Environnement Économique

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Octobre 2017

En bref

Les évènements politiques au Japon, en Chine et en Europe ont animé ce mois d’octobre. L’actualité économique a été marquée par la décision de la BCE qui fait un premier pas prudent vers la normalisation de sa politique monétaire quantitative. Sur le front des données d’activité, la dynamique est restée favorable tant en Europe, qu’aux Etats-Unis et au Japon. Sur le marché des changes, l’euro s’est déprécié contre dollar de 1,4% et termine le mois à 1,164 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent progresse de près de 7% et termine à 61,4 dollars.

 

Thomas FOICIK, le 31 octobre 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, l’activité économique est restée dynamique sur le troisième trimestre, et ce malgré le passage des ouragans Harvey et Irma, qui ont eu un impact visible sur les statistiques mensuelles d’emploi, de construction et de prix. Sur le trimestre, le produit intérieur brut (PIB) progresse de 0,6%, soutenu par les dépenses de consommation des ménages et l’investissement productif. La bonne tenue de l’investissement n’est pas une surprise au regard de l’amélioration de la confiance des entreprises à la fois dans les enquêtes nationales (ISM) et régionales de la Réserve Fédérale. Du côté des ménages, les créations d’emploi ont été fortement affectées par le passage des ouragans. Pour la première fois depuis 2010, l’économie a détruit des emplois (-33 000) en septembre. Au vu du nombre de personnes ayant signalé leur inactivité en raison de conditions climatiques, cet effet semble transitoire et ne reflète pas la situation économique outre-Atlantique, d’autant que la croissance des salaires a accéléré. Du côté des prix à la consommation, l’inflation est passée de 1,9% à 2,2%, là aussi, sous l’effet de facteurs transitoires qui ont conduit à une forte hausse des prix des carburants (arrêt des raffineries). Hors énergie, la tendance sur les prix reste faible, avec une croissance de 1,7% l’an. Plusieurs membres de la Réserve fédérale estiment que le retour de l’inflation à sa cible de 2% se fera plus lentement que prévu selon le compte-rendu de la dernière réunion. Sur le plan politique, le Sénat et la Chambre des Représentants ont voté le budget 2017-2018, première étape en vue de l’adoption de la réforme de la fiscalité sur la fin d’année.

 

 

europe

En Zone euro, l’actualité politique a été dense sur le mois avec les élections autrichiennes, le début des négociations sur le gouvernement de coalition en Allemagne et les tensions entre le gouvernement espagnol et l’exécutif de la région de Catalogne. En Autriche, le parti conservateur ÖVP a remporté les élections législatives sans atteindre la majorité des sièges et a débuté les négociations avec le parti d’extrême-droite FPÖ afin de former une coalition. En Espagne, la revendication de victoire des indépendantistes au référendum du 1er octobre, jugé illégal par le tribunal constitutionnel espagnol, a conduit à une impasse politique. En fin de mois, le Parlement catalan s’est prononcé en faveur de  l’indépendance unilatérale, tandis que le Sénat espagnol a approuvé l’utilisation de l’article 155 de la Constitution permettant au gouvernement central de remplacer les officiels de la région, en attente d’élections anticipées annoncées pour le 21 décembre 2017. Sur le front économique, les publications ont mis en évidence la consolidation du climat des affaires et la bonne tenue de l’activité dans le secteur industriel, avec une production en hausse de 1,4% en août. L’inflation reste stable autour de 1,5%, un niveau insuffisant pour la BCE. Cette dernière a donc décidé de prolonger son programme d’achat d’actifs de 9 mois mais d’en réduire l’intensité de moitié, avec des achats mensuels nets de 30Mds€ par mois à partir de janvier. Cette décision est un premier pas prudent vers la normalisation de sa politique quantitative.

Au Royaume-Uni, la croissance annuelle est restée stable à 1,5% au 3ème trimestre. Les négociations sur le Brexit n’ont pas connu d’avancée significative au cours du mois, en dépit de signaux de progrès enregistrés en septembre. La question des engagements financiers du Royaume-Uni vis-à-vis de l’UE27 dans le cadre du divorce reste le principal point de discorde.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les élections anticipées ont conduit à la domination sans partage du parti conservateur et donc à la réélection du premier ministre actuel, Shinzo Abe. Sur le plan économique, l’environnement des affaires reste porteur et favorable aux entreprises mais la dynamique des prix demeure atone.

