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Juin 2016

En bref

Le Royaume-Uni a tenu la tête d’affiche sur le mois de juin, avec la tenue du référendum sur l’appartenance à l’Union Européenne qui a entériné la victoire des partisans de la sortie du Royaume-Uni (Brexit). Aux Etats-Unis, la Réserve Fédérale a maintenu son statut quo, après la publication de données économiques plus modérées sur le mois, notamment du côté de l’emploi. Les indicateurs de confiance en zone euro se sont maintenus sur des niveaux compatibles avec une croissance modeste de l’activité, tandis qu’en Chine, le ralentissement se poursuit. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 0,2% et termine le mois à 1,111 dollar pour un euro. A l’issu du référendum britannique, la livre sterling s’est dépréciée contre euro. Sur le mois, elle baisse de 8,6% à 0,834 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent est resté stable sur le mois à 49,7 dollars le baril.  

 

Marie THIBOUT, le 04 juillet 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, le freinage de l’activité s’est confirmé sur le mois. Les créations d’emploi notamment ont ralenti en mai, à 38 000 (contre des créations de poste mensuelles moyennes de près de 180 000 entre janvier et avril 2016). Le secteur des services est le plus touché par ce ralentissement, faisant craindre une matérialisation de la transmission du ralentissement industriel au reste de l’économie américaine : l’indice de confiance des directeurs d’achat ISM indique toujours une hausse de l’activité, mais son niveau se modère en mai. Pour l’instant, le taux de chômage américain reste faible, à 4,7%, et la consommation des ménages est dynamique en avril et en mai. La production industrielle américaine poursuit son freinage, et recule en mai. Elle décroit en terme annuel de plus de 1%. Tout au long du mois de juin, la Réserve Fédérale américaine a adopté un ton plus prudent, et a finalement maintenu lors du Comité de Politique Monétaire le taux directeur dans une fourchette de [0,25% ; 0,50%]. Ce statu quo, qui prévaut depuis décembre 2015, a été justifié par le ralentissement du rythme d’amélioration sur le marché du travail et par la dégradation des perspectives d’inflation. Par ailleurs, les perspectives de croissance ont été révisées à la baisse pour l’année en cours et s’établissent à 2% contre 2,2% lors des dernières prévisions publiées en mars.

 

 

europe

En Zone euro, les indicateurs de confiance militent toujours pour une croissance modeste de l’activité. L’indice de confiance des directeurs d’achat PMI enregistre une hausse modérée en juin, tandis que l’indice du sentiment économique se maintient sur des niveaux relativement stables sur le deuxième trimestre. La production industrielle  se reprend en avril après deux mois de retrait, et progresse de 2% en rythme annuel. Les ventes au détail dans la zone sont restées stables en avril, et leur croissance annuelle amorce un ralentissement, à 1,5%. L’inflation de la zone s’est modestement reprise en juin, à 0,1%, après quatre mois consécutifs passés en territoire négatif, sous l’effet d’une reprise de l’inflation dans les services et d’une moindre contraction des prix de l’énergie. 

Le Royaume-Uni, le mois a été rythmé par le scrutin du référendum du 23 juin 2016, à l’issu duquel une sortie de l’Union Européenne (UE) a été approuvée à une majorité de 51,9%. A la suite de ce vote, le Premier Ministre David Cameron a annoncé sa démission. Si l’Angleterre a voté pour une sortie de l’UE, l’Ecosse et l’Irlande du Nord se sont largement prononcées en faveur d’un avenir européen. Ces résultats pourraient raviver les velléités de sortie du Royaume-Uni, particulièrement vives dans le camp écossais. Des négociations concernant les modalités de sortie du Royaume-Uni mais également les nouvelles relations à établir entre ce dernier et l’Union Européenne vont s’ouvrir avec la Commission Européenne, et il est prévu qu’elles durent deux ans. Durant cette période, les Traités européens continueront de s’appliquer et le Royaume-Uni restera membre de l’UE. L’accord final devra être voté par le Parlement européen à la majorité simple, puis par le Conseil Européen à 27 à la majorité qualifiée. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données publiées sur le mois de mai restent décevantes. La production industrielle baisse sensiblement sur le mois, et la consommation reste fragile. Toutes deux sont en retrait en rythme annuel. D’autre part, l’inflation continue de reculer (-0,4% en mai), et surtout, l’inflation sous-jacente poursuit son mouvement de freinage, à 0,6%. Seules les données d’emploi restent bien orientées. 

