d’un texte à la Chambre des Représentants, des difficultés subsistent encore au Sénat. A l’international, le déplacement du Président Donald Trump en Asie a été l’occasion pour la Chine et les Etats-Unis d’annoncer une série d’accords commerciaux pour un montant de 250 Mds$ dans l’énergie, l’agroalimentaire, l’aéronautique, l’automobile et l’électronique. Sur le plan monétaire, le Président Donald Trump a décidé de nommer Jerome Powell à la tête de la réserve fédérale (Fed) pour succéder à Janet Yellen en février 2018. M. Powell est actuellement membre du Conseil des Gouverneurs et a toujours soutenu la politique monétaire menée par Janet Yellen. La continuité devrait donc prévaloir, avec une poursuite de la normalisation graduelle de la politique monétaire de la réserve fédérale.

 

 

europe

En Zone euro, le dynamisme des indicateurs de confiance s’est encore renforcé. Dans l’ensemble, le climat des affaires est propice à la poursuite d’une croissance supérieure à 2% l’an dans la zone, soutenue par une expansion de l’activité à la fois des prestataires de services et des industriels. La publication de la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) pour le troisième trimestre a confirmé cette dynamique. L’activité progresse de 0,6% sur le trimestre, poussant le rythme de croissance annuelle à 2,5%, son plus fort rythme depuis 2011. La totalité des pays membres connaissent une amélioration de leur niveau d’activité depuis début 2017. Du côté des prix à la consommation, l’inflation reste modérée et s’établit à 1,5% en première estimation en novembre, un niveau jugé toujours insuffisant par la Banque Centrale Européenne. Sur le plan politique, le mois a été marqué par les développements en Allemagne concernant la formation d’un gouvernement. Après l’échec des négociations entre la CDU-CSU, le FDP et les écologistes, le Parti Social-Démocrate SPD de Martin Schulz s’est montré ouvert à une discussion avec la CDU-CSU d’Angela Merkel. 

Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre a décidé de relever de 0,25% son taux directeur lors de la réunion du 2 novembre. Cette première hausse depuis 2007, qui établit le taux directeur à 0,5%, intervient dans un contexte de hausse de l’inflation (3% en octobre) et de ralentissement de l’activité économique. Concernant les négociations du Brexit, selon la presse britannique, des progrès seraient intervenus en fin de mois sur le montant que le Royaume-Uni est prêt à payer à l’UE au titre de ses engagements. Un montant net autour de 50 Mds€ est évoqué.

ASIE-OCÉANIE

Les données publiées sur le mois ont été globalement positives au Japon, où l’indicateur d’enquête PMI manufacturier touche un nouveau point haut depuis 3 ans en novembre et les exportations affichent un réel dynamisme au mois d’octobre. La croissance du PIB au troisième trimestre accélère légèrement à 1,6% en rythme annuel, malgré une consommation en retrait.

 

En Chine, les données illustrent un ralentissement de la croissance de l’activité à l’entrée du quatrième trimestre, avec une production industrielle qui voit sa croissance ralentir à 6,2% en termes annuels. Les réserves de change poursuivent leur modeste progression, pour s’établir en octobre à 3 109 milliards de dollars. Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures en faveur de l’ouverture du pays avec la baisse de taxes à l’importation sur un certain nombre de biens de consommation, à compter du 1er décembre 2017.

 

Octobre 2017

En bref

Les évènements politiques au Japon, en Chine et en Europe ont animé ce mois d’octobre. L’actualité économique a été marquée par la décision de la BCE qui fait un premier pas prudent vers la normalisation de sa politique monétaire quantitative. Sur le front des données d’activité, la dynamique est restée favorable tant en Europe, qu’aux Etats-Unis et au Japon. Sur le marché des changes, l’euro s’est déprécié contre dollar de 1,4% et termine le mois à 1,164 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent progresse de près de 7% et termine à 61,4 dollars.

