Environnement Économique

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Avril 2017

En bref

Le mois d’avril aura été marqué par les annonces politiques réalisées par l’administration Trump. Le Président américain a notamment déclaré qu’il ne considère plus que la Chine manipule sa devise, ce qui a permis un relâchement des tensions politiques entre les deux pays. D’autre part, les grandes lignes du projet de réforme de la fiscalité ont été annoncées : elles reposent sur une baisse du taux d’imposition sur les sociétés à 15% ainsi qu’une réduction du taux maximal d’imposition sur le revenu. En zone euro, les données publiées sur le mois illustrent toujours une croissance modeste de l’activité. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 2,2% et termine le mois à 1,09 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent enregistre une nouvelle baisse (-2% sur le mois) et termine à 51,7 dollars le baril. 

 

Marie Thibout, le 02 mai 2017

amerique

Aux Etats-Unis, la croissance du PIB a ralenti à 0,2% en glissement trimestriel, du fait d’une consommation qui ne progresse que de 0,1%. Cette faiblesse était prévisible au regard des données mensuelles publiées pour janvier et février qui restaient en retrait par rapport aux indicateurs de confiance. La tendance reste favorable dans l’industrie, avec une nouvelle amélioration de la production industrielle en mars. La progression des indicateurs manufacturiers s’est modérée en avril, mais le niveau de ces enquêtes décrit toujours une croissance relativement robuste de l’activité. Les données concernant le marché du travail restent bien orientées, malgré une modération des créations d’emploi en mars. Le taux de chômage s’est de nouveau réduit, à 4,5% de la population active, et du coté des rémunérations, la bonne dynamique se maintient avec une croissance annuelle des salaires horaires à 2,7%. Dans l’ensemble les données publiées sur le mois ne remettent pas en question notre vision d’une amélioration de la conjoncture américaine. Enfin, la Réserve fédérale prépare désormais le terrain pour une sortie de sa politique d’achat d’actifs : les minutes de la dernière réunion nous apprennent que la plupart des participants du comité de Politique Monétaire jugent qu’un changement de la politique de réinvestissement des actifs arrivant à maturité pourrait être approprié vers la fin d’année 2017. 

 

europe

En Zone Euro, les données publiées sur le mois ont continué d’illustrer le momentum plus favorable dans lequel se situe actuellement l’activité de la zone euro. Confirmant les trajectoires dessinées au cours des derniers mois, les indices de confiance des directeurs d’achat PMI pour la zone ainsi que le sentiment économique se sont de nouveau améliorés en avril. Malgré cette accumulation de signaux militant pour une accélération de la croissance, l’activité réelle peine encore à enclencher la vitesse supérieure. La croissance française sur le premier trimestre n’a ainsi progressé que de 0,3%, un rythme encore modéré. Les flux commerciaux entre la zone euro et le reste du monde font de nouveau état d’un commerce mondial qui retrouve un peu de dynamisme, avec un excédent commercial qui augmente légèrement pour atteindre 19,2Mds€ en février. Sur le plan monétaire, la croissance des prix à la consommation rebondit en avril, à 1,9%. Ce rebond, s’il venait à se confirmer sur les prochains mois, pourrait inciter la Banque Centrale Européenne à modérer son discours encore accommodant sur la conduite de sa politique monétaire. Pour le moment, le conseil des gouverneurs reste encore prudent quant à l’évolution des risques pesant sur la croissance économique européenne.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, la production industrielle ralentit en mars, sans que ce mouvement remette en cause notre scénario de reprise conjoncturelle modeste : l’industrie enregistre une croissance annuelle toujours dynamique, à plus de 3%. Les dépenses de consommation des ménages restent pour l’instant à la traine, malgré des données d’emploi toujours bien orientées. La banque du Japon (BoJ) a laissé inchangé la conduite de sa politique monétaire et prévoit toujours un retour de l’inflation vers sa cible de 2% au cours de l’année fiscale 2018. Cette dernière pour l’instant toutefois reste bien en deçà, s’établissant en mars à 0,2%, après un nouveau ralentissement. 