En Chine, les données se modèrent en mai. La croissance de la production industrielle est stable à 6%, mais le taux de croissance de l’investissement ralentit, à 7,5%. Les exportations restent mal orientées, et les réserves de change, après leur stabilisation récente reculent légèrement. Les ventes au détail enregistrent un taux de croissance qui freine modestement, à 10,0%. 

 

Mai 2016

En bref

Aux Etats-Unis, les données publiées au cours du mois sont relativement mieux orientées à l’amorce du deuxième trimestre. La communication de la Réserve Fédérale a remis au centre de l’attention une hausse de taux à court terme. En zone Euro, l’activité a poursuivi sa progression sur un rythme modeste. Les britanniques restent très indécis à l’approche du référendum sur l’appartenance à l’UE. En Chine, l’activité affiche une certaine modération sur le mois. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 2,8% et termine le mois à 1,113 dollar pour un euro. La livre sterling progresse contre euro de 1,9% à 0,769 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent a poursuivi sa hausse, avec une progression de 3,2% sur le mois à 49,6 dollars le baril. 

 

Sébastien BERTHELOT, le 02 juin 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données publiées au cours du mois sont relativement mieux orientées à l’amorce du deuxième trimestre. La communication de la Réserve Fédérale a remis au centre de l’attention une hausse de taux à court terme. En zone Euro, l’activité a poursuivi sa progression sur un rythme modeste. Les britanniques restent très indécis à l’approche du référendum sur l’appartenance à l’UE. En Chine, l’activité affiche une certaine modération sur le mois. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 2,8% et termine le mois à 1,113 dollar pour un euro. La livre sterling progresse contre euro de 1,9% à 0,769 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent a poursuivi sa hausse, avec une progression de 3,2% sur le mois à 49,6 dollars le baril. 

Au Brésil, la contraction trimestrielle du PIB s’est modérée à 0,3% au premier trimestre, après 1,3% au quatrième trimestre 2015. Sur le plan politique, le Vice-Président Michel Temer a remplacé Dilma Roussef à la Présidence suite au vote du Sénat en faveur de la procédure de destitution. Celle-ci devra être validée définitivement par un nouveau vote du Sénat dans les 6 prochains mois.

 

 

europe

En Zone euro, les indicateurs d’enquête se sont maintenus en mai sur des niveaux compatibles avec une croissance modérée sur le second trimestre. L’excédent commercial est resté confortable au mois de mars pour la zone Euro à 22,3 Mds€ sur le mois. Néanmoins, la stabilité du solde masque un ralentissement notable des flux commerciaux, à la fois du côté des importations (-8,2% relativement à mars 2015) et des exportations (-4,4%). Dans l’industrie, la production s’est repliée de 0,8% en mars en glissement mensuel et affiche une stabilité par rapport à mars 2015. Le recul mensuel a atteint 1,3% en Allemagne, ce qui constitue un deuxième mois consécutif de dégradation. Cette dégradation est à nuancer par le rebond de 1,9% des commandes industrielles allemandes en mars. En France, la DARES a publié un deuxième mois consécutif de baisse en avril du nombre de demandeurs d’emploi, dans un contexte social particulièrement tendu contre la réforme du marché du travail. Au-delà de la volatilité des chiffres de pôle emploi, au regard des dynamiques observées sur les 12 derniers mois, nous relevons une tendance à l’amélioration lente du marché du travail en France. Sur le plan politique, la réunion des ministres des finances de la Zone euro (Eurogroupe) du 24 mai s’est conclue par un accord entre le gouvernement grec et ses créanciers européens. 