 

En Chine, l’activité a été plutôt robuste au T3, avec une croissance du PIB stable à 6,8% sur un an. La production industrielle et l’investissement ont maintenu leur rythme de progression. A l’issue de la réunion du Congrès du Parti Communiste, Xi Jinping a été réélu Secrétaire Général du Parti pour les cinq prochaines années et a considérablement renforcé sa position. Ce dernier voit sa main mise sur le pays renforcée puisque sa pensée a été intégrée à l’idéologie fondatrice du parti et son successeur ne semble pas avoir été désigné.

 

Septembre 2017

En bref

La poursuite de l’escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, ainsi que la rentrée politique française et les élections allemandes ont éclipsé les publications économiques de la période. Ces dernières illustrent toujours une amélioration conjoncturelle globale. Concernant les politiques monétaires, la Fed a annoncé que la normalisation progressive de son bilan débutera dès le mois d’octobre, et la BCE a maintenu le statu quo en signalant qu’elle précisera l’évolution de son programme d’achat d’actif en octobre. Sur le marché des changes, l’euro s’est déprécié contre dollar de 0,2% et termine le mois à 1,18 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent progresse de près de 10% et termine à 57,5 dollars.

 

Marie THIBOUT, le 02 octobre 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données valident la meilleure orientation du cycle économique. Les indicateurs de confiance dans le secteur industriel évoluent sur des points hauts, et les commandes enregistrent une croissance annuelle toujours robuste. La production industrielle s’est contractée en août après 6 mois consécutifs de hausse. Toutefois, la Réserve Fédérale estime que l’ouragan Harvey est responsable de cette baisse pour plus de 80%. Les publications concernant les ménages sont relativement robustes. Les indicateurs de confiance sont élevés et les dépenses de consommation poursuivent leur progression. Les créations de poste sur le mois d’août ont légèrement fléchi (156 000 emplois créés contre 189 000 en juillet), mais restent solides. Concernant l’inflation, la croissance annuelle des prix à la consommation s’est redressée en août, à 1,9% après plusieurs mois de modération, ce qui a pu tempérer les inquiétudes au sein de la Fed concernant les risques baissiers sur l’inflation. Cette dernière a ainsi annoncé que la normalisation de son bilan interviendrait dès octobre prochain, via l’introduction chaque mois de plafonds au-delà desquels les titres arrivant à échéance seront réinvestis. Enfin, sur le plan politique, des avancées ont été enregistrées sur le mois. Une aide d’urgence pour les zones sinistrées par l’ouragan et une suspension du plafond de la dette jusqu’au 8 décembre ont été annoncées. Enfin, après des mois d’attente, les responsables républicains et l’administration Trump ont dévoilé les grandes lignes de leur projet de réforme fiscale qui vise toujours à simplifier et baisser l’imposition pour les ménages et les entreprises. 

 

 

europe

En Zone euro, l’actualité politique a rythmé le mois. A l’issue des élections législatives allemandes, le parti de Mme Merkel, la CDU-CSU est ressorti en tête. En l’absence de majorité absolue, Mme Merkel devrait composer un gouvernement avec deux autres partis, les Verts et le parti libéral FDP, qui ont des positions antagonistes, notamment vis-à-vis de l’agenda européen. En France, le gouvernement a présenté la réforme du code du travail : les entreprises de moins de 50 salariés pourront dorénavant négocier sans représentation syndicale, les difficultés d’une entreprise engendrant des cas de licenciement pour motif économique seront appréciées au niveau national, et les indemnités prud’homales seront plafonnées. Enfin, l’autre événement marquant a été la multiplication des sanctions de l’Etat central espagnol à l’encontre de l’exécutif catalan en amont du référendum d’autodétermination prévu le 1er octobre. Sur le plan économique, les données font état d’un environnement porteur dans la zone. Les indices de confiance des directeurs d’achat poursuivent leur hausse, et la production industrielle enregistre une croissance annuelle dynamique, à plus de 3% en juillet. Concernant le marché du travail, la tendance reste à la décroissance du taux de chômage. Ce dernier, à 9,1%, enregistre son niveau le plus faible depuis février 2009. 

Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre a laissé inchangée sa politique monétaire. Le comité a néanmoins assez nettement modifié sa communication en envoyant un message plus restrictif. Une majorité de membres juge en effet qu'un retrait d’une partie du stimulus monétaire sera approprié dans les prochains mois, si l’activité économique se maintient et que les pressions inflationnistes persistent. En effet, à 2,9% en août, l’inflation est supérieure à la cible de la banque centrale (2%).  

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données publiées sur le mois sont bien orientées, et valident toujours la meilleure tenue de l’économie d’un point de vue conjoncturel. Le climat des affaires reste propice et la production industrielle rebondit en août. Elle enregistre une croissance annuelle robuste, à plus de 5%. La consommation des ménages continue également de s’améliorer. L’inflation japonaise reste toutefois toujours en retrait, à 0,7%.

 

En Chine, l’activité est moins dynamique sur le début du troisième trimestre. La croissance annuelle de la production industrielle se modère en août pour le deuxième mois consécutif, et l’investissement voit sa croissance décélérer à moins de 5%. Du côté des ménages, les ventes au détail enregistrent la même tendance, avec un taux de croissance qui fléchit à 10,1%.

 

Août 2017

En bref

Les données économiques publiées en août illustrent l’amélioration de la croissance de l’économie mondiale, portée par une dynamique positive relevée en Zone Euro, aux Etats-Unis, mais également au Japon. Sur le plan géopolitique, la période a été marquée par la montée des tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Les Etats-Unis ont par ailleurs été touchés sur la fin du mois par l’Ouragan Harvey dans le Texas dont les effets resteront à déterminer. En Europe, quelques avancées ont émergé entre le Royaume-Uni et l’UE 27 dans le cadre des négociations de sortie du pays. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 0,8% et termine le mois à 1,18 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent recule de 0,5% et termine à 52,4 dollars.

 

Sébastien BERTHELOT, le 01er septembre 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, la dynamique favorable de l’investissement et de la consommation a été confirmée par la réévaluation à la hausse de la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) pour le second trimestre (+0,8% en glissement trimestriel). Les premiers éléments publiés pour le mois de juillet permettent d’envisager une poursuite de cette tendance à l’amorce du 3ème trimestre. Le rapport d’emploi a en effet été de bonne facture sur le mois et confirme la bonne tenue de l’activité, avec 209 000 emplois créés sur le mois. Les emplois manufacturiers repartent à la hausse en juin et juillet tandis que la croissance des salaires reste ancrée autour de 2,5% sur un an, le tout dans un contexte de taux de chômage proche du plein emploi, à 4,3% de la population active. Concernant les prix à la consommation, l’inflation s’est légèrement reprise en juillet à 1,7% après 4 mois consécutifs de ralentissement. Mais la dynamique reste modeste pour les prix hors alimentation et énergie qui stagnent à 1,7% de croissance en rythme annuel. En fin de mois la région de Houston, qui représente environ 3% du PIB américain, a été touchée par l’Ouragan Harvey. L’ampleur de l’impact économique de cette catastrophe naturelle reste à ce stade encore indéterminée.  Sur le plan géopolitique, les tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sont montées d’un cran avec l’emploi d’une rhétorique belliciste de part et d’autre, suite à des tirs de missiles nord-coréens. 

 

 

 

europe

En Zone euro, les indices de confiance publiés sur le mois ont confirmé le maintien d’un environnement économique favorable et la perspective d’une poursuite de la croissance sur son rythme de croisière adopté depuis le début de l’année 2017. Du côté des données d’activité réelle, la publication de la composition de la croissance allemande est venue attester d’une dynamique domestique robuste au second trimestre, portée par la consommation et l’investissement, en particulier dans la construction. Concernant la politique monétaire, la BCE fait preuve d’une tonalité optimiste sur la croissance, et toujours prudente sur la dynamique d’inflation dans le compte-rendu de sa dernière réunion. De façon inédite, le Conseil des gouverneurs met en avant son inquiétude quant à la rapidité de l’appréciation de la monnaie unique. A l’instar de sa consœur américaine Janet Yellen, Mario Draghi n’a apporté aucun élément quant à la trajectoire de la politique monétaire lors du sommet annuel des banquiers centraux de Jackson Hole.