En Chine, la croissance a légèrement accéléré au 1er trimestre 2017, à 6,9% en rythme annuel, à la faveur d’un léger mieux dans l’industrie et d’une dynamique plus favorable de la consommation sur le mois de mars. En parallèle, l’investissement affiche un regain de croissance en mars, et semble désormais ne plus être seulement le fait des dépenses des entreprises publiques mais également de celles du secteur privé. Un premier signal d’un desserrement des contraintes pesant sur les flux de capitaux sortants a émergé sur le mois, ce qui pourrait signifier que la banque centrale anticipe un affaiblissement des pressions baissières sur le yuan. Nous restons toutefois prudents vis-à-vis de l’économie chinoise, car les risques financiers restent présents.

 

Mars 2017

En bref

En mars, la Réserve Fédérale américaine a procédé à un relèvement de son taux directeur, actant ainsi l’amélioration des conditions économiques, en accord avec nos dernières perspectives économiques et financières. Du côté politique, le Président D. Trump a subi un revers législatif avec l’échec de son projet de loi visant au remplacement et à l’abrogation d’une partie de la réforme de la protection sociale de l’administration précédente (Obamacare). En Europe, l’évènement marquant du mois a été la notification officielle par T. May du processus de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Celle-ci ouvre une phase de négociation de deux ans pour redéfinir les nouveaux contours de leur relation. Au Japon, les données économiques publiées confirment une embellie depuis la fin d’année 2016.  Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 0,9% et termine le mois à 1,07 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent enregistre une baisse de 5% sur le mois et termine à 52,8 dollars le baril. 

 

Thomas Foicik, le 03 avril 2017

amerique

Aux Etats-Unis, l’amélioration généralisée des enquêtes de confiance, en particulier dans le secteur industriel, continue de se diffuser peu à peu dans les données réelles. L’indice ISM manufacturier, largement supérieur au seuil de 50 points, fait état d’une expansion de l’activité qui se concrétise, sur le mois de février, par une hausse simultanée de la production et des commandes à l’industrie. Après plusieurs trimestres de contraction, l’activité industrielle affiche de nouveau un taux annuel de croissance positif, portée par une accélération de la production manufacturière. Du côté des ménages américains, leur niveau de confiance atteint désormais un nouveau plus haut depuis 2001. Pour autant, cet optimisme ne se traduit pas forcément dans les dépenses de consommation en volume. Ces dernières s’inscrivent en recul sur les deux premiers mois de l’année sous l’effet d’une remontée progressive de l’inflation. En effet, les prix à la consommation sont en hausse de 2,7% sur un an. Dans le secteur immobilier, la tendance demeure favorable sur ce début d’année que ce soit du côté des permis de construire ou des ventes de logement neuf. En milieu de mois, la Réserve Fédérale a procédé à une nouvelle hausse de son taux directeur de 0,25% à [0,75% ; 1%]. C’est la troisième hausse de taux depuis fin 2015. Les récentes prises de parole des membres de la Réserve Fédérale semblent moins accommodantes que par le passé en évoquant la possibilité de relever au-delà de trois fois le taux directeur d’ici la fin d’année. 

 

europe

En Zone Euro, les publications des indices de confiance sont univoques au mois de mars sur l’orientation plus favorable des conditions d’activité et confortent le rehaussement de notre point de vue conjoncturel sur la zone. L’indice composite de confiance des directeurs d’achat (PMI) atteint un plus haut depuis avril 2011 à 56,7 points, un niveau cohérent avec une amélioration de l’activité dans les services et dans l’industrie sur le 1er trimestre. Dans les données réelles, la production industrielle s’inscrit en hausse en janvier malgré une baisse sensible relative au secteur de la construction. De leur côté, les dépenses de consommation ont été plutôt mitigées comme en atteste la modération des ventes des détaillants sur les deux premiers mois de l’année. Après un bon mois de janvier, les immatriculations de véhicules ont été un peu moins dynamiques en févier, mais restent en croissance positive en tendance. Ces données de consommation publiées en terme réel sont pénalisées par la remontée de l’inflation qui affecte le revenu réel disponible des ménages. Après avoir atteint 2% en février, l’inflation a légèrement reflué à 1,5% sur un an, un niveau bien au-dessus des trimestres précédents. Le taux de chômage de la zone euro s’établit désormais à 9,6% dans un contexte où le nombre de demandeurs d’emploi diminue graduellement. Du côté monétaire, la dernière opération de refinancement TLTRO2 a vu une forte demande des banques de la zone euro.