Le Royaume-Uni, la deuxième estimation du PIB du premier trimestre 2016 a confirmé une croissance de 0,4% en glissement trimestriel. La consommation est restée le principal moteur de la croissance avec une progression de 0,7% sur le trimestre. Les sondages publiés au cours du mois laissent planer une grande incertitude sur l’issue du référendum sur l’appartenance à l’UE du 23 juin. 

ASIE-OCÉANIE

La croissance au Japon, rebondit sur le premier trimestre 2016 de 0,4% en glissement trimestriel avec une reprise de la consommation sur la période de 0,5% ainsi qu’une amélioration de la balance commerciale. En dépit de cette hausse séquentielle, le PIB n’a pas progressé par rapport au premier trimestre 2015.

En Chine, les données se sont modérées sur le mois d’avril, après leur modeste reprise du mois de mars. La production industrielle voit sa croissance annuelle s’établir à 6% contre 6,8% le mois précèdent.
 

 

Avril 2016

En bref

Sur le mois d’avril, les données aux Etats-Unis illustrent une modération de la croissance, tandis qu’en zone euro, l’activité se redresse modestement sur le premier trimestre. L’activité chinoise poursuit son ralentissement, sans décélération plus brutale sur le mois. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 0,6% et termine le mois à 1,145 dollar pour un euro. La livre sterling s’est appréciée contre euro de 1,1% à 0,784 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent remonte de près de 22% à 48,1 dollars le baril. 

 

Marie Thibout, le 29 avril 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, l’activité est fragilisée par le ralentissement industriel. Le rythme de l’activité a de nouveau fléchi au premier trimestre 2016. Le Produit Intérieur Brut affiche une progression de seulement 0,1% en glissement trimestriel. La consommation reste le principal moteur de la croissance et l’investissement résidentiel a poursuivi son accélération. La tendance concernant l’investissement des entreprises est nettement moins favorable. Sur le mois de mars, la production industrielle s’est de nouveau repliée, et baisse de 2% en rythme annuel, malgré une reprise relative de l’indicateur d’enquête ISM dans le secteur manufacturier. Ce dernier décrit une croissance de l’activité pour la première fois depuis septembre 2015. L’amélioration du marché de l’emploi se poursuit. Les créations de postes se sont maintenues sur un rythme robuste en mars. Après 242 000 emplois en février, l’économie américaine a ajouté 215 000 postes. Le taux de chômage reste relativement faible, à 5% de la population active. Les données dans l’immobilier ont été mitigées au mois de mars. Les ventes de logements anciens se reprennent, mais à l’opposé, les mises en chantier et permis de construire sont mal orientés. La Réserve fédérale n’a pas modifié sa politique monétaire lors de la réunion d’avril. Elle conserve une approche prudente, ne fermant pas la porte à une hausse en juin prochain, sans pour autant donner plus d’éléments en ce sens.

 

europe

En Zone euro, la croissance est modérée, comme l’illustrent les indices de confiance des directeurs d’achat PMI ou encore l’indice de sentiment économique de la Commission  Européenne sur le mois de mars. La croissance annuelle de la zone sur le premier trimestre est stable, à 1,6%, mais par rapport au quatrième trimestre de l’année 2015, l’activité accélère et enregistre une hausse de 0,6%. Les chiffres de consommation des ménages sont  bien orientés dans la zone. En février, les ventes au détail progressent de plus 2 % par rapport à l’année dernière. Le marché du travail reste en amélioration, le taux de chômage poursuivant sa baisse à désormais 10,2% en mars. Le volume de production industrielle, pour la zone sur le mois de février s’est replié. Même si la dynamique de l’industrie reste modeste, la tendance de fond est au redressement. Enfin, les prix reculent en zone euro, de 0,2% en mars par rapport à leur niveau prévalant un an auparavant. 

