Environnement Économique

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Novembre 2016

En bref

L’élection de Donald Trump à la Présidence des Etats-Unis constitue le principal événement du mois. Le programme du candidat républicain dessine une relance de l’activité, mais les incertitudes sont grandes quant aux mesures qui seront retenues. En zone Euro, les données d’enquête se sont améliorées, sans être confirmées pour le moment par les données d’activité. En Chine, nous constatons une stabilisation de l’activité, reposant sur le soutien des entreprises publiques. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 3,6% et termine le mois à 1,059 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a reculé de 1,5% sur le mois et termine à 48,3 dollars le baril. 

 

Sébastien BERTHELOT, le 01 décembre 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, le candidat Républicain Donald Trump a remporté l’élection présidentielle. Son programme économique devrait reposer essentiellement sur des baisses d’impôt pour les entreprises et les ménages, ainsi que sur un plan de dépenses d’infrastructures. Ces mesures pourraient à moyen terme relancer la croissance et l’emploi, mais devraient rencontrer l’opposition d’une partie des Républicains du fait de leur effet négatif sur les finances publiques. En termes de commerce extérieur, les discours très protectionnistes du candidat Donald Trump pourraient fortement peser sur les échanges commerciaux. Le risque de montée du protectionnisme et de repli sur soi que nous mettions en avant lors de nos Perspectives est ainsi en passe de se matérialiser. Sur le plan des données, l’activité est restée modérée, en ligne avec notre vision de croissance faible de l’économie américaine. Malgré des indicateurs d’enquête mieux orientés dans le secteur manufacturier, l’industrie peine toujours à se redresser, confirmant nos réserves sur l’activité de ce secteur. La production a stagné en octobre, après une baisse de 0,2% en septembre. Du côté du consommateur américain, la tendance est plus favorable. Les ventes au détail affichent une croissance annuelle en accélération à plus de 4%, soutenues par un marché du travail robuste. Concernant la politique monétaire, la Réserve Fédérale a multiplié les messages laissant présager une hausse de taux lors de la réunion de décembre. 

 

europe

En Zone euro
En Zone euro, le flux de données a mis en évidence une correction de l’activité industrielle en septembre après un mois d’août particulièrement dynamique. Ainsi l’industrie croît très modestement au 3ème trimestre et valide nos perspectives sur la reprise encore insuffisante de l’investissement. Le PIB allemand du troisième trimestre, en légère progression de 0,2% en glissement trimestriel, illustre cette faiblesse avec une stagnation de l’investissement. Sur l’ensemble de la zone, le momentum des nouvelles immatriculations a continué de perdre en intensité sur le mois d’octobre (-1,2% en glissement annuel). En France, les difficultés sur le marché du travail persistent. Le taux de chômage a de nouveau progressé sur le troisième trimestre après trois trimestres consécutifs de baisse. Les indices de confiance publiés pour le mois de novembre font néanmoins état d’une amélioration du sentiment économique au 4ème trimestre à la fois pour les entreprises et les ménages. Il faudra toutefois attendre la publication des données d’activité constatées pour juger de la validité de cette tendance. 

Le Royaume-Uni, les données publiées décrivent toujours une économie résistante au choc du référendum de juin dernier, une situation en ligne avec notre vision qui ne privilégiait pas un freinage immédiat de l’activité. Sur le plan politique, la Haute Cour de Londres a rendu une décision obligeant le gouvernement à saisir le Parlement pour l’activation de l’article 50 du traité de l’UE, ce qui déclenchera les négociations de sortie du Royaume-Uni. Face à ce revers, Theresa May a maintenu sa volonté de débuter les négociations d’ici fin mars 2017 et a fait appel auprès de la Cour Suprême. Enfin, le Ministre des Finances a présenté ce mois-ci un budget qui relâche la contrainte budgétaire pour les 5 années à venir.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, le PIB au troisième trimestre a progressé de 0,5% par rapport au trimestre précédent. Nous conservons toutefois notre prudence sur ce pays, dans la mesure où la demande domestique est restée en retrait sur la période : la consommation et l’investissement enregistrent une contribution nulle à la croissance. L’essentiel de la dynamique trimestrielle repose sur les exportations. 