Au Royaume-Uni, Theresa May a officiellement notifié le déclenchement de l’article 50 du Traité de Lisbonne, point de départ du processus de sortie de l’Union européenne. La Banque d’Angleterre n’a pas modifié sa politique monétaire dans un contexte où les prix à la consommation ont accéléré en février, passant de 1,8% à 2,3% sur un an. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données mensuelles laissent augurer d’une meilleure dynamique d’activité au premier trimestre. La production industrielle progresse de 2% en février et les dépenses de consommation se reprennent légèrement. Les exportations et les importations sont de nouveau en hausse en février et attestent d’une reprise des échanges commerciaux. 

En Chine, les statistiques sont encourageantes sur le plan conjoncturel. La production dans l’industrie croît à un rythme stable de 6,3% et l’investissement se reprend en février mais l’effort reste porté par les entreprises publiques. Cela nous invite toujours à une grande vigilance sur les risques financiers portés par l’économie chinoise.

 

 

Février 2017

En bref

Le mois de février s’est caractérisé par la poursuite du mouvement de remontée de l’inflation dans les pays développés. Cette progression concerne essentiellement la composante énergie des indices et ne reflète pas un mouvement généralisé de tension inflationniste. En termes d’activité, la dynamique positive s’est confirmée aux Etats-Unis et en Europe, ce qui va dans le sens de notre vision d’une croissance modérée mais en progrès dans ces zones. Les flux commerciaux sont en général en progression en Asie et les indices de confiance sont bien orientés. Sur le marché des changes, l’euro s’est déprécié contre dollar de 1,5% et termine le mois à 1,060 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent est quasiment stable sur le mois et termine à 55,6 dollars le baril. 

 

Sébastien Berthelot, le 02 mars 2017

amerique

Aux Etats-Unis, la tendance positive des données d’enquête s’est renforcée sur le mois. Les indicateurs manufacturiers régionaux enregistrent des hausses marquées, et les indices ISM nationaux décrivent une croissance robuste de l’activité dans le manufacturier et les services. Cette bonne tenue commence à se ressentir dans les données réelles. Les commandes à l’industrie sont en progression de 1,3% en glissement mensuel en décembre et affichent une croissance annuelle de 3,6%. De même la production du secteur manufacturier s’inscrit progressivement dans une dynamique haussière. Concernant les ménages, les données ont été plus mitigées. Si les consommateurs sont actuellement très confiants dans l’économie, les ventes au détail ont pour autant reculé en volume au mois de janvier. La remontée progressive de l’inflation s’est poursuivie, toujours sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie. La croissance annuelle des prix à la consommation atteint 2,5%, celle des prix hors alimentation et énergie est stable à 2,2%. Dans ce contexte, la Réserve Fédérale n’a pas modifié sa politique monétaire, mais a adopté un discours moins accommodant au cours du mois. Les membres ont multiplié les déclarations favorables à une hausse de taux lors des prochaines réunions de politique monétaire.

 

europe

A l’image des Etats-Unis, les enquêtes de confiance (PMI, IFO), publiées pour le mois de février en Zone Euro, confortent notre vision de conditions plus favorables à la croissance au premier trimestre 2017. Les chiffres d’immatriculations de véhicules ont été de bonne facture sur le premier mois de l’année avec une progression de 11% sur un an. L’ensemble des pays de la zone affiche une croissance dynamique sur le mois de janvier à l’exception de l’Irlande. En Allemagne, après un troisième trimestre en demi-teinte, la croissance s’est affermie sur le quatrième trimestre 2016. L’activité a progressé de 0,4% sur le trimestre, tirée par la demande domestique avec en particulier un soutien significatif  de la consommation du gouvernement et de l’investissement. En France, le taux de chômage selon la définition du Bureau International du Travail (BIT) a légèrement diminué au 4ème trimestre 2016, passant de 9,8% à 9,7% de la population active. Cette statistique confirme l’amélioration encore très modeste des conditions sur le marché du travail à l’image des chiffres publiés par Pôle emploi sur les derniers mois. Concernant l’évolution des prix, l’inflation en zone euro se rapproche de la cible de la Banque Centrale Européenne. La croissance annuelle des prix à la consommation s’élève à 1,8% en janvier, contre 1,1% en décembre. Hors alimentation et énergie, l’inflation est néanmoins stable et se limite à 0,9%.