Le Royaume-Uni, la croissance annuelle est stable à 2,1%. Les ventes au détail affichent une certaine faiblesse en ce début d’année et la production industrielle recule en février. La Banque d’Angleterre a laissé inchangée sa politique monétaire. Elle souligne que des risques baissiers liés à l’incertitude entourant la question du Brexit se sont manifestés. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données restent en retrait. L’indice de confiance des directeurs d’achat s’est à nouveau dégradé en avril et indique une baisse de l’activité dans le secteur manufacturier. Les répercussions des tremblements de terre qui ont touché l’île de Kyushu à partir du 14 avril expliquent vraisemblablement le ralentissement relativement fort de la confiance sur le mois. La production industrielle et les dépenses de consommations des ménages se sont reprises en mars, mais restent en baisse par rapport à leur niveau de mars 2015. 

En Chine, les données d’activité sur le premier trimestre ont poursuivi leur déclin. Ainsi, la croissance annuelle ralentit à 6,7% contre 6,8% précédemment. La croissance de l’activité industrielle freine à 5,8%. La modération de l’activité chinoise a été sensible notamment sur les deux premiers mois de l’année, et une légère amélioration est visible en mars, grâce à un environnement budgétaire et monétaire expansionniste. En dépit cette amélioration modeste sur la fin du premier trimestre, certains risques demeurent (liés notamment à l’endettement élevé des agents économiques) et continueront de peser sur la croissance chinoise.

 

Mars 2016

En bref

L’évènement majeur du mois de mars a été la décision de la Banque centrale européenne d’assouplir sa politique monétaire, en renforçant son programme d’achat d’actifs et en abaissant ses taux directeurs. Les données d’activité aux Etats-Unis et en Zone euro ont été plutôt encourageantes dans un contexte d’échanges commerciaux de biens sans vigueur au niveau mondial. Au Japon, la banque centrale a revu à la baisse son évaluation de la situation économique alors qu’au Brésil, l’environnement politique s’est de nouveau dégradé. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié de 4,6% et termine le mois à 1,138 dollar pour un euro. La livre sterling s’est dépréciée contre euro de 1,2% à 0,790 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent remonte de 10% à 39,6 dollars le baril.

 

Thomas Foicik, le 1er avril 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les indicateurs de confiance dans le secteur industriel renvoient quelques signaux plus encourageants, notamment au niveau régional, tandis que les données d’activité réelles relatives à l’industrie sont moins convaincantes. En février, les commandes de biens durables se replient de 2,8% au mois le mois et la production industrielle recule de 0,5%, fortement pénalisée par l’industrie minière et la production d’énergie. La tendance sur le marché du travail est restée favorable avec 242 000 emplois créés sur le mois de février. Le taux de chômage se situe à 4,9% de la population active. Les revenus des ménages et les dépenses de consommation ont progressé en février avec une croissance annuelle qui s’établit respectivement à 2,7% et 2,8%. De son côté, l’inflation américaine s’est modérée en février à 1% l’an malgré une légère progression au mois le mois. Les données dans le secteur immobilier ont été plus mitigées avec un repli des ventes de logements neufs, une progression des dépenses de construction et enfin, des mises en chantier et permis de construire, plutôt en ligne avec la stabilisation du début d’année. Lors de sa dernière réunion, les membres du Comité de Politique Monétaire (FOMC) ont assoupli leurs anticipations sur le rythme des hausses de taux potentielles sur l’année 2016. Seulement deux mouvements de hausse du taux Fed Funds sont anticipés contre quatre lors de la réunion du mois de décembre dernier. Les perspectives de croissance et d’inflation ont également été revues à la baisse.

