Environnement Économique

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Août 2016

En bref

Aux Etats-Unis, la consommation reste bien orientée, soutenue par un marché du travail résistant. Les banquiers centraux américains ont multiplié les déclarations laissant présager d’une hausse de taux d’ici la fin d’année. En Zone euro, les indicateurs de confiance témoignent d’une certaine érosion de l’activité au cours de l’été. Sur le plan politique, les difficultés persistent en Espagne. En Chine, l’activité a poursuivi son ralentissement. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 0,2% et termine le mois à 1,113 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a rebondi de 10,8% sur le mois et termine à 47 dollars le baril

 

Sébastien BERTHELOT, le 01 septembre 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les créations de postes maintiennent un rythme soutenu en juillet avec 255 000 emplois créés, confirmant la résistance du marché du travail. Les salaires horaires sont également bien orientés et affichent depuis quelques mois une croissance supérieure à 2,5%. Ce contexte favorise le dynamisme des dépenses de consommation qui ont amorcé le troisième trimestre sur une note positive, avec une hausse mensuelle de 0,3% en glissement mensuel. Dans le secteur manufacturier, les indicateurs d’enquête sont toujours mitigés. Si l’indice ISM manufacturier s’établit sur un niveau décrivant une progression de l’activité, les indicateurs régionaux des Réserves Fédérales restent globalement négatifs. La production industrielle s’est toutefois reprise en juillet, ce qui réduit la contraction en rythme annuel à -0,5%. Dans l’immobilier, les ventes de logements neufs ont enregistré une hausse marquée en juillet qui leur fait atteindre un nouveau point haut depuis 2007. En l’absence de réunion de politique monétaire ce mois-ci, les banquiers centraux ont multiplié les déclarations favorables à un resserrement supplémentaire d’ici la fin d’année. Après que le Vice-Président William Dudley a affirmé qu’une hausse dès septembre est possible, la Présidente Janet Yellen a lors de la conférence annuelle de Jackson Hole affirmé que les arguments en faveur d’une hausse se sont renforcés. 

Au Brésil, toujours confronté à une contraction du PIB au deuxième trimestre, Dilma Rousseff a été écartée du pouvoir par le Sénat et est définitivement remplacée par le Vice-Président Michel Temer. 

europe

En Zone euro, les indices de climat des affaires publiés pour la zone Euro (PMI, Commission Européenne), en France (INSEE) et en Allemagne (IFO), signalent une poursuite de l’érosion de la confiance des chefs d’entreprises. Ces données d’enquête laissent entrevoir une croissance toujours faible de l’activité. Sur le deuxième trimestre, la progression trimestrielle du PIB allemand s’est modérée à 0,4%. L’investissement en machine et équipement et en construction s’est contracté sur la période, contrecoup d’un premier trimestre particulièrement dynamique. En France, les données publiées par l’INSEE, attestent d’une légère amélioration sur le marché du travail. Le taux de chômage s’établit à 9,9% de la population active contre 10,5% au pic atteint au 3ème trimestre 2015. En Espagne, malgré l’accord intervenu au cours du mois entre le Parti Populaire et le parti Ciudadanos, Mariano Rajoy (PP) n’a pas obtenu la majorité des députés nécessaire à la formation d’un gouvernement lors du premier vote de confiance intervenu le 31 août.

Le Royaume-Uni, en réaction aux conséquences du Brexit, la Banque d’Angleterre a baissé son taux directeur à 0,25%, contre 0,50% auparavant, un niveau qui était resté inchangé depuis 2009. Ce desserrement s’accompagne d’autres mesures d’assouplissement non conventionnelles (programmes d’achat de titres, dispositifs de soutien au financement de l’économie). Les premières statistiques économiques publiées pour le mois de juillet n’ont néanmoins pas signalé d’effet négatif marqué du Brexit sur l’activité. Les ventes au détail ont progressé de 1,4% par rapport au mois de juin et les demandes d’allocation chômage ont reflué.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, le PIB a stagné au deuxième trimestre. La demande domestique progresse modestement sur le trimestre, la consommation et l’investissement contribuant tous deux positivement à la croissance. Mais cette performance est compensée par la contribution négative du solde commercial, liée à une baisse des exportations sur la période. La croissance japonaise en rythme annuel s’établit à 0,6%.