Au Royaume-Uni, la croissance annuelle du PIB a ralenti à 1,7% au deuxième trimestre sous l’effet d’une modération de la consommation. Ce fléchissement est à mettre en relation avec la remontée de l’inflation et la faiblesse du taux d’épargne des ménages britanniques. Sur le plan des négociations du Brexit, le gouvernement a publié au cours du mois plusieurs documents dans lesquels il clarifie sa position. Les Britanniques ont notamment assoupli leur position au sujet de l’indépendance vis-à-vis de la de la Cour de Justice Européenne (CJE). Sur le plan commercial, le gouvernement de Theresa May envisage d’adopter un accord douanier temporaire après le Brexit prévu en mars 2019, qui reprendrait les caractéristiques actuelles de l’Union Douanière.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, la croissance du PIB concrétise un flux de données univoque qui laissait présager d’une accélération de l’activité sur le deuxième trimestre. L’économie japonaise affiche son rythme de croissance le plus élevé depuis début 2014, à 2,1% sur un an. En dépit de cette activité dynamique, la stabilité prévaut toujours concernant l’évolution des prix, avec une inflation à 0,4% en juillet.

 

 

En Chine, les statistiques font état d’une modération de l’activité à l’entrée du troisième trimestre. Sur le plan politique, les autorités ont publié au cours du mois une liste de secteurs (immobilier, hôtellerie, divertissement et sport) pour lesquels les investissements à l’étranger des entreprises domestiques seront restreints.

 

Juillet 2017

En bref

Le mois de juillet s’est clôturé par la parution de la croissance pour le deuxième trimestre dans plusieurs zones géographiques. Dans l’ensemble, le constat est positif avec un rebond du produit intérieur brut (PIB) aux Etats-Unis, une dynamique qui s’affermit en Zone euro comme l’illustrent les chiffres français et espagnol ainsi qu’une stabilisation de la situation conjoncturelle en Chine. Malgré cet environnement plus favorable, les banques centrales (FED, BCE et BoJ) ont nuancé leur discours à l’issue de leur réunion respective face à des chiffres d’inflation en retrait par rapport à leur cible. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 2,8% et termine le mois à 1,17 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent progresse de 9,9% et termine à 52,7 dollars le baril.

 

Thomas FOICIK, le 01er août 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, la croissance du PIB au 2ème trimestre s’est reprise (+0,6% en glissement trimestriel) après une faiblesse au trimestre précédent. Les dépenses de consommation et d’investissement productif ainsi que les exportations de biens et services ont participé à la bonne tenue de l’activité. Du côté des statistiques publiées au cours du mois, les indicateurs d’enquête ISM signalent une expansion robuste de l’activité dans le secteur des services et manufacturier. Dans l’industrie, les données réelles confirment une tendance de fond à l’amélioration puisque la production industrielle tout comme les commandes de biens durables hors transport enregistrent un deuxième mois consécutif de hausse en juin. Du côté des ménages, la confiance et les ventes au détail ont légèrement reflué tandis que les créations nettes d’emploi sont nettement reparties à la hausse en juin (+222 000 embauches). Si le taux de chômage demeure à un niveau faible, à 4,3% de la population active en juin, les progrès sur la rémunération des salariés restent encore modestes, en croissance de 2,5% sur un an. Enfin, les données relatives au secteur de la construction (mises en chantier et permis de construire) ont enregistré un rebond marqué en juin. La Réserve Fédérale américaine a maintenu le statu quo sur sa politique monétaire lors de sa réunion de juillet mais précise que la normalisation de la politique d’achat de titres pourrait intervenir bientôt. Sur  le plan politique, l’administration Trump a esquissé les premiers éléments de la future réforme fiscale alors que le Sénat, à majorité républicaine, a rejeté, une nouvelle fois, la proposition de réforme de la santé. 