En Chine, les données publiées en octobre désignent une stabilisation de l’activité économique. La production industrielle enregistre une croissance annuelle similaire à septembre à 6,1%. L’investissement reste tiré par les entreprises publiques, peu productives et plus endettées, ce qui maintient notre position prudente sur la Chine. 

 

Octobre 2016

En bref

Aux Etats-Unis, la croissance économique s’est reprise au 3ème trimestre mais reste modeste en tendance en accord avec nos perspectives. En Zone euro, les données d’activité maintiennent la perspective d’une reprise modeste tandis que les indices de confiance sont plus encourageants au début du 4ème trimestre. En Chine, les statistiques attestent d’une stabilisation de nature conjoncturelle au 3ème trimestre qui s’inscrit dans une tendance au ralentissement structurel de l’économie. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 1,9% et termine le mois à 1,09 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a reculé de 3,7% sur le mois et termine à 48,3 dollars le baril. 

 

Thomas FOICIK, le 02 novembre 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les statistiques publiées sur le mois ont été légèrement plus favorables à l’exception de la faiblesse persistante de l’investissement qui illustre notre vision d’une économie en freinage. Le chiffre de croissance au sens du PIB du 3ème trimestre ressort en hausse de 0,7% mais l’investissement pénalise de nouveau l’activité. Le secteur industriel, que ce soit à travers les commandes de biens durables ou la production, demeure fébrile. L’indicateur national d’enquête ISM manufacturier s’est toutefois repris à un niveau signalant une expansion d’activité (51,5 points) tandis que les indicateurs régionaux renvoient une image plus contrastée. Le secteur de la construction s’inscrit dans une phase de modération avec une baisse des mises en chantier et des dépenses de construction. Du côté des ménages américains, la confiance s’érode légèrement à partir d’un niveau élevé dans un contexte où le marché du travail conserve une orientation positive (156 000 créations d’emploi en septembre). Le taux de chômage est quasi stable à 5% de la population active. La consommation demeure le moteur de la croissance, avec une progression des dépenses des ménages de 0,5% en septembre. La publication des minutes de la Réserve Fédérale réitère la mention indiquant que les membres du comité de politique monétaire (FOMC) jugent que les arguments en faveur d’une hausse de taux se sont renforcés.

 

europe

En Zone euro, notre message prudent sur la reprise reste d’actualité après la publication de la croissance du PIB au 3ème trimestre qui affiche une hausse modeste de 0,3%. Sur un an, l’activité est stable et régulière autour de 1,6%. La croissance française reste un ton en dessous (1,1%) tandis que l’Espagne croît à un rythme toujours soutenu (3,2%). Pour le mois d’octobre, les indices de confiance ont été plutôt encourageants à la fois dans le secteur industriel et des services. L’indice PMI manufacturier de la zone s’établit désormais à 53,3 points, un plus haut de 30 mois. De son côté, la production industrielle s’est solidement reprise en août après un accès de faiblesse en juillet. La forte volatilité observée durant la période estivale invite toutefois à une interprétation prudente d’autant que d’autres statistiques comme les ventes au détail ont été révisées à la baisse. Ainsi la consommation des ménages enregistre un ralentissement, à 0,6% l’an en août. Le taux de chômage se stabilise pour le sixième mois consécutif à 10,1% de la population active. Le Conseil des gouverneurs BCE a remis à plus tard les discussions sur les modalités du programme d’achat d’actifs dont l’échéance actuelle est prévue en mars 2017. M. Draghi a toutefois jugé peu probable l’arrêt abrupt du programme d’achat d’actifs. Enfin, après dix mois de paralysie politique, M. Rajoy (Parti Populaire) a été reconduit à la tête du gouvernement espagnol grâce à l’abstention d’une partie des députés du Parti Socialiste. A défaut de majorité absolue, c’est un gouvernement minoritaire qui prend place et aura la tâche de mener une politique de compromis.

Le Royaume-Uni, la croissance du PIB se montre résistante, en hausse de 0,5% au 3ème trimestre. Les indicateurs PMI signalent une expansion modérée de l’activité en septembre. La production industrielle recule en août et ralentit à 0,7% en rythme annuel. L’inflation se reprend à 1% l’an. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données du mois de septembre valident notre prudence sur l’économie du pays. Sur le mois, la production industrielle stagne tandis que la consommation des ménages se reprend mensuellement mais reste peu dynamique en tendance. L’inflation demeure mal orientée avec une contraction des prix de 0,5% l’an. 