En Chine, les données publiées concernant l’activité industrielle, l’investissement et les ventes au détail illustrent une décélération de l’activité pour le mois de juillet par rapport au mois de juin. 
 

 

Juillet 2016

En bref

Aux Etats-Unis, l’économie a faiblement progressé au 2ème trimestre sous l’effet d’une baisse de l’investissement et d’un déstockage des entreprises. En Zone euro, les indicateurs de confiance se sont montrés plutôt résistants après le résultat du référendum au Royaume-Uni alors que la croissance du 2ème trimestre a légèrement marqué le pas. A l’inverse, la confiance s’est affaissée de l’autre côté de la Manche. En Chine, la croissance économique s’est plutôt stabilisée sur le 2ème trimestre. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 0,1% et termine le mois à 1,111 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent a fortement baissé sur le mois à 42,5 dollars le baril. 

 

Thomas FOICIK, le 01 août 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, la décélération de l’activité s’est confirmée avec la publication des comptes nationaux. La croissance du PIB a faiblement progressé au 2ème trimestre en raison d’une faiblesse persistante des dépenses d’investissement et d’un déstockage conséquent des entreprises. La consommation des ménages est restée le moteur de la croissance. Le rapport sur l’emploi du mois de juin a été positif avec un rebond significatif des créations de postes (+287 000 en juin contre +11 000 en mai). Le taux de chômage s’établit à 4,9% de la population active en juin. De leur côté, les indices de confiance des directeurs d’achat ISM se sont plutôt repris en juillet à la fois du côté manufacturier (53,2 points) et du secteur des services (56,5 points). Toutefois, les indicateurs de confiance régionaux dans l’industrie ont été plutôt mitigés en août signalant toujours des difficultés dans ce secteur d’activité. En atteste la publication des commandes de bien durable, en baisse de 4% sur le mois de juin, mais qui dénote quelque peu de la production industrielle en hausse de 0,6% sur la même période. Cette dernière affiche toujours une décroissance en terme annuel. Lors de sa réunion de juillet, la Réserve Fédérale américaine a maintenu le taux directeur dans une fourchette de [0,25% ; 0,50%]. Un seul membre du Comité de Politique Monétaire a défendu une hausse de 25 points de base du taux directeur. Le communiqué final relève que les risques à court terme sur les perspectives économiques ont diminué depuis la dernière réunion. Cette mention laisse ouverte la possibilité d’une hausse de taux d’ici la fin de l’année. 

 

europe

En Zone euro, la croissance économique a marqué un peu le pas au 2ème trimestre. Le PIB en volume a progressé de 0,3%, une hausse relativement modeste par rapport au trimestre précédent. En tendance, le rythme de croissance reste régulier, à 1,6% l’an. Par pays, la France et l’Autriche ont stagné tandis que l’Espagne et la Belgique ont affiché une croissance relativement dynamique. Les indicateurs de confiance se sont plutôt bien tenus après le résultat du référendum britannique. L’indice de confiance des directeurs d’achat PMI connaît une légère baisse en juillet, passant de 53,1 à 52,9 points, un niveau compatible avec un profil de reprise encore modeste. L’indice du sentiment économique de la Commission Européenne affiche même une amélioration minime en juillet. La production industrielle a intégralement corrigé le rebond du mois avril, en se repliant de 1,3% en mai. L’industrie progresse faiblement de 0,6% en rythme annuel. Les ventes au détail ont enregistré une hausse de 0,4% en mai mais se montrent moins dynamiques. L’inflation se redresse à peine en juillet, à 0,2% l’an. A l’issue de sa réunion, la Banque Centrale Européenne n’a apporté aucune modification à l’orientation de sa politique monétaire mais des risques baissiers ont été évoqués sur la croissance et l’inflation suite au résultat du référendum au Royaume-Uni. L’institution se tient prête à agir et adapter sa politique monétaire en conséquence. Enfin, la Commission Européenne recommande de renoncer aux sanctions financières à l’encontre du Portugal et de l’Espagne au sujet de leur déficit budgétaire respectif en 2015.