 

europe

En Europe, la croissance économique au 2ème trimestre s’inscrit en droite ligne de celle constatée au trimestre précédent. Le PIB enregistre une progression trimestrielle de 0,5% en France, 0,9% en Espagne et 0,4% en Belgique, validant ainsi notre analyse conjoncturelle plus favorable sur la zone mise en avant fin 2016. Pour l’économie française, la croissance tient à une contribution significative du commerce extérieur et, dans une moindre mesure, de la consommation. A la lecture des indices de confiance des entreprises disponibles sur le mois de juillet (IFO, INSEE, PMI), l’expansion de l’activité devrait se poursuivre à l’entrée du deuxième semestre. Le secteur industriel a vu son rythme de production accélérer en mai, au-dessus de 3% sur un an, porté par la bonne tenue de l’activité manufacturière en Allemagne. En parallèle, le niveau de confiance des ménages atteint un niveau inédit depuis mi-2007, les ventes au détail sont de nouveau en hausse sur le mois de mai et les conditions sur le marché du travail s’améliorent tendanciellement comme en atteste la baisse du taux de chômage à 9,1% de la population active. A l’issue de sa dernière réunion, la banque centrale européenne (BCE) a de nouveau pris acte de cette embellie tout en conservant une tonalité prudente sur la trajectoire de l’inflation au regard de sa cible, qui justifie une politique monétaire très accommodante. En juillet, le taux annuel d’inflation est stable, à 1,3%. 

Au Royaume-Uni, la croissance du PIB enregistre un deuxième trimestre consécutif de modeste progression (+0,3%), soutenue par le secteur des services. La croissance annuelle ralentit à 1,7% sur un an. Au cours du mois, une nouvelle session de négociations au sujet du Brexit s’est tenue en présence des représentants de l’Union européenne (UE). Les points de désaccord restent entiers entre les parties prenantes, en particulier sur la question des engagements financiers du Royaume-Uni envers l’UE. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données publiées sur le mois sont encourageantes : les dépenses des ménages enregistrent un troisième mois consécutif de hausse et la production industrielle maintient une orientation dynamique. La banque centrale a laissé inchangée la conduite de sa politique monétaire et revu légèrement ses perspectives économiques pour 2017 et 2018 : à la hausse pour la croissance et à la baisse pour l’inflation.

 

 

En Chine, le flux de données a été de meilleure facture pour le dernier mois du 2ème trimestre. Ainsi la croissance du PIB s’est stabilisée à 6,9% en raison d’une bonne tenue de l’investissement et d’une modeste contribution des échanges extérieurs. Au-delà de cette publication, notre vigilance sur l’économie chinoise reste d’actualité du fait des risques financiers, illustrés de nouveau par la progression des nouveaux flux de financement non bancaires sur le mois de juin.

 

Juin 2017

En bref

Le mois a été marqué par l’actualité politique britannique qui a pris le pas sur les publications économiques, après la perte pour la Première Ministre Theresa May de sa majorité absolue au Parlement lors des élections anticipées du 8 juin. La position du Royaume-Uni vis-à-vis de l’Union Européenne est affaiblie par ce résultat alors que les négociations de sortie ont débuté le 19 juin. Aux Etats-Unis et en zone euro, les données publiées sur la période confortent notre vision d’une amélioration conjoncturelle, tandis qu’en Chine, elles confirment la modération de l’activité au deuxième trimestre. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 1,7% et termine le mois à 1,14 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent enregistre une baisse supplémentaire de 4,8% et termine à 47,9 dollars le baril. 