 

Thomas FOICIK, le 31 octobre 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, l’activité économique est restée dynamique sur le troisième trimestre, et ce malgré le passage des ouragans Harvey et Irma, qui ont eu un impact visible sur les statistiques mensuelles d’emploi, de construction et de prix. Sur le trimestre, le produit intérieur brut (PIB) progresse de 0,6%, soutenu par les dépenses de consommation des ménages et l’investissement productif. La bonne tenue de l’investissement n’est pas une surprise au regard de l’amélioration de la confiance des entreprises à la fois dans les enquêtes nationales (ISM) et régionales de la Réserve Fédérale. Du côté des ménages, les créations d’emploi ont été fortement affectées par le passage des ouragans. Pour la première fois depuis 2010, l’économie a détruit des emplois (-33 000) en septembre. Au vu du nombre de personnes ayant signalé leur inactivité en raison de conditions climatiques, cet effet semble transitoire et ne reflète pas la situation économique outre-Atlantique, d’autant que la croissance des salaires a accéléré. Du côté des prix à la consommation, l’inflation est passée de 1,9% à 2,2%, là aussi, sous l’effet de facteurs transitoires qui ont conduit à une forte hausse des prix des carburants (arrêt des raffineries). Hors énergie, la tendance sur les prix reste faible, avec une croissance de 1,7% l’an. Plusieurs membres de la Réserve fédérale estiment que le retour de l’inflation à sa cible de 2% se fera plus lentement que prévu selon le compte-rendu de la dernière réunion. Sur le plan politique, le Sénat et la Chambre des Représentants ont voté le budget 2017-2018, première étape en vue de l’adoption de la réforme de la fiscalité sur la fin d’année.

 

 

europe

En Zone euro, l’actualité politique a été dense sur le mois avec les élections autrichiennes, le début des négociations sur le gouvernement de coalition en Allemagne et les tensions entre le gouvernement espagnol et l’exécutif de la région de Catalogne. En Autriche, le parti conservateur ÖVP a remporté les élections législatives sans atteindre la majorité des sièges et a débuté les négociations avec le parti d’extrême-droite FPÖ afin de former une coalition. En Espagne, la revendication de victoire des indépendantistes au référendum du 1er octobre, jugé illégal par le tribunal constitutionnel espagnol, a conduit à une impasse politique. En fin de mois, le Parlement catalan s’est prononcé en faveur de  l’indépendance unilatérale, tandis que le Sénat espagnol a approuvé l’utilisation de l’article 155 de la Constitution permettant au gouvernement central de remplacer les officiels de la région, en attente d’élections anticipées annoncées pour le 21 décembre 2017. Sur le front économique, les publications ont mis en évidence la consolidation du climat des affaires et la bonne tenue de l’activité dans le secteur industriel, avec une production en hausse de 1,4% en août. L’inflation reste stable autour de 1,5%, un niveau insuffisant pour la BCE. Cette dernière a donc décidé de prolonger son programme d’achat d’actifs de 9 mois mais d’en réduire l’intensité de moitié, avec des achats mensuels nets de 30Mds€ par mois à partir de janvier. Cette décision est un premier pas prudent vers la normalisation de sa politique quantitative.

Au Royaume-Uni, la croissance annuelle est restée stable à 1,5% au 3ème trimestre. Les négociations sur le Brexit n’ont pas connu d’avancée significative au cours du mois, en dépit de signaux de progrès enregistrés en septembre. La question des engagements financiers du Royaume-Uni vis-à-vis de l’UE27 dans le cadre du divorce reste le principal point de discorde.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les élections anticipées ont conduit à la domination sans partage du parti conservateur et donc à la réélection du premier ministre actuel, Shinzo Abe. Sur le plan économique, l’environnement des affaires reste porteur et favorable aux entreprises mais la dynamique des prix demeure atone.

 

En Chine, l’activité a été plutôt robuste au T3, avec une croissance du PIB stable à 6,8% sur un an. La production industrielle et l’investissement ont maintenu leur rythme de progression. A l’issue de la réunion du Congrès du Parti Communiste, Xi Jinping a été réélu Secrétaire Général du Parti pour les cinq prochaines années et a considérablement renforcé sa position. Ce dernier voit sa main mise sur le pays renforcée puisque sa pensée a été intégrée à l’idéologie fondatrice du parti et son successeur ne semble pas avoir été désigné.

 

Septembre 2017

En bref

La poursuite de l’escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, ainsi que la rentrée politique française et les élections allemandes ont éclipsé les publications économiques de la période. Ces dernières illustrent toujours une amélioration conjoncturelle globale. Concernant les politiques monétaires, la Fed a annoncé que la normalisation progressive de son bilan débutera dès le mois d’octobre, et la BCE a maintenu le statu quo en signalant qu’elle précisera l’évolution de son programme d’achat d’actif en octobre. Sur le marché des changes, l’euro s’est déprécié contre dollar de 0,2% et termine le mois à 1,18 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent progresse de près de 10% et termine à 57,5 dollars.