Le Royaume-Uni, la première vague de statistiques après référendum est contrastée. D’un côté, les données montrent une activité relativement solide au 2ème trimestre. Le PIB croît de 0,6% sur le trimestre et le taux de chômage s’établit à 4,9% sur la période de mars à mai. De l’autre, les indices de confiance PMI se sont affaissés et signalent une contraction de l’activité à venir.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données d’activité restent contraintes en juin à l’exception du marché du travail. La production industrielle se reprend au mois le mois mais demeure mal orientée en terme annuel. La consommation se replie de nouveau en juin. L’excédent commercial progresse en valeur mais le niveau des échanges extérieurs reste en fort retrait. Le gouvernement japonais a annoncé un plan de soutien budgétaire (environ 5,6% du PIB) dont les détails seront finalisés en août.

En Chine, la croissance du PIB s’est stabilisée au 2ème trimestre, à 6,7% l’an. L’activité industrielle se maintient au-dessus de 6% en rythme annuel, mais le taux de croissance de l’investissement continue de décélérer, à 7,3%. Les ventes au détail se reprennent légèrement, à 10,6% en rythme annuel.

 

Juin 2016

En bref

Le Royaume-Uni a tenu la tête d’affiche sur le mois de juin, avec la tenue du référendum sur l’appartenance à l’Union Européenne qui a entériné la victoire des partisans de la sortie du Royaume-Uni (Brexit). Aux Etats-Unis, la Réserve Fédérale a maintenu son statut quo, après la publication de données économiques plus modérées sur le mois, notamment du côté de l’emploi. Les indicateurs de confiance en zone euro se sont maintenus sur des niveaux compatibles avec une croissance modeste de l’activité, tandis qu’en Chine, le ralentissement se poursuit. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 0,2% et termine le mois à 1,111 dollar pour un euro. A l’issu du référendum britannique, la livre sterling s’est dépréciée contre euro. Sur le mois, elle baisse de 8,6% à 0,834 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent est resté stable sur le mois à 49,7 dollars le baril.  

 

Marie THIBOUT, le 04 juillet 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, le freinage de l’activité s’est confirmé sur le mois. Les créations d’emploi notamment ont ralenti en mai, à 38 000 (contre des créations de poste mensuelles moyennes de près de 180 000 entre janvier et avril 2016). Le secteur des services est le plus touché par ce ralentissement, faisant craindre une matérialisation de la transmission du ralentissement industriel au reste de l’économie américaine : l’indice de confiance des directeurs d’achat ISM indique toujours une hausse de l’activité, mais son niveau se modère en mai. Pour l’instant, le taux de chômage américain reste faible, à 4,7%, et la consommation des ménages est dynamique en avril et en mai. La production industrielle américaine poursuit son freinage, et recule en mai. Elle décroit en terme annuel de plus de 1%. Tout au long du mois de juin, la Réserve Fédérale américaine a adopté un ton plus prudent, et a finalement maintenu lors du Comité de Politique Monétaire le taux directeur dans une fourchette de [0,25% ; 0,50%]. Ce statu quo, qui prévaut depuis décembre 2015, a été justifié par le ralentissement du rythme d’amélioration sur le marché du travail et par la dégradation des perspectives d’inflation. Par ailleurs, les perspectives de croissance ont été révisées à la baisse pour l’année en cours et s’établissent à 2% contre 2,2% lors des dernières prévisions publiées en mars.