 

Marie Thibout, le 30 juin 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données économiques sont restées bien orientées sur le mois, et nous conservons notre vision d’une dynamique conjoncturelle favorable. Les indicateurs d’enquête ISM dans le secteur des services et dans le secteur manufacturier se maintiennent sur des niveaux décrivant une croissance relativement robuste de l’activité. La dynamique de production et des commandes industrielles est positive, ces deux dernières évoluant sur des rythmes de croissance de respectivement 2 et 4%. Du coté des ménages, la confiance des consommateurs reste sur des points élevés, les ventes au détail sont bien orientées et les données d’emploi poursuivent leur amélioration. Ainsi, le taux de chômage continue de baisser, à 4,3% de la population active en mai, et les salaires nominaux poursuivent leur modeste progression sur un rythme de croissance annuel supérieur à 2%. Dans ce contexte favorable, la Réserve Fédérale américaine a relevé de 0,25% son taux directeur lors de sa réunion de juin et envisage toujours une hausse supplémentaire d’ici la fin d’année 2017, ainsi que 3 hausses par an en 2018 et 2019. Cette amélioration conjoncturelle ne nous porte toutefois pas à écarter notre vigilance quant aux freins structurels auxquels l’économie américaine est confrontée (qualité des emplois, faiblesse de la productivité...) et au risque de déception sur les réformes promises. Les contretemps sur la réforme de la santé et le report du vote du Sénat au mois de juillet illustrent les difficultés rencontrées par les Républicains à faire passer des réformes.  

 

europe

En Europe, l’amélioration conjoncturelle que nous mettions en avant dès le début d’année se poursuit. Les indices de confiance restent toujours bien orientés en juin et compatibles avec une croissance modérée de l’activité. La production industrielle de la zone enregistre une nouvelle progression en avril, mais conserve un rythme de croissance modeste, légèrement supérieur à 1%. La production allemande est relativement dynamique, en hausse en rythme annuel de plus de 2%, tandis qu’en France, la progression est moindre. L’emploi poursuit son amélioration en avril, visible notamment dans la baisse du taux de chômage à 9,3% en moyenne dans la zone. Ce phénomène contribue vraisemblablement à l’amélioration des données de consommation à l’entrée du deuxième trimestre, notamment de la consommation espagnole, française et allemande après leur essoufflement au premier trimestre. Du point de vue de l’inflation, la croissance des prix à la consommation a légèrement ralenti en juin à 1,3%. En tendance, l’effet de base sur les prix de l’énergie commence à s’estomper et contribue à cette modération.

Au Royaume-Uni, en dehors de l’actualité politique, les données économiques montrent que les ventes au détail restent sur des niveaux plus modestes qu’en fin d’année 2016. L’inflation poursuit sa remontée, à près de 3% en mai, amenant dans ce contexte la banque centrale britannique à préciser qu’une modération du stimulus monétaire pourrait devenir nécessaire si l’activité se renforce ; notamment si la faiblesse de la consommation est compensée par d’autres composantes de la demande comme l’investissement des entreprises

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les échanges commerciaux s’essoufflent sur le deuxième trimestre et l’excédent commercial se stabilise. Toutefois, les données concernant la production industrielle pour les mois de mai et avril laissent présager une hausse de la production sur le deuxième trimestre, et nous confortent dans notre scénario d’une amélioration conjoncturelle modeste à l’œuvre, sans que cette dernière suffise à tirer les salaires et la consommation des ménages. Ces derniers sont relativement stables par rapport à leur niveau de l’année passée, et l’inflation reste bien en deçà de l’objectif de la banque centrale, à 0,4% en mai.

 

 

En Chine, les risques financiers restent présents, et les données confirment en mai la modération de l’activité sur le deuxième trimestre, avec un nouveau ralentissement du rythme de croissance de l’investissement, lié au moindre dynamisme du secteur public. Le rythme de progression de la production industrielle se stabilise à 6,5%. 

 

Mai 2017

En bref

Le mois de mai a été marqué par l’élection d’Emmanuel Macron en France. Au-delà de la victoire du candidat d’En Marche, la défaite de Marine Le Pen fait refluer dans l’immédiat le risque d’éclatement de la zone Euro. Aux Etats-Unis, les données d’activité maintiennent une dynamique positive, en ligne avec notre vision favorable sur la conjoncture américaine. Le Président D. Trump a fait face à de multiples accusations qui ont fait surgir la question d’une possible procédure de destitution. Ce risque est en l’état très limité en raison de la majorité Républicaine au Congrès. En Chine, les indicateurs d’activité se modèrent quelque peu en ce début de deuxième trimestre. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 2,7% et termine le mois à 1,12 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent enregistre une nouvelle baisse (2,7% sur le mois) et termine à 50,3 dollars le baril. 