La croissance du PIB  britannique, au quatrième trimestre 2016 a été relativement robuste sous l’effet d’une consommation dynamique et d’un rebond des exportations. A contrario, l’investissement a stagné sur le trimestre, confirmant une dynamique moins favorable en 2016. En rythme annuel, la croissance du PIB est restée stable à 2%. Sur le plan politique, la Chambre Basse du Parlement a voté à une écrasante majorité le projet de loi autorisant le gouvernement de Theresa May à déclencher l’Article 50 du traité de l’Union Européenne, point de départ à la sortie du pays de l’Union. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données d’activité ont été bien orientées sur le mois. Les exportations et les importations affichent des rythmes de croissance annuelle de l’ordre de 4% en janvier, et les indicateurs de confiance des entreprises se redressent progressivement. 

En Chine, les données ont été mitigées sur le mois, et nous incitent toujours à une grande vigilance : si les échanges commerciaux restent dynamiques, les sorties de capitaux se sont amplifiées sur le quatrième trimestre 2016 et les réserves de change poursuivent leur baisse. D’autre part, les indicateurs de confiance confirment leur retrait en janvier. 

 

 

Janvier 2017

En bref

L’année 2017 débute sur une perception plus favorable de l’environnement économique par les entreprises, comme en atteste l’amélioration généralisée du climat des affaires au niveau mondial. Aux Etats-Unis, l’actualité économique a été marquée par les premières annonces du Président élu, D. Trump, ciblant les conditions des échanges avec certains partenaires commerciaux. La croissance du PIB américain sur le 4ème trimestre conforte notre vision d’une activité modérée. En Europe, notre attention s’est portée sur les signaux d’une conjoncture plus favorable mise en évidence par une croissance en légère accélération au 4ème trimestre, une inflation qui se reprend et une consolidation du niveau de confiance. Les données économiques ont également été de meilleure facture au Japon du côté de l’industrie et des échanges commerciaux. En Chine, les données d’activité affichent un nouveau mois de stabilité, mais les risques financiers illustrés par les sorties de capitaux maintiennent notre vision négative sur le pays. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 2% et termine le mois à 1,075 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a reculé de 2% sur le mois et termine à 55,7 dollars le baril. 

 

Thomas Foicik, le 1er février 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, le relèvement de nos perspectives sur l’économie a été conforté par la confirmation sur le mois des signaux récents, plus encourageants, sur l’industrie : la production industrielle s’est reprise en décembre tout comme les commandes à l’industrie hors transport et les indicateurs régionaux de climat des affaires qui signalent désormais, de manière univoque, une expansion de l’activité industrielle. Du côté de l’emploi, les créations de postes se sont bien tenues en décembre, avec 156 000 nouvelles embauches qui portent le taux de chômage à 4,7% de la population active. La dynamique des rémunérations reste haussière et se concrétise par une croissance du salaire horaire de 2,9% sur un an. La croissance du PIB sur la fin d’année 2016 illustre une activité modérée, portée par la consommation des ménages et l’investissement, mais pénalisée par une contribution négative du solde commercial. En termes de politique économique, le nouveau Président des Etats-Unis, D. Trump, a signé ses premiers décrets sur le mois. Ces décisions ont confirmé la tendance plus protectionniste de la nouvelle administration, avec le retrait du pays du traité de libre-échange Transpacifique et la volonté de renégocier l’accord commercial régional de l’ALENA. D. Trump a également choisi de revenir en arrière sur deux orientations de son prédécesseur, en relançant deux projets d’oléoducs et en instaurant des marges de manœuvre afin de ne plus appliquer la loi sur la santé « Obamacare ».