 

 

europe

En Zone euro, les indicateurs de confiance militent toujours pour une croissance modeste de l’activité. L’indice de confiance des directeurs d’achat PMI enregistre une hausse modérée en juin, tandis que l’indice du sentiment économique se maintient sur des niveaux relativement stables sur le deuxième trimestre. La production industrielle  se reprend en avril après deux mois de retrait, et progresse de 2% en rythme annuel. Les ventes au détail dans la zone sont restées stables en avril, et leur croissance annuelle amorce un ralentissement, à 1,5%. L’inflation de la zone s’est modestement reprise en juin, à 0,1%, après quatre mois consécutifs passés en territoire négatif, sous l’effet d’une reprise de l’inflation dans les services et d’une moindre contraction des prix de l’énergie. 

Le Royaume-Uni, le mois a été rythmé par le scrutin du référendum du 23 juin 2016, à l’issu duquel une sortie de l’Union Européenne (UE) a été approuvée à une majorité de 51,9%. A la suite de ce vote, le Premier Ministre David Cameron a annoncé sa démission. Si l’Angleterre a voté pour une sortie de l’UE, l’Ecosse et l’Irlande du Nord se sont largement prononcées en faveur d’un avenir européen. Ces résultats pourraient raviver les velléités de sortie du Royaume-Uni, particulièrement vives dans le camp écossais. Des négociations concernant les modalités de sortie du Royaume-Uni mais également les nouvelles relations à établir entre ce dernier et l’Union Européenne vont s’ouvrir avec la Commission Européenne, et il est prévu qu’elles durent deux ans. Durant cette période, les Traités européens continueront de s’appliquer et le Royaume-Uni restera membre de l’UE. L’accord final devra être voté par le Parlement européen à la majorité simple, puis par le Conseil Européen à 27 à la majorité qualifiée. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données publiées sur le mois de mai restent décevantes. La production industrielle baisse sensiblement sur le mois, et la consommation reste fragile. Toutes deux sont en retrait en rythme annuel. D’autre part, l’inflation continue de reculer (-0,4% en mai), et surtout, l’inflation sous-jacente poursuit son mouvement de freinage, à 0,6%. Seules les données d’emploi restent bien orientées. 

En Chine, les données se modèrent en mai. La croissance de la production industrielle est stable à 6%, mais le taux de croissance de l’investissement ralentit, à 7,5%. Les exportations restent mal orientées, et les réserves de change, après leur stabilisation récente reculent légèrement. Les ventes au détail enregistrent un taux de croissance qui freine modestement, à 10,0%. 

 

Mai 2016

En bref

Aux Etats-Unis, les données publiées au cours du mois sont relativement mieux orientées à l’amorce du deuxième trimestre. La communication de la Réserve Fédérale a remis au centre de l’attention une hausse de taux à court terme. En zone Euro, l’activité a poursuivi sa progression sur un rythme modeste. Les britanniques restent très indécis à l’approche du référendum sur l’appartenance à l’UE. En Chine, l’activité affiche une certaine modération sur le mois. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 2,8% et termine le mois à 1,113 dollar pour un euro. La livre sterling progresse contre euro de 1,9% à 0,769 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent a poursuivi sa hausse, avec une progression de 3,2% sur le mois à 49,6 dollars le baril. 

 

Sébastien BERTHELOT, le 02 juin 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données publiées au cours du mois sont relativement mieux orientées à l’amorce du deuxième trimestre. La communication de la Réserve Fédérale a remis au centre de l’attention une hausse de taux à court terme. En zone Euro, l’activité a poursuivi sa progression sur un rythme modeste. Les britanniques restent très indécis à l’approche du référendum sur l’appartenance à l’UE. En Chine, l’activité affiche une certaine modération sur le mois. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 2,8% et termine le mois à 1,113 dollar pour un euro. La livre sterling progresse contre euro de 1,9% à 0,769 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent a poursuivi sa hausse, avec une progression de 3,2% sur le mois à 49,6 dollars le baril. 

Au Brésil, la contraction trimestrielle du PIB s’est modérée à 0,3% au premier trimestre, après 1,3% au quatrième trimestre 2015. Sur le plan politique, le Vice-Président Michel Temer a remplacé Dilma Roussef à la Présidence suite au vote du Sénat en faveur de la procédure de destitution. Celle-ci devra être validée définitivement par un nouveau vote du Sénat dans les 6 prochains mois.