En Chine, le flux de statistiques publié sur le mois n’entame en rien notre vision négative sur le pays du fait de problématiques structurelles et d’un risque financier latent. L’économie chinoise croît à un rythme de 6,7% l’an, stable par rapport au trimestre précédent. La production industrielle ralentit légèrement à 6,1% l’an, et l’investissement enregistre une croissance annuelle à 8,8% soutenue par les entreprises du secteur public, le tout dans un contexte monétaire encore expansionniste puisque l’encours de crédit progresse de 12% l’an. Du côté des consommateurs, la progression des ventes au détail se poursuit, en croissance de 10,7% par rapport à l’année dernière.

 

Septembre 2016

En bref

Sur le mois, la banque centrale américaine a préservé le statu quo, tandis que la banque centrale japonaise a revu le cadre de sa politique monétaire et cible désormais la courbe de taux souverains. Du côté des données économiques, l’industrie américaine reste faible, tandis que les indices de confiance de la zone euro s’essoufflent quelque peu. En Chine, les données enregistrent une modeste reprise. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 0,3% et termine le mois à 1,116 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a rebondi de plus de 4% sur le mois et termine à 49 dollars le baril.

 

Marie THIBOUT, le 03 octobre 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données publiées sur le mois nous confortent dans notre scénario de freinage de l’activité qui se matérialise. L’industrie peine toujours à se redresser et affiche une contraction de plus de 1% en rythme annuel en août. L’indicateur d’enquête ISM manufacturier s’est d’autre part affaissé en dessous du seuil de 50 points (délimitant la hausse de la baisse de l’activité), et décrit une activité encore très faible dans ce secteur. Les données publiées sur le mois concernant le marché du travail et la consommation se modèrent quelque peu. Les créations de postes ont marqué le pas en août, s’établissant à 151 000, contre 275 000 en juillet. Le taux de chômage reste toutefois stable à 4,9% de la population active. Les dépenses de consommation ont enregistré un léger repli et voient leur rythme de croissance fléchir légèrement à 2,6%. La Réserve Fédérale américaine a choisi une nouvelle fois de maintenir le statu quo sur sa politique monétaire lors de sa réunion de septembre. Cette décision est loin d’avoir emporté l’unanimité puisque 3 membres sur 10 se sont prononcés pour une hausse immédiate de 0,25% de la fourchette objectif du taux directeur. Une telle division au sein du Comité n’avait pas été constatée depuis 2011. En dépit de ce maintien, les membres jugent que les arguments en faveur d’une hausse de taux se sont renforcés et que les risques à moyen terme sur les perspectives économiques sont globalement équilibrés. 

 

europe

En Zone euro, notre prudence sur l’activité économique est confirmée par l’érosion de l'indice du sentiment économique de la Commission Européenne et de l’indice de confiance des directeurs d’achat PMI sur le mois d’août. Ils indiquent tous deux la poursuite d’une croissance modérée de l’activité sur les prochains mois. La production industrielle de la zone a de nouveau connu un accès de faiblesse sur le mois de juillet. Relativement à juillet 2015, elle est en baisse de 0,6%. La consommation rebondit sur le mois, et reste relativement dynamique, avec une croissance annuelle de plus de 2%. Le taux de chômage de la zone s’établit à 10,1% de la population active pour le 5ème mois consécutif, matérialisant une pause dans l’amélioration du marché du travail après les progrès significatifs enregistrés depuis la fin 2013. Du côté des échanges de biens, l’excédent commercial s’est légèrement réduit à 20Mds€ sur le mois de juillet. L’environnement politique espagnol reste chahuté, après la déconvenue du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) aux élections régionales en Galice et au Pays Basque. La stratégie politique du parti devrait être revue à l’issue du comité fédéral du Parti Socialiste qui se tiendra au début du mois d’octobre. Le trouble politique en zone euro reste un facteur défavorable pour l’économie. 