 

Marie THIBOUT, le 02 octobre 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données valident la meilleure orientation du cycle économique. Les indicateurs de confiance dans le secteur industriel évoluent sur des points hauts, et les commandes enregistrent une croissance annuelle toujours robuste. La production industrielle s’est contractée en août après 6 mois consécutifs de hausse. Toutefois, la Réserve Fédérale estime que l’ouragan Harvey est responsable de cette baisse pour plus de 80%. Les publications concernant les ménages sont relativement robustes. Les indicateurs de confiance sont élevés et les dépenses de consommation poursuivent leur progression. Les créations de poste sur le mois d’août ont légèrement fléchi (156 000 emplois créés contre 189 000 en juillet), mais restent solides. Concernant l’inflation, la croissance annuelle des prix à la consommation s’est redressée en août, à 1,9% après plusieurs mois de modération, ce qui a pu tempérer les inquiétudes au sein de la Fed concernant les risques baissiers sur l’inflation. Cette dernière a ainsi annoncé que la normalisation de son bilan interviendrait dès octobre prochain, via l’introduction chaque mois de plafonds au-delà desquels les titres arrivant à échéance seront réinvestis. Enfin, sur le plan politique, des avancées ont été enregistrées sur le mois. Une aide d’urgence pour les zones sinistrées par l’ouragan et une suspension du plafond de la dette jusqu’au 8 décembre ont été annoncées. Enfin, après des mois d’attente, les responsables républicains et l’administration Trump ont dévoilé les grandes lignes de leur projet de réforme fiscale qui vise toujours à simplifier et baisser l’imposition pour les ménages et les entreprises. 

 

 

europe

En Zone euro, l’actualité politique a rythmé le mois. A l’issue des élections législatives allemandes, le parti de Mme Merkel, la CDU-CSU est ressorti en tête. En l’absence de majorité absolue, Mme Merkel devrait composer un gouvernement avec deux autres partis, les Verts et le parti libéral FDP, qui ont des positions antagonistes, notamment vis-à-vis de l’agenda européen. En France, le gouvernement a présenté la réforme du code du travail : les entreprises de moins de 50 salariés pourront dorénavant négocier sans représentation syndicale, les difficultés d’une entreprise engendrant des cas de licenciement pour motif économique seront appréciées au niveau national, et les indemnités prud’homales seront plafonnées. Enfin, l’autre événement marquant a été la multiplication des sanctions de l’Etat central espagnol à l’encontre de l’exécutif catalan en amont du référendum d’autodétermination prévu le 1er octobre. Sur le plan économique, les données font état d’un environnement porteur dans la zone. Les indices de confiance des directeurs d’achat poursuivent leur hausse, et la production industrielle enregistre une croissance annuelle dynamique, à plus de 3% en juillet. Concernant le marché du travail, la tendance reste à la décroissance du taux de chômage. Ce dernier, à 9,1%, enregistre son niveau le plus faible depuis février 2009. 

Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre a laissé inchangée sa politique monétaire. Le comité a néanmoins assez nettement modifié sa communication en envoyant un message plus restrictif. Une majorité de membres juge en effet qu'un retrait d’une partie du stimulus monétaire sera approprié dans les prochains mois, si l’activité économique se maintient et que les pressions inflationnistes persistent. En effet, à 2,9% en août, l’inflation est supérieure à la cible de la banque centrale (2%).  

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données publiées sur le mois sont bien orientées, et valident toujours la meilleure tenue de l’économie d’un point de vue conjoncturel. Le climat des affaires reste propice et la production industrielle rebondit en août. Elle enregistre une croissance annuelle robuste, à plus de 5%. La consommation des ménages continue également de s’améliorer. L’inflation japonaise reste toutefois toujours en retrait, à 0,7%.

 

En Chine, l’activité est moins dynamique sur le début du troisième trimestre. La croissance annuelle de la production industrielle se modère en août pour le deuxième mois consécutif, et l’investissement voit sa croissance décélérer à moins de 5%. Du côté des ménages, les ventes au détail enregistrent la même tendance, avec un taux de croissance qui fléchit à 10,1%.