 

europe

En Zone euro, les statistiques économiques ont été plutôt encourageantes sur l’activité en début d’année à la fois du côté de l’industrie et de la consommation. Les indices de confiance se sont, soit stabilisés pour ceux de la Commission européenne, soit légèrement redressés du côté des directeurs d’achat (PMI) et du ZEW, supportant le scénario d’une croissance toujours modeste au sein de la zone. La production industrielle a connu un fort rebond de 2% au mois le mois en janvier tout comme l’activité en construction qui progresse mensuellement de 3,6%. Du côté de la consommation, les immatriculations sont restées dynamiques tandis que les ventes au détail sont de nouveau en hausse, de 0,4% par rapport au mois de décembre. Les données de consommation en France et en Allemagne demeurent bien orientées en février. Le taux de chômage enregistre une baisse à 10,3% de la population active en janvier. Du côté des crédits, la dynamique s’améliore également avec une progression des crédits aux entreprises, de 0,4% au mois le mois. Concernant l’inflation, les prix à la consommation se contractent plus modestement avec une décroissance annuelle de -0,1% en mars.  De son côté, la BCE a intensifié son assouplissement en réduisant les taux directeurs, en augmentant la cadence de son programme d’achat d’actifs de 60 à 80Mds€ par mois, en élargissant les titres éligibles à l’achat aux obligations d’entreprises non financières et en renouvelant ses opérations de refinancement ciblées (TLTRO2).

Le Royaume-Uni la dynamique de l’industrie reste faible avec une croissance annuelle de 0,2%. En février, le nombre de chômeurs a reculé de 18 000 personnes tandis que l’inflation est restée modeste, en hausse de 0,3% l’an.

ASIE-OCÉANIE

En Chine, le gouvernement a annoncé un objectif de croissance entre 6,5 et 7% pour 2016. Les statistiques en janvier et février marquent une modération de l’activité : l’industrie ralentit à 5,4% l’an, la consommation des ménages se modère à 10,2% l’an et les exportations sont en décroissance annuelle. Toutefois la lecture des données est rendue difficile par l’impact saisonnier du nouvel an chinois.

Au Japon, les données d’activité ont été plutôt faibles puisque l’activité industrielle s’est repliée de 6% au mois le mois et les exportations sont en baisse de 6% en rythme annuel sur le mois de février. La consommation des ménages s’améliore sur le mois (+1,7%) mais reste en contraction en terme annuel. 

 

Février 2016

En bref

Le mois de février a été marqué par l’accord entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne qui redéfinit en partie les liens du pays avec ses partenaires européens. La faiblesse de l’inflation en zone euro s’accentue en ce début d’année 2016 et les indicateurs de confiance sont moins bien orientés. Aux Etats-Unis, le début des primaires républicaines et démocrates a vu Donald Trump et Hillary Clinton prendre la tête dans leurs camps respectifs. En Chine, la Banque Centrale a de nouveau assoupli sa politique monétaire pour tenter de freiner le ralentissement de l’activité. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié de 0,4% et termine le mois à 1,087 dollar pour un euro. La livre sterling s’est dépréciée contre euro de 2,7% à 0,781 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent remonte de 3,5% à 36 dollars le baril.

 

Sébastien Berthelot, le 2 mars 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, le rythme des créations mensuelles d’emploi s’est modéré en janvier, après une fin d’année 2015 très dynamique. Concernant les rémunérations, les développements sont plus favorables. En rythme annuel, la croissance annuelle du salaire horaire s’établit à 2,5%, confirmant l’inflexion positive du mois précédent. Dans l’industrie, les données restent mitigées. L’indicateur d’enquête ISM manufacturier est stable en janvier et décrit une activité en contraction pour le 4ème mois consécutif. En dépit de cette ambiance morose, la production industrielle connait un répit en janvier et enregistre sa première hausse mensuelle depuis septembre (+0,9%). Concernant les ménages, la dynamique de consommation ne faiblit pas en janvier, portée par une tendance favorable du revenu disponible (respectivement +0,4% en glissement mensuel). En mettant en avant le resserrement des conditions financières et les risques extérieurs, les membres de la Réserve Fédérale ont tempéré les attentes quant à une éventuelle hausse de taux lors de la réunion du mois de mars. Sur le plan politique, les primaires pour l’élection présidentielle de novembre prochain ont débuté. Après un départ délicat, Hillary Clinton a pris l’ascendant face à Bernie Sanders chez les démocrates, et Donald Trump domine du côté républicain. Les conventions d’investiture des candidats interviendront en juillet.