 

 

europe

En Zone euro, les indicateurs d’enquête se sont maintenus en mai sur des niveaux compatibles avec une croissance modérée sur le second trimestre. L’excédent commercial est resté confortable au mois de mars pour la zone Euro à 22,3 Mds€ sur le mois. Néanmoins, la stabilité du solde masque un ralentissement notable des flux commerciaux, à la fois du côté des importations (-8,2% relativement à mars 2015) et des exportations (-4,4%). Dans l’industrie, la production s’est repliée de 0,8% en mars en glissement mensuel et affiche une stabilité par rapport à mars 2015. Le recul mensuel a atteint 1,3% en Allemagne, ce qui constitue un deuxième mois consécutif de dégradation. Cette dégradation est à nuancer par le rebond de 1,9% des commandes industrielles allemandes en mars. En France, la DARES a publié un deuxième mois consécutif de baisse en avril du nombre de demandeurs d’emploi, dans un contexte social particulièrement tendu contre la réforme du marché du travail. Au-delà de la volatilité des chiffres de pôle emploi, au regard des dynamiques observées sur les 12 derniers mois, nous relevons une tendance à l’amélioration lente du marché du travail en France. Sur le plan politique, la réunion des ministres des finances de la Zone euro (Eurogroupe) du 24 mai s’est conclue par un accord entre le gouvernement grec et ses créanciers européens. 

Le Royaume-Uni, la deuxième estimation du PIB du premier trimestre 2016 a confirmé une croissance de 0,4% en glissement trimestriel. La consommation est restée le principal moteur de la croissance avec une progression de 0,7% sur le trimestre. Les sondages publiés au cours du mois laissent planer une grande incertitude sur l’issue du référendum sur l’appartenance à l’UE du 23 juin. 

ASIE-OCÉANIE

La croissance au Japon, rebondit sur le premier trimestre 2016 de 0,4% en glissement trimestriel avec une reprise de la consommation sur la période de 0,5% ainsi qu’une amélioration de la balance commerciale. En dépit de cette hausse séquentielle, le PIB n’a pas progressé par rapport au premier trimestre 2015.

En Chine, les données se sont modérées sur le mois d’avril, après leur modeste reprise du mois de mars. La production industrielle voit sa croissance annuelle s’établir à 6% contre 6,8% le mois précèdent.
 

 

Avril 2016

En bref

Sur le mois d’avril, les données aux Etats-Unis illustrent une modération de la croissance, tandis qu’en zone euro, l’activité se redresse modestement sur le premier trimestre. L’activité chinoise poursuit son ralentissement, sans décélération plus brutale sur le mois. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 0,6% et termine le mois à 1,145 dollar pour un euro. La livre sterling s’est appréciée contre euro de 1,1% à 0,784 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent remonte de près de 22% à 48,1 dollars le baril. 

 

Marie Thibout, le 29 avril 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, l’activité est fragilisée par le ralentissement industriel. Le rythme de l’activité a de nouveau fléchi au premier trimestre 2016. Le Produit Intérieur Brut affiche une progression de seulement 0,1% en glissement trimestriel. La consommation reste le principal moteur de la croissance et l’investissement résidentiel a poursuivi son accélération. La tendance concernant l’investissement des entreprises est nettement moins favorable. Sur le mois de mars, la production industrielle s’est de nouveau repliée, et baisse de 2% en rythme annuel, malgré une reprise relative de l’indicateur d’enquête ISM dans le secteur manufacturier. Ce dernier décrit une croissance de l’activité pour la première fois depuis septembre 2015. L’amélioration du marché de l’emploi se poursuit. Les créations de postes se sont maintenues sur un rythme robuste en mars. Après 242 000 emplois en février, l’économie américaine a ajouté 215 000 postes. Le taux de chômage reste relativement faible, à 5% de la population active. Les données dans l’immobilier ont été mitigées au mois de mars. Les ventes de logements anciens se reprennent, mais à l’opposé, les mises en chantier et permis de construire sont mal orientés. La Réserve fédérale n’a pas modifié sa politique monétaire lors de la réunion d’avril. Elle conserve une approche prudente, ne fermant pas la porte à une hausse en juin prochain, sans pour autant donner plus d’éléments en ce sens.