 

europe

En Zone Euro, l’embellie récente du climat des affaires s’est matérialisée dans une accélération, relativement modeste, de la croissance du PIB sur le 4ème trimestre. Les enquêtes de confiance du mois de janvier ont consolidé cette tendance plus positive. Le secteur industriel a poursuivi son expansion en novembre et la consommation des ménages demeure un soutien à la croissance en fin d’année. Notre appréciation sur l’activité en Zone euro demeure toutefois prudente tenant compte d’un environnement politique chahuté et de progrès sur les fondamentaux structurels au sein des économies de la zone encore fragiles. En janvier, l’inflation a rebondi à 1,8% sur un an portée par une accélération sensible des prix de l’énergie. L’évolution de l’inflation hors prix alimentaire et énergie reste inerte autour de 1% l’an ce qui ne justifie pas d’inflexion de la politique monétaire de la BCE. Cette dernière a réitéré vouloir s’assurer d’un ajustement durable de l’inflation conforme à son objectif (proche de 2%).

Au Royaume-Uni, Theresa May a dévoilé la position de son gouvernement pour les futures négociations de sortie du pays de l’Union Européenne. Une des priorités affichées par la Première Ministre sera le contrôle de l’immigration, ce qui impliquera la sortie du pays du marché unique. Elle entend également sortir de l’Union douanière afin de pouvoir négocier des accords de libre-échange de façon bilatérale avec des pays tiers. Dans le même temps, la Cour Suprême a confirmé la nécessité pour le gouvernement de consulter le Parlement afin de déclencher l’article 50 du Traité de l’UE. Au regard des publications économiques, la croissance demeure bien orientée (2,2% sur un an) et l’inflation se reprend à 1,6%. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données d’activité ont été de meilleure facture en fin d’année avec une reprise modérée de l’industrie et des échanges commerciaux. Sur le front de l’inflation, les progrès sont insuffisants par rapport à l’objectif de la banque centrale. Notre prudence sur l’activité économique du pays est maintenue en raison d’une demande domestique relativement faible jusqu’à présent.

En Chine, la croissance économique s’est maintenue sur l’année 2016 sous l’effet d’une politique de relance de l’investissement public au détriment de l’investissement privé. La progression de l’endettement du secteur public, la diminution des réserves de change corollaire de l’accentuation des sorties de capitaux  constituent une combinaison de risques financiers croissants qui nous amènent à maintenir notre vision négative sur l’économie, et ce malgré une stabilisation apparente sur le plan conjoncturel.

 

 

Décembre 2016

En bref

Les banques centrales aux Etats-Unis et en zone euro ont marqué l’actualité économique du mois de décembre. Aux Etats-Unis, le comité de Politique Monétaire de la Réserve Fédérale (FOMC) a voté comme anticipé en faveur d’une hausse de 0,25% de la cible de son taux directeur, la portant à [0,50% ; 0,75%], décision qui intervient exactement un an après un premier mouvement d’une amplitude similaire et justifié par les progrès sur le marché du travail et sur le front de l’inflation. En Europe, la Banque Centrale Européenne a décidé d’ajuster, à partir d’avril 2017, le montant des achats mensuels de son programme d’achat, les ramenant de 80Mds€ à 60Mds€ et en les prolongeant jusqu’à fin décembre 2017 à minima. Le maintien d’un rythme soutenu d’achat de titres alimentera la hausse de la taille du bilan de la BCE à près de 4500Mds€, soit près de 43% du Produit Intérieur Brut de la Zone Euro. En Chine, les données d’activité sont restées relativement stables, mais les sorties de capitaux et la baisse des réserves de change se poursuivent. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 0,9% et termine le mois à 1,054 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a progressé de 12,6% sur le mois et termine à 56,8 dollars le baril. 