 

europe

En Zone euro, les indicateurs de confiance sont mal orientés en février, confirmant les perspectives de croissance modeste de la zone. Le fléchissement, déjà amorcé en janvier, concerne autant les ménages que les entreprises. En Allemagne l’indice IFO de confiance des chefs d’entreprise connait son plus bas niveau depuis décembre 2014. La dynamique de l’industrie Outre-Rhin s’est affaissée sur la fin d’année, avec une contraction de la production industrielle en décembre qui atteint 2,3% par rapport au niveau de décembre 2014. Une baisse de l’activité industrielle est également enregistrée en décembre en Espagne et en Italie. Sur le marché du travail, l’amélioration en zone euro s’est prolongée en clôture de l’année 2015. Le taux de chômage poursuit sa décrue pour atteindre à 10,4%, son plus bas niveau depuis la fin de l’année 2011. Concernant l’inflation, la tendance de ce début d’année est défavorable. En février, la variation annuelle des prix à la consommation repasse en territoire négatif à -0,2%, et la croissance annuelle des prix hors alimentation et énergie s’affaisse à 0,7%, contre 1% en janvier.

 

Le Royaume-Uni et l’Union Européenne ont signé le 19 février, lors du Conseil Européen, un accord pour le maintien du pays au sein des 28. Le texte répond en grande partie aux demandes adressées en novembre 2015 par David Cameron au Président du Conseil Européen Donald Tusk. David Cameron a annoncé qu’il défendrait le maintien du Royaume-Uni dans l’UE lors du référendum qui se tiendra le 23 juin 2016. La production industrielle a enregistré un recul de 1,1% en décembre par rapport au niveau de novembre, confirmant la tendance au ralentissement de l’industrie britannique.

ASIE-OCÉANIE

En Chine, les réserves de change ont poursuivi leur diminution entamée depuis le milieu d’année 2014. Au cours du mois de janvier 2016, la baisse atteint 99 milliards de dollars supplémentaires, ce qui établit les réserves chinoises à 3 231 milliards de dollars. Sur le plan monétaire, la Banque Populaire de Chine poursuit sa politique accommodante avec une nouvelle baisse du ratio de réserves obligatoires

 

 

Au Japon, l’inflation poursuit son ralentissement. Les prix sont désormais stables par rapport à leur niveau de janvier 2015. Le fléchissement des indicateurs de confiance touche également le pays, avec un PMI manufacturier qui s’établit à 50,2 en février, contre 52,3 en janvier.

 

En bref

Le début d’année a été marqué par la décision de la Banque du Japon d’assouplir davantage sa politique monétaire en introduisant un taux négatif sur les dépôts des banques commerciales à la banque centrale. Du côté des statistiques économiques, la croissance américaine s’est modérée au 4ème trimestre dans un contexte de divergence du rythme d’activité entre le secteur des services et industriel, en défaveur de ce dernier. En Zone euro, les indices de confiance se sont légèrement érodés en janvier tandis que la reprise reste ancrée. En Chine, le début d’année a été chahuté avec la poursuite du ralentissement de l’activité et la dépréciation graduelle de la devise. Sur le marché des changes, le dollar est resté stable face à l’euro et termine le mois à 1,084 dollar pour un euro. La livre sterling s’est dépréciée contre euro, de 3,4% à 0,76 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent baisse de 7% à 34 dollars le baril.