Le Royaume-Uni, l’indicateur d’enquête PMI manufacturier s’est nettement redressé en août, après la chute enregistrée en juillet à la suite du Brexit. La production industrielle britannique s’améliore en juillet, avec une croissance annuelle supérieure à 2%. Concernant la consommation, la tendance reste nettement favorable, les ventes au détail progressant de plus de 6% en août en rythme annuel. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, la prudence sur l’activité semble toujours d’actualité, les données du mois d’août restant mitigées. D’un côté la production industrielle est en légère amélioration, mais la consommation se dégrade à nouveau. L’inflation japonaise reste un point de vigilance, car toujours en phase de ralentissement. Dans ce contexte, la banque centrale japonaise a annoncé un nouveau cadre de politique monétaire reposant sur deux points : un contrôle de la courbe des taux et l’engagement de dépasser l’objectif d’inflation. Elle s’engage à poursuivre les achats d’obligations du gouvernement pour maintenir le taux souverain 10 ans autour de 0%  et  introduit une opération de refinancement sur le long terme au taux de 0% pour une maturité maximum pouvant aller jusqu’à 10 ans.

En Chine, les données du mois d’août enregistrent une modeste reprise, sans toutefois contrer notre vision négative sur le pays du fait de problématiques structurelles. La production industrielle progresse en rythme annuel de 6,3%, et l’investissement, qui avait accusé le coup en juillet, enregistre une croissance annuelle à 8,1%. Les investissements réalisés par les entreprises privées sont toujours mornes, tandis que ceux réalisés par le secteur public restent dynamiques. 

 

Août 2016

En bref

Aux Etats-Unis, la consommation reste bien orientée, soutenue par un marché du travail résistant. Les banquiers centraux américains ont multiplié les déclarations laissant présager d’une hausse de taux d’ici la fin d’année. En Zone euro, les indicateurs de confiance témoignent d’une certaine érosion de l’activité au cours de l’été. Sur le plan politique, les difficultés persistent en Espagne. En Chine, l’activité a poursuivi son ralentissement. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 0,2% et termine le mois à 1,113 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a rebondi de 10,8% sur le mois et termine à 47 dollars le baril

 

Sébastien BERTHELOT, le 01 septembre 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les créations de postes maintiennent un rythme soutenu en juillet avec 255 000 emplois créés, confirmant la résistance du marché du travail. Les salaires horaires sont également bien orientés et affichent depuis quelques mois une croissance supérieure à 2,5%. Ce contexte favorise le dynamisme des dépenses de consommation qui ont amorcé le troisième trimestre sur une note positive, avec une hausse mensuelle de 0,3% en glissement mensuel. Dans le secteur manufacturier, les indicateurs d’enquête sont toujours mitigés. Si l’indice ISM manufacturier s’établit sur un niveau décrivant une progression de l’activité, les indicateurs régionaux des Réserves Fédérales restent globalement négatifs. La production industrielle s’est toutefois reprise en juillet, ce qui réduit la contraction en rythme annuel à -0,5%. Dans l’immobilier, les ventes de logements neufs ont enregistré une hausse marquée en juillet qui leur fait atteindre un nouveau point haut depuis 2007. En l’absence de réunion de politique monétaire ce mois-ci, les banquiers centraux ont multiplié les déclarations favorables à un resserrement supplémentaire d’ici la fin d’année. Après que le Vice-Président William Dudley a affirmé qu’une hausse dès septembre est possible, la Présidente Janet Yellen a lors de la conférence annuelle de Jackson Hole affirmé que les arguments en faveur d’une hausse se sont renforcés. 

Au Brésil, toujours confronté à une contraction du PIB au deuxième trimestre, Dilma Rousseff a été écartée du pouvoir par le Sénat et est définitivement remplacée par le Vice-Président Michel Temer. 

europe

En Zone euro, les indices de climat des affaires publiés pour la zone Euro (PMI, Commission Européenne), en France (INSEE) et en Allemagne (IFO), signalent une poursuite de l’érosion de la confiance des chefs d’entreprises. Ces données d’enquête laissent entrevoir une croissance toujours faible de l’activité. Sur le deuxième trimestre, la progression trimestrielle du PIB allemand s’est modérée à 0,4%. L’investissement en machine et équipement et en construction s’est contracté sur la période, contrecoup d’un premier trimestre particulièrement dynamique. En France, les données publiées par l’INSEE, attestent d’une légère amélioration sur le marché du travail. Le taux de chômage s’établit à 9,9% de la population active contre 10,5% au pic atteint au 3ème trimestre 2015. En Espagne, malgré l’accord intervenu au cours du mois entre le Parti Populaire et le parti Ciudadanos, Mariano Rajoy (PP) n’a pas obtenu la majorité des députés nécessaire à la formation d’un gouvernement lors du premier vote de confiance intervenu le 31 août.