 

Août 2017

En bref

Les données économiques publiées en août illustrent l’amélioration de la croissance de l’économie mondiale, portée par une dynamique positive relevée en Zone Euro, aux Etats-Unis, mais également au Japon. Sur le plan géopolitique, la période a été marquée par la montée des tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Les Etats-Unis ont par ailleurs été touchés sur la fin du mois par l’Ouragan Harvey dans le Texas dont les effets resteront à déterminer. En Europe, quelques avancées ont émergé entre le Royaume-Uni et l’UE 27 dans le cadre des négociations de sortie du pays. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 0,8% et termine le mois à 1,18 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent recule de 0,5% et termine à 52,4 dollars.

 

Sébastien BERTHELOT, le 01er septembre 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, la dynamique favorable de l’investissement et de la consommation a été confirmée par la réévaluation à la hausse de la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) pour le second trimestre (+0,8% en glissement trimestriel). Les premiers éléments publiés pour le mois de juillet permettent d’envisager une poursuite de cette tendance à l’amorce du 3ème trimestre. Le rapport d’emploi a en effet été de bonne facture sur le mois et confirme la bonne tenue de l’activité, avec 209 000 emplois créés sur le mois. Les emplois manufacturiers repartent à la hausse en juin et juillet tandis que la croissance des salaires reste ancrée autour de 2,5% sur un an, le tout dans un contexte de taux de chômage proche du plein emploi, à 4,3% de la population active. Concernant les prix à la consommation, l’inflation s’est légèrement reprise en juillet à 1,7% après 4 mois consécutifs de ralentissement. Mais la dynamique reste modeste pour les prix hors alimentation et énergie qui stagnent à 1,7% de croissance en rythme annuel. En fin de mois la région de Houston, qui représente environ 3% du PIB américain, a été touchée par l’Ouragan Harvey. L’ampleur de l’impact économique de cette catastrophe naturelle reste à ce stade encore indéterminée.  Sur le plan géopolitique, les tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sont montées d’un cran avec l’emploi d’une rhétorique belliciste de part et d’autre, suite à des tirs de missiles nord-coréens. 

 

 

 

europe

En Zone euro, les indices de confiance publiés sur le mois ont confirmé le maintien d’un environnement économique favorable et la perspective d’une poursuite de la croissance sur son rythme de croisière adopté depuis le début de l’année 2017. Du côté des données d’activité réelle, la publication de la composition de la croissance allemande est venue attester d’une dynamique domestique robuste au second trimestre, portée par la consommation et l’investissement, en particulier dans la construction. Concernant la politique monétaire, la BCE fait preuve d’une tonalité optimiste sur la croissance, et toujours prudente sur la dynamique d’inflation dans le compte-rendu de sa dernière réunion. De façon inédite, le Conseil des gouverneurs met en avant son inquiétude quant à la rapidité de l’appréciation de la monnaie unique. A l’instar de sa consœur américaine Janet Yellen, Mario Draghi n’a apporté aucun élément quant à la trajectoire de la politique monétaire lors du sommet annuel des banquiers centraux de Jackson Hole.

Au Royaume-Uni, la croissance annuelle du PIB a ralenti à 1,7% au deuxième trimestre sous l’effet d’une modération de la consommation. Ce fléchissement est à mettre en relation avec la remontée de l’inflation et la faiblesse du taux d’épargne des ménages britanniques. Sur le plan des négociations du Brexit, le gouvernement a publié au cours du mois plusieurs documents dans lesquels il clarifie sa position. Les Britanniques ont notamment assoupli leur position au sujet de l’indépendance vis-à-vis de la de la Cour de Justice Européenne (CJE). Sur le plan commercial, le gouvernement de Theresa May envisage d’adopter un accord douanier temporaire après le Brexit prévu en mars 2019, qui reprendrait les caractéristiques actuelles de l’Union Douanière.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, la croissance du PIB concrétise un flux de données univoque qui laissait présager d’une accélération de l’activité sur le deuxième trimestre. L’économie japonaise affiche son rythme de croissance le plus élevé depuis début 2014, à 2,1% sur un an. En dépit de cette activité dynamique, la stabilité prévaut toujours concernant l’évolution des prix, avec une inflation à 0,4% en juillet.

 

 

En Chine, les statistiques font état d’une modération de l’activité à l’entrée du troisième trimestre. Sur le plan politique, les autorités ont publié au cours du mois une liste de secteurs (immobilier, hôtellerie, divertissement et sport) pour lesquels les investissements à l’étranger des entreprises domestiques seront restreints.

 

 

 

 

 

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