 

europe

En Zone euro, la croissance est modérée, comme l’illustrent les indices de confiance des directeurs d’achat PMI ou encore l’indice de sentiment économique de la Commission  Européenne sur le mois de mars. La croissance annuelle de la zone sur le premier trimestre est stable, à 1,6%, mais par rapport au quatrième trimestre de l’année 2015, l’activité accélère et enregistre une hausse de 0,6%. Les chiffres de consommation des ménages sont  bien orientés dans la zone. En février, les ventes au détail progressent de plus 2 % par rapport à l’année dernière. Le marché du travail reste en amélioration, le taux de chômage poursuivant sa baisse à désormais 10,2% en mars. Le volume de production industrielle, pour la zone sur le mois de février s’est replié. Même si la dynamique de l’industrie reste modeste, la tendance de fond est au redressement. Enfin, les prix reculent en zone euro, de 0,2% en mars par rapport à leur niveau prévalant un an auparavant. 

Le Royaume-Uni, la croissance annuelle est stable à 2,1%. Les ventes au détail affichent une certaine faiblesse en ce début d’année et la production industrielle recule en février. La Banque d’Angleterre a laissé inchangée sa politique monétaire. Elle souligne que des risques baissiers liés à l’incertitude entourant la question du Brexit se sont manifestés. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données restent en retrait. L’indice de confiance des directeurs d’achat s’est à nouveau dégradé en avril et indique une baisse de l’activité dans le secteur manufacturier. Les répercussions des tremblements de terre qui ont touché l’île de Kyushu à partir du 14 avril expliquent vraisemblablement le ralentissement relativement fort de la confiance sur le mois. La production industrielle et les dépenses de consommations des ménages se sont reprises en mars, mais restent en baisse par rapport à leur niveau de mars 2015. 

En Chine, les données d’activité sur le premier trimestre ont poursuivi leur déclin. Ainsi, la croissance annuelle ralentit à 6,7% contre 6,8% précédemment. La croissance de l’activité industrielle freine à 5,8%. La modération de l’activité chinoise a été sensible notamment sur les deux premiers mois de l’année, et une légère amélioration est visible en mars, grâce à un environnement budgétaire et monétaire expansionniste. En dépit cette amélioration modeste sur la fin du premier trimestre, certains risques demeurent (liés notamment à l’endettement élevé des agents économiques) et continueront de peser sur la croissance chinoise.

 

Mars 2016

En bref

L’évènement majeur du mois de mars a été la décision de la Banque centrale européenne d’assouplir sa politique monétaire, en renforçant son programme d’achat d’actifs et en abaissant ses taux directeurs. Les données d’activité aux Etats-Unis et en Zone euro ont été plutôt encourageantes dans un contexte d’échanges commerciaux de biens sans vigueur au niveau mondial. Au Japon, la banque centrale a revu à la baisse son évaluation de la situation économique alors qu’au Brésil, l’environnement politique s’est de nouveau dégradé. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié de 4,6% et termine le mois à 1,138 dollar pour un euro. La livre sterling s’est dépréciée contre euro de 1,2% à 0,790 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent remonte de 10% à 39,6 dollars le baril.