Le Royaume-Uni, en réaction aux conséquences du Brexit, la Banque d’Angleterre a baissé son taux directeur à 0,25%, contre 0,50% auparavant, un niveau qui était resté inchangé depuis 2009. Ce desserrement s’accompagne d’autres mesures d’assouplissement non conventionnelles (programmes d’achat de titres, dispositifs de soutien au financement de l’économie). Les premières statistiques économiques publiées pour le mois de juillet n’ont néanmoins pas signalé d’effet négatif marqué du Brexit sur l’activité. Les ventes au détail ont progressé de 1,4% par rapport au mois de juin et les demandes d’allocation chômage ont reflué.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, le PIB a stagné au deuxième trimestre. La demande domestique progresse modestement sur le trimestre, la consommation et l’investissement contribuant tous deux positivement à la croissance. Mais cette performance est compensée par la contribution négative du solde commercial, liée à une baisse des exportations sur la période. La croissance japonaise en rythme annuel s’établit à 0,6%.

En Chine, les données publiées concernant l’activité industrielle, l’investissement et les ventes au détail illustrent une décélération de l’activité pour le mois de juillet par rapport au mois de juin. 
 

 

En bref

Aux Etats-Unis, l’économie a faiblement progressé au 2ème trimestre sous l’effet d’une baisse de l’investissement et d’un déstockage des entreprises. En Zone euro, les indicateurs de confiance se sont montrés plutôt résistants après le résultat du référendum au Royaume-Uni alors que la croissance du 2ème trimestre a légèrement marqué le pas. A l’inverse, la confiance s’est affaissée de l’autre côté de la Manche. En Chine, la croissance économique s’est plutôt stabilisée sur le 2ème trimestre. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 0,1% et termine le mois à 1,111 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent a fortement baissé sur le mois à 42,5 dollars le baril. 

 

Thomas FOICIK, le 01 août 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, la décélération de l’activité s’est confirmée avec la publication des comptes nationaux. La croissance du PIB a faiblement progressé au 2ème trimestre en raison d’une faiblesse persistante des dépenses d’investissement et d’un déstockage conséquent des entreprises. La consommation des ménages est restée le moteur de la croissance. Le rapport sur l’emploi du mois de juin a été positif avec un rebond significatif des créations de postes (+287 000 en juin contre +11 000 en mai). Le taux de chômage s’établit à 4,9% de la population active en juin. De leur côté, les indices de confiance des directeurs d’achat ISM se sont plutôt repris en juillet à la fois du côté manufacturier (53,2 points) et du secteur des services (56,5 points). Toutefois, les indicateurs de confiance régionaux dans l’industrie ont été plutôt mitigés en août signalant toujours des difficultés dans ce secteur d’activité. En atteste la publication des commandes de bien durable, en baisse de 4% sur le mois de juin, mais qui dénote quelque peu de la production industrielle en hausse de 0,6% sur la même période. Cette dernière affiche toujours une décroissance en terme annuel. Lors de sa réunion de juillet, la Réserve Fédérale américaine a maintenu le taux directeur dans une fourchette de [0,25% ; 0,50%]. Un seul membre du Comité de Politique Monétaire a défendu une hausse de 25 points de base du taux directeur. Le communiqué final relève que les risques à court terme sur les perspectives économiques ont diminué depuis la dernière réunion. Cette mention laisse ouverte la possibilité d’une hausse de taux d’ici la fin de l’année. 

 