 

Marie THIBOUT, le 02 janvier 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les indicateurs d’enquête publiés pour le mois de décembre confirment l’amélioration du climat des affaires entrevue en novembre. Pour autant la production industrielle reste en recul en terme annuel de 0,6%. Du coté des ménages, les données de l’emploi poursuivent leur amélioration, avec des créations de postes de 178 000 en novembre, et une baisse du taux de chômage à 4,6% de la population active. Les dépenses de consommation ont modérément progressé sur ce dernier mois, et enregistrent une croissance annuelle toujours relativement dynamique, à 2,8%. Au regard des développements économiques et politiques des dernières semaines, il a été décidé d’ajuster à la hausse le scénario macroéconomique des Etats-Unis, passant d’une vision neutre négative à une vision neutre. Cette révision s’est faite sur la base de signaux plus encourageants perceptibles du côté des industries en lien avec les secteurs minier et de l’énergie, qui bénéficient d’un niveau de prix du pétrole dorénavant moins pénalisant, mais aussi sur l’observation d’un choc de confiance sur les derniers mois alimenté par la perspective d’implémentation de mesures de soutien à l’économie de la nouvelle administration de Donald Trump. Dans ce contexte, nous n’anticipons plus de freinage à moyen terme de la croissance américaine mais une poursuite d’une croissance de l’activité sur un rythme modéré. Nous restons pour le moment toutefois prudents, du fait d’un niveau très élevé de la monnaie américaine, un facteur pénalisant pour les entreprises américaines exportatrices, et dans l’attente d’observer réellement si les mesures annoncées par Donald Trump se traduisent par un dynamisme supplémentaire de l’investissement sur le sol américain.

 

europe

En Zone euro, le climat des affaires a pris une tournure plus positive sur le 4ème trimestre, mais la matérialisation de cette amélioration dans les données d’activité reste encore trop incertaine pour altérer notre vision vigilante sur le scénario européen. Ainsi la production industrielle a légèrement reculé en octobre et enregistre une croissance annuelle faible, de 0,6%. Sur le front politique, l’instabilité reste d’actualité. Les électeurs italiens ont rejeté la réforme constitutionnelle du Sénat proposée par le Président du Conseil M. Renzi lors du référendum du 4 décembre. Ce dernier a présenté sa démission et a été remplacé par Paolo Gentiloni, ancien ministre des affaires étrangères.

Le Royaume-Uni, la Cour Suprême s’est réunie pour examiner l’appel du gouvernement suite à la décision de la Haute Cour de Londres qui oblige le gouvernement à consulter le Parlement pour déclencher l’article 50 du Traité de l’Union. Cette activation ouvrira le cycle de négociation de sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne. La décision des juges devrait être rendue début janvier. Parallèlement, le Parlement a voté en faveur du calendrier proposé par le gouvernement qui prévoit de déclencher l’article 50 avant le 31 mars 2017.  

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, , l’inflation progresse modérément en novembre, mais reste bien en deçà de l’objectif de la banque centrale. Les données d’activité montrent une amélioration de l’industrie qui se poursuit, tandis que la consommation des ménages reste pour l’instant peu dynamique. Ces nouvelles publications nous incitent à conserver notre prudence sur l’activité économique du pays, en raison d’une demande domestique qui ne montre pas de signaux d’amélioration francs. 

En Chine, la stabilisation de l’activité observée n’a été possible qu’en stimulant l’investissement public au détriment de l’investissement privé. Ce phénomène participe à l’accumulation de risques financiers à travers la progression de l’endettement du secteur public, dans un contexte où les sorties de capitaux sont toujours présentes et où les réserves de change poursuivent leur mouvement de baisse, nous conduisant à rester très vigilants sur l’activité chinoise.  

 

Novembre 2016

En bref

L’élection de Donald Trump à la Présidence des Etats-Unis constitue le principal événement du mois. Le programme du candidat républicain dessine une relance de l’activité, mais les incertitudes sont grandes quant aux mesures qui seront retenues. En zone Euro, les données d’enquête se sont améliorées, sans être confirmées pour le moment par les données d’activité. En Chine, nous constatons une stabilisation de l’activité, reposant sur le soutien des entreprises publiques. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 3,6% et termine le mois à 1,059 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a reculé de 1,5% sur le mois et termine à 48,3 dollars le baril. 