 

Thomas Foicik, le 1er avril 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les indicateurs de confiance dans le secteur industriel renvoient quelques signaux plus encourageants, notamment au niveau régional, tandis que les données d’activité réelles relatives à l’industrie sont moins convaincantes. En février, les commandes de biens durables se replient de 2,8% au mois le mois et la production industrielle recule de 0,5%, fortement pénalisée par l’industrie minière et la production d’énergie. La tendance sur le marché du travail est restée favorable avec 242 000 emplois créés sur le mois de février. Le taux de chômage se situe à 4,9% de la population active. Les revenus des ménages et les dépenses de consommation ont progressé en février avec une croissance annuelle qui s’établit respectivement à 2,7% et 2,8%. De son côté, l’inflation américaine s’est modérée en février à 1% l’an malgré une légère progression au mois le mois. Les données dans le secteur immobilier ont été plus mitigées avec un repli des ventes de logements neufs, une progression des dépenses de construction et enfin, des mises en chantier et permis de construire, plutôt en ligne avec la stabilisation du début d’année. Lors de sa dernière réunion, les membres du Comité de Politique Monétaire (FOMC) ont assoupli leurs anticipations sur le rythme des hausses de taux potentielles sur l’année 2016. Seulement deux mouvements de hausse du taux Fed Funds sont anticipés contre quatre lors de la réunion du mois de décembre dernier. Les perspectives de croissance et d’inflation ont également été revues à la baisse.

 

europe

En Zone euro, les statistiques économiques ont été plutôt encourageantes sur l’activité en début d’année à la fois du côté de l’industrie et de la consommation. Les indices de confiance se sont, soit stabilisés pour ceux de la Commission européenne, soit légèrement redressés du côté des directeurs d’achat (PMI) et du ZEW, supportant le scénario d’une croissance toujours modeste au sein de la zone. La production industrielle a connu un fort rebond de 2% au mois le mois en janvier tout comme l’activité en construction qui progresse mensuellement de 3,6%. Du côté de la consommation, les immatriculations sont restées dynamiques tandis que les ventes au détail sont de nouveau en hausse, de 0,4% par rapport au mois de décembre. Les données de consommation en France et en Allemagne demeurent bien orientées en février. Le taux de chômage enregistre une baisse à 10,3% de la population active en janvier. Du côté des crédits, la dynamique s’améliore également avec une progression des crédits aux entreprises, de 0,4% au mois le mois. Concernant l’inflation, les prix à la consommation se contractent plus modestement avec une décroissance annuelle de -0,1% en mars.  De son côté, la BCE a intensifié son assouplissement en réduisant les taux directeurs, en augmentant la cadence de son programme d’achat d’actifs de 60 à 80Mds€ par mois, en élargissant les titres éligibles à l’achat aux obligations d’entreprises non financières et en renouvelant ses opérations de refinancement ciblées (TLTRO2).

Le Royaume-Uni la dynamique de l’industrie reste faible avec une croissance annuelle de 0,2%. En février, le nombre de chômeurs a reculé de 18 000 personnes tandis que l’inflation est restée modeste, en hausse de 0,3% l’an.

ASIE-OCÉANIE

En Chine, le gouvernement a annoncé un objectif de croissance entre 6,5 et 7% pour 2016. Les statistiques en janvier et février marquent une modération de l’activité : l’industrie ralentit à 5,4% l’an, la consommation des ménages se modère à 10,2% l’an et les exportations sont en décroissance annuelle. Toutefois la lecture des données est rendue difficile par l’impact saisonnier du nouvel an chinois.

Au Japon, les données d’activité ont été plutôt faibles puisque l’activité industrielle s’est repliée de 6% au mois le mois et les exportations sont en baisse de 6% en rythme annuel sur le mois de février. La consommation des ménages s’améliore sur le mois (+1,7%) mais reste en contraction en terme annuel. 

 

Février 2016

En bref

Le mois de février a été marqué par l’accord entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne qui redéfinit en partie les liens du pays avec ses partenaires européens. La faiblesse de l’inflation en zone euro s’accentue en ce début d’année 2016 et les indicateurs de confiance sont moins bien orientés. Aux Etats-Unis, le début des primaires républicaines et démocrates a vu Donald Trump et Hillary Clinton prendre la tête dans leurs camps respectifs. En Chine, la Banque Centrale a de nouveau assoupli sa politique monétaire pour tenter de freiner le ralentissement de l’activité. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié de 0,4% et termine le mois à 1,087 dollar pour un euro. La livre sterling s’est dépréciée contre euro de 2,7% à 0,781 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent remonte de 3,5% à 36 dollars le baril.