 

Thomas FOICIK, le 1er février 2016

 

amerique

Etats-Unis, la croissance du PIB au 4ème trimestre affiche une hausse de 0,2% avec une bonne tenue de la consommation des ménages et une faiblesse de l’investissement non résidentiel. Le solde commercial contribue de nouveau négativement à la croissance. Du côté des entreprises, les indicateurs de confiance des directeurs d’achat sont en retrait en décembre. L’indice manufacturier passe de 48,6 à 48,2, et celui dans le secteur des services s’érode à 55,3 points. La production industrielle se replie de 0,4% mensuellement en décembre et se contracte de 1,8% en rythme annuel. Les créations de postes ont été dynamiques avec 292 000 emplois créés sur le mois de décembre. Le taux de chômage est stable à 5% de la population active. Du côté des ménages, les indices de confiance des consommateurs se sont améliorés en janvier. Les ventes au détail du mois de décembre se sont légèrement repliées de 0,1% au mois le mois mais affichent une croissance annuelle en valeur de 2,2%. L'inflation s’est reprise à 0,7% en rythme annuel en décembre. Le déficit de la balance commerciale est resté élevé en novembre. La Réserve Fédérale (FED) n’a pas modifié sa politique monétaire lors de la réunion de janvier et se montre prudente sur l’évolution de la situation économique en restant vigilante sur les risques externes.

 

europe

En Zone euro, les indicateurs de confiance des entreprises (PMI et Commission Européenne) et des consommateurs s’érodent en janvier, mais maintiennent la perspective d’une reprise d’ampleur modeste. Les données issues des comptes nationaux sur le 4ème trimestre disponibles pour certains pays montrent le maintien de la croissance avec une progression du PIB soutenue en Espagne (+0,8%) et d’une hausse modeste en Belgique (+0,3%) et en France (+0,2%). La production industrielle de la zone s’est repliée de 0,7% en novembre et enregistre désormais une croissance annuelle de 1,1%. Les ventes au détail se sont globalement modérées sur le 4ème trimestre mais les chiffres d’immatriculations d’automobiles restent dynamiques. Le taux de chômage poursuit sa baisse à 10,5% en décembre. Du côté des échanges extérieurs, les flux commerciaux se sont globalement repris sur le mois de novembre. La croissance annuelle des prix à la consommation se reprend quelque peu, à 0,4% l’an tandis que l’inflation hors énergie et alimentaire demeure quasi stable à 1%. Lors de sa dernière réunion, la BCE a indiqué qu’elle pourrait réviser le degré d’assouplissement de sa politique monétaire au mois de mars sur la base de la mise à jour de ses perspectives d’inflation et de croissance.

Au Royaume-Uni, l’activité économique a progressé de 0,5% au 4ème trimestre, en légère hausse par rapport au 3ème trimestre. Les ventes au détail enregistrent un repli de 1% au mois le mois en décembre qui conduit à un ralentissement de la croissance à 2 ,6% en glissement annuel. Le taux de chômage sur la période septembre-novembre baisse à 5,1% de la population active. L’inflation est quasi stable à 0,2% l’an en décembre.

 

ASIE-OCÉANIE

Le Japon, l’industrie enregistre une baisse marquée en décembre, de 1,4% sur le mois et reste dégradée en rythme annuel à -1,6%. L’inflation ralentit à 0,2% en décembre tandis que la Banque du Japon a décidé d’assouplir sa politique monétaire en introduisant un taux de rémunération négatif de -0,1% sur les dépôts des banques commerciales à la banque centrale. Ce taux de dépôt ne s’appliquera toutefois qu’à une partie des nouvelles réserves excédentaires.

En Chine, la croissance du PIB au 4ème trimestre est en hausse de 1,6% signalant une poursuite de la modération du rythme annuel à 6,8%. L’indice de confiance des directeurs d’achat calculé par Markit progresse légèrement à 48,4 points en janvier, mais reste sous le seuil des 50 indiquant un repli de l’activité. L’industrie voit sa croissance annuelle ralentir légèrement, à 5,9% en janvier.

 

 

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