 

Sébastien BERTHELOT, le 01 décembre 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, le candidat Républicain Donald Trump a remporté l’élection présidentielle. Son programme économique devrait reposer essentiellement sur des baisses d’impôt pour les entreprises et les ménages, ainsi que sur un plan de dépenses d’infrastructures. Ces mesures pourraient à moyen terme relancer la croissance et l’emploi, mais devraient rencontrer l’opposition d’une partie des Républicains du fait de leur effet négatif sur les finances publiques. En termes de commerce extérieur, les discours très protectionnistes du candidat Donald Trump pourraient fortement peser sur les échanges commerciaux. Le risque de montée du protectionnisme et de repli sur soi que nous mettions en avant lors de nos Perspectives est ainsi en passe de se matérialiser. Sur le plan des données, l’activité est restée modérée, en ligne avec notre vision de croissance faible de l’économie américaine. Malgré des indicateurs d’enquête mieux orientés dans le secteur manufacturier, l’industrie peine toujours à se redresser, confirmant nos réserves sur l’activité de ce secteur. La production a stagné en octobre, après une baisse de 0,2% en septembre. Du côté du consommateur américain, la tendance est plus favorable. Les ventes au détail affichent une croissance annuelle en accélération à plus de 4%, soutenues par un marché du travail robuste. Concernant la politique monétaire, la Réserve Fédérale a multiplié les messages laissant présager une hausse de taux lors de la réunion de décembre. 

 

europe

En Zone euro
En Zone euro, le flux de données a mis en évidence une correction de l’activité industrielle en septembre après un mois d’août particulièrement dynamique. Ainsi l’industrie croît très modestement au 3ème trimestre et valide nos perspectives sur la reprise encore insuffisante de l’investissement. Le PIB allemand du troisième trimestre, en légère progression de 0,2% en glissement trimestriel, illustre cette faiblesse avec une stagnation de l’investissement. Sur l’ensemble de la zone, le momentum des nouvelles immatriculations a continué de perdre en intensité sur le mois d’octobre (-1,2% en glissement annuel). En France, les difficultés sur le marché du travail persistent. Le taux de chômage a de nouveau progressé sur le troisième trimestre après trois trimestres consécutifs de baisse. Les indices de confiance publiés pour le mois de novembre font néanmoins état d’une amélioration du sentiment économique au 4ème trimestre à la fois pour les entreprises et les ménages. Il faudra toutefois attendre la publication des données d’activité constatées pour juger de la validité de cette tendance. 

Le Royaume-Uni, les données publiées décrivent toujours une économie résistante au choc du référendum de juin dernier, une situation en ligne avec notre vision qui ne privilégiait pas un freinage immédiat de l’activité. Sur le plan politique, la Haute Cour de Londres a rendu une décision obligeant le gouvernement à saisir le Parlement pour l’activation de l’article 50 du traité de l’UE, ce qui déclenchera les négociations de sortie du Royaume-Uni. Face à ce revers, Theresa May a maintenu sa volonté de débuter les négociations d’ici fin mars 2017 et a fait appel auprès de la Cour Suprême. Enfin, le Ministre des Finances a présenté ce mois-ci un budget qui relâche la contrainte budgétaire pour les 5 années à venir.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, le PIB au troisième trimestre a progressé de 0,5% par rapport au trimestre précédent. Nous conservons toutefois notre prudence sur ce pays, dans la mesure où la demande domestique est restée en retrait sur la période : la consommation et l’investissement enregistrent une contribution nulle à la croissance. L’essentiel de la dynamique trimestrielle repose sur les exportations. 

En Chine, les données publiées en octobre désignent une stabilisation de l’activité économique. La production industrielle enregistre une croissance annuelle similaire à septembre à 6,1%. L’investissement reste tiré par les entreprises publiques, peu productives et plus endettées, ce qui maintient notre position prudente sur la Chine. 

 

Octobre 2016

En bref

Aux Etats-Unis, la croissance économique s’est reprise au 3ème trimestre mais reste modeste en tendance en accord avec nos perspectives. En Zone euro, les données d’activité maintiennent la perspective d’une reprise modeste tandis que les indices de confiance sont plus encourageants au début du 4ème trimestre. En Chine, les statistiques attestent d’une stabilisation de nature conjoncturelle au 3ème trimestre qui s’inscrit dans une tendance au ralentissement structurel de l’économie. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 1,9% et termine le mois à 1,09 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a reculé de 3,7% sur le mois et termine à 48,3 dollars le baril. 