 

Sébastien Berthelot, le 1er juin 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, la dynamique d’activité est restée favorable. Sur le marché du travail, la faiblesse des embauches enregistrée au mois de mars n’aura été qu’un trou d’air. Les créations de postes rebondissent à 211 000 emplois en avril et le taux de chômage connaît un nouveau point bas depuis la crise à 4,4% de la population active. Dans l’industrie, la production du mois d’avril confirme les progrès de l’activité du secteur. La croissance annuelle accélère à 2,2%, un rythme qui n’avait pas été atteint depuis  janvier 2015. Concernant la politique monétaire, la Réserve Fédérale entend réduire progressivement le réinvestissement de ses titres arrivant à maturité en fixant un plafond au-delà duquel les titres continueront d’être réinvestis. Ce seuil pourrait être fixé vers la fin d’année 2017 à un niveau très bas, puis progressivement relevé. Sur le plan politique, le Président Donald Trump a fait face à plusieurs accusations émanant de la presse (transmission d’informations classifiées au ministre russe des affaires étrangères, interférence auprès du Directeur du FBI pour interrompre l’enquête sur son ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn). Ces faits ont été fermement démentis par la Maison Blanche, mais ont fait émerger l’idée d’une potentielle destitution du Président, ce qui parait improbable en l’état actuel des choses, au vu de la majorité républicaine au Congrès. 

Au Brésil, le risque politique s’est considérablement accru suite à la publication dans la presse de révélations impliquant directement le Président Temer dans un scandale de corruption. Les réformes structurelles en cours et la récente amorce de reprise d’activité pourraient en être fragilisées. 

europe

En Europe, le risque d’une sortie de la France de la zone euro a été écarté dans l’immédiat avec la défaite de Mme Le Pen et l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République. Sur le plan économique, les statistiques publiées en zone euro nous font conserver notre vue positive quant à la reprise économique en cours. L’évolution du Produit Intérieur Brut (PIB) de la zone au premier trimestre maintient un régime de croissance stable à 1,8% sur un an. Sur le trimestre, la consommation s’est quelque peu modérée malgré l’amélioration continue de la situation sur le marché du travail, qui demeure toutefois encore hétérogène selon les pays. La tonalité des indicateurs de confiance est clairement favorable et suggère un renforcement de l’optimisme des entreprises sur le deuxième trimestre de l’année. Du côté de la confiance des directeurs d’achat (PMI), l’indice manufacturier s’établit à 57 points en zone euro, et les indicateurs d’enquête nationaux tels que l’IFO en Allemagne et l’indice de l’INSEE en France confirment la bonne tenue de l’activité dans la majorité des secteurs. Sur le plan politique, la réunion de l’Eurogroupe (Ministres des finances de la zone euro) n’a pas abouti à un accord concernant le versement d’une nouvelle tranche d’aide financière à la Grèce, malgré les progrès réalisés par le gouvernement grec sur le plan législatif pour réduire les dépenses. 

Au Royaume-Uni, la dynamique d’activité a quelque peu ralenti en ce début d’année 2017. La croissance trimestrielle du PIB atteint seulement 0,2% au premier trimestre, en raison d’une modération du rythme de croissance des dépenses de consommation des ménages et d’une contribution négative de la balance commerciale à la croissance.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données d’activité pour le premier trimestre 2017 confirment que l’amélioration conjoncturelle que nous mettons en avant dans notre scénario reste à l’œuvre. La croissance trimestrielle rebondit à 0,5%, et la croissance annuelle est stable à 1,6%. La composition de la croissance est relativement bien équilibrée, la consommation et l’investissement privé progressant sur la période, ainsi que la balance commerciale, sous l’effet du dynamisme des exportations. En Chine, les indices de confiance et les données d’activité marquent le pas pour le début du deuxième trimestre et retrouvent des niveaux de croissance équivalents à ceux de fin d’année 2016.

 

 

 

 

 

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