 

Sébastien Berthelot, le 2 mars 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, le rythme des créations mensuelles d’emploi s’est modéré en janvier, après une fin d’année 2015 très dynamique. Concernant les rémunérations, les développements sont plus favorables. En rythme annuel, la croissance annuelle du salaire horaire s’établit à 2,5%, confirmant l’inflexion positive du mois précédent. Dans l’industrie, les données restent mitigées. L’indicateur d’enquête ISM manufacturier est stable en janvier et décrit une activité en contraction pour le 4ème mois consécutif. En dépit de cette ambiance morose, la production industrielle connait un répit en janvier et enregistre sa première hausse mensuelle depuis septembre (+0,9%). Concernant les ménages, la dynamique de consommation ne faiblit pas en janvier, portée par une tendance favorable du revenu disponible (respectivement +0,4% en glissement mensuel). En mettant en avant le resserrement des conditions financières et les risques extérieurs, les membres de la Réserve Fédérale ont tempéré les attentes quant à une éventuelle hausse de taux lors de la réunion du mois de mars. Sur le plan politique, les primaires pour l’élection présidentielle de novembre prochain ont débuté. Après un départ délicat, Hillary Clinton a pris l’ascendant face à Bernie Sanders chez les démocrates, et Donald Trump domine du côté républicain. Les conventions d’investiture des candidats interviendront en juillet.

 

europe

En Zone euro, les indicateurs de confiance sont mal orientés en février, confirmant les perspectives de croissance modeste de la zone. Le fléchissement, déjà amorcé en janvier, concerne autant les ménages que les entreprises. En Allemagne l’indice IFO de confiance des chefs d’entreprise connait son plus bas niveau depuis décembre 2014. La dynamique de l’industrie Outre-Rhin s’est affaissée sur la fin d’année, avec une contraction de la production industrielle en décembre qui atteint 2,3% par rapport au niveau de décembre 2014. Une baisse de l’activité industrielle est également enregistrée en décembre en Espagne et en Italie. Sur le marché du travail, l’amélioration en zone euro s’est prolongée en clôture de l’année 2015. Le taux de chômage poursuit sa décrue pour atteindre à 10,4%, son plus bas niveau depuis la fin de l’année 2011. Concernant l’inflation, la tendance de ce début d’année est défavorable. En février, la variation annuelle des prix à la consommation repasse en territoire négatif à -0,2%, et la croissance annuelle des prix hors alimentation et énergie s’affaisse à 0,7%, contre 1% en janvier.

 

Le Royaume-Uni et l’Union Européenne ont signé le 19 février, lors du Conseil Européen, un accord pour le maintien du pays au sein des 28. Le texte répond en grande partie aux demandes adressées en novembre 2015 par David Cameron au Président du Conseil Européen Donald Tusk. David Cameron a annoncé qu’il défendrait le maintien du Royaume-Uni dans l’UE lors du référendum qui se tiendra le 23 juin 2016. La production industrielle a enregistré un recul de 1,1% en décembre par rapport au niveau de novembre, confirmant la tendance au ralentissement de l’industrie britannique.

ASIE-OCÉANIE

En Chine, les réserves de change ont poursuivi leur diminution entamée depuis le milieu d’année 2014. Au cours du mois de janvier 2016, la baisse atteint 99 milliards de dollars supplémentaires, ce qui établit les réserves chinoises à 3 231 milliards de dollars. Sur le plan monétaire, la Banque Populaire de Chine poursuit sa politique accommodante avec une nouvelle baisse du ratio de réserves obligatoires

 

 

Au Japon, l’inflation poursuit son ralentissement. Les prix sont désormais stables par rapport à leur niveau de janvier 2015. Le fléchissement des indicateurs de confiance touche également le pays, avec un PMI manufacturier qui s’établit à 50,2 en février, contre 52,3 en janvier.

 

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