 

Thomas FOICIK, le 02 novembre 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les statistiques publiées sur le mois ont été légèrement plus favorables à l’exception de la faiblesse persistante de l’investissement qui illustre notre vision d’une économie en freinage. Le chiffre de croissance au sens du PIB du 3ème trimestre ressort en hausse de 0,7% mais l’investissement pénalise de nouveau l’activité. Le secteur industriel, que ce soit à travers les commandes de biens durables ou la production, demeure fébrile. L’indicateur national d’enquête ISM manufacturier s’est toutefois repris à un niveau signalant une expansion d’activité (51,5 points) tandis que les indicateurs régionaux renvoient une image plus contrastée. Le secteur de la construction s’inscrit dans une phase de modération avec une baisse des mises en chantier et des dépenses de construction. Du côté des ménages américains, la confiance s’érode légèrement à partir d’un niveau élevé dans un contexte où le marché du travail conserve une orientation positive (156 000 créations d’emploi en septembre). Le taux de chômage est quasi stable à 5% de la population active. La consommation demeure le moteur de la croissance, avec une progression des dépenses des ménages de 0,5% en septembre. La publication des minutes de la Réserve Fédérale réitère la mention indiquant que les membres du comité de politique monétaire (FOMC) jugent que les arguments en faveur d’une hausse de taux se sont renforcés.

 

europe

En Zone euro, notre message prudent sur la reprise reste d’actualité après la publication de la croissance du PIB au 3ème trimestre qui affiche une hausse modeste de 0,3%. Sur un an, l’activité est stable et régulière autour de 1,6%. La croissance française reste un ton en dessous (1,1%) tandis que l’Espagne croît à un rythme toujours soutenu (3,2%). Pour le mois d’octobre, les indices de confiance ont été plutôt encourageants à la fois dans le secteur industriel et des services. L’indice PMI manufacturier de la zone s’établit désormais à 53,3 points, un plus haut de 30 mois. De son côté, la production industrielle s’est solidement reprise en août après un accès de faiblesse en juillet. La forte volatilité observée durant la période estivale invite toutefois à une interprétation prudente d’autant que d’autres statistiques comme les ventes au détail ont été révisées à la baisse. Ainsi la consommation des ménages enregistre un ralentissement, à 0,6% l’an en août. Le taux de chômage se stabilise pour le sixième mois consécutif à 10,1% de la population active. Le Conseil des gouverneurs BCE a remis à plus tard les discussions sur les modalités du programme d’achat d’actifs dont l’échéance actuelle est prévue en mars 2017. M. Draghi a toutefois jugé peu probable l’arrêt abrupt du programme d’achat d’actifs. Enfin, après dix mois de paralysie politique, M. Rajoy (Parti Populaire) a été reconduit à la tête du gouvernement espagnol grâce à l’abstention d’une partie des députés du Parti Socialiste. A défaut de majorité absolue, c’est un gouvernement minoritaire qui prend place et aura la tâche de mener une politique de compromis.

Le Royaume-Uni, la croissance du PIB se montre résistante, en hausse de 0,5% au 3ème trimestre. Les indicateurs PMI signalent une expansion modérée de l’activité en septembre. La production industrielle recule en août et ralentit à 0,7% en rythme annuel. L’inflation se reprend à 1% l’an. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données du mois de septembre valident notre prudence sur l’économie du pays. Sur le mois, la production industrielle stagne tandis que la consommation des ménages se reprend mensuellement mais reste peu dynamique en tendance. L’inflation demeure mal orientée avec une contraction des prix de 0,5% l’an. 

En Chine, le flux de statistiques publié sur le mois n’entame en rien notre vision négative sur le pays du fait de problématiques structurelles et d’un risque financier latent. L’économie chinoise croît à un rythme de 6,7% l’an, stable par rapport au trimestre précédent. La production industrielle ralentit légèrement à 6,1% l’an, et l’investissement enregistre une croissance annuelle à 8,8% soutenue par les entreprises du secteur public, le tout dans un contexte monétaire encore expansionniste puisque l’encours de crédit progresse de 12% l’an. Du côté des consommateurs, la progression des ventes au détail se poursuit, en croissance de 10,7% par rapport à l’année dernière.

 

 

 

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