europe

En Zone euro, la croissance économique a marqué un peu le pas au 2ème trimestre. Le PIB en volume a progressé de 0,3%, une hausse relativement modeste par rapport au trimestre précédent. En tendance, le rythme de croissance reste régulier, à 1,6% l’an. Par pays, la France et l’Autriche ont stagné tandis que l’Espagne et la Belgique ont affiché une croissance relativement dynamique. Les indicateurs de confiance se sont plutôt bien tenus après le résultat du référendum britannique. L’indice de confiance des directeurs d’achat PMI connaît une légère baisse en juillet, passant de 53,1 à 52,9 points, un niveau compatible avec un profil de reprise encore modeste. L’indice du sentiment économique de la Commission Européenne affiche même une amélioration minime en juillet. La production industrielle a intégralement corrigé le rebond du mois avril, en se repliant de 1,3% en mai. L’industrie progresse faiblement de 0,6% en rythme annuel. Les ventes au détail ont enregistré une hausse de 0,4% en mai mais se montrent moins dynamiques. L’inflation se redresse à peine en juillet, à 0,2% l’an. A l’issue de sa réunion, la Banque Centrale Européenne n’a apporté aucune modification à l’orientation de sa politique monétaire mais des risques baissiers ont été évoqués sur la croissance et l’inflation suite au résultat du référendum au Royaume-Uni. L’institution se tient prête à agir et adapter sa politique monétaire en conséquence. Enfin, la Commission Européenne recommande de renoncer aux sanctions financières à l’encontre du Portugal et de l’Espagne au sujet de leur déficit budgétaire respectif en 2015.

Le Royaume-Uni, la première vague de statistiques après référendum est contrastée. D’un côté, les données montrent une activité relativement solide au 2ème trimestre. Le PIB croît de 0,6% sur le trimestre et le taux de chômage s’établit à 4,9% sur la période de mars à mai. De l’autre, les indices de confiance PMI se sont affaissés et signalent une contraction de l’activité à venir.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données d’activité restent contraintes en juin à l’exception du marché du travail. La production industrielle se reprend au mois le mois mais demeure mal orientée en terme annuel. La consommation se replie de nouveau en juin. L’excédent commercial progresse en valeur mais le niveau des échanges extérieurs reste en fort retrait. Le gouvernement japonais a annoncé un plan de soutien budgétaire (environ 5,6% du PIB) dont les détails seront finalisés en août.

En Chine, la croissance du PIB s’est stabilisée au 2ème trimestre, à 6,7% l’an. L’activité industrielle se maintient au-dessus de 6% en rythme annuel, mais le taux de croissance de l’investissement continue de décélérer, à 7,3%. Les ventes au détail se reprennent légèrement, à 10,6% en rythme annuel.

 

En bref

Le Royaume-Uni a tenu la tête d’affiche sur le mois de juin, avec la tenue du référendum sur l’appartenance à l’Union Européenne qui a entériné la victoire des partisans de la sortie du Royaume-Uni (Brexit). Aux Etats-Unis, la Réserve Fédérale a maintenu son statut quo, après la publication de données économiques plus modérées sur le mois, notamment du côté de l’emploi. Les indicateurs de confiance en zone euro se sont maintenus sur des niveaux compatibles avec une croissance modeste de l’activité, tandis qu’en Chine, le ralentissement se poursuit. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 0,2% et termine le mois à 1,111 dollar pour un euro. A l’issu du référendum britannique, la livre sterling s’est dépréciée contre euro. Sur le mois, elle baisse de 8,6% à 0,834 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent est resté stable sur le mois à 49,7 dollars le baril.  

 

Marie THIBOUT, le 04 juillet 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, le freinage de l’activité s’est confirmé sur le mois. Les créations d’emploi notamment ont ralenti en mai, à 38 000 (contre des créations de poste mensuelles moyennes de près de 180 000 entre janvier et avril 2016). Le secteur des services est le plus touché par ce ralentissement, faisant craindre une matérialisation de la transmission du ralentissement industriel au reste de l’économie américaine : l’indice de confiance des directeurs d’achat ISM indique toujours une hausse de l’activité, mais son niveau se modère en mai. Pour l’instant, le taux de chômage américain reste faible, à 4,7%, et la consommation des ménages est dynamique en avril et en mai. La production industrielle américaine poursuit son freinage, et recule en mai. Elle décroit en terme annuel de plus de 1%. Tout au long du mois de juin, la Réserve Fédérale américaine a adopté un ton plus prudent, et a finalement maintenu lors du Comité de Politique Monétaire le taux directeur dans une fourchette de [0,25% ; 0,50%]. Ce statu quo, qui prévaut depuis décembre 2015, a été justifié par le ralentissement du rythme d’amélioration sur le marché du travail et par la dégradation des perspectives d’inflation. Par ailleurs, les perspectives de croissance ont été révisées à la baisse pour l’année en cours et s’établissent à 2% contre 2,2% lors des dernières prévisions publiées en mars.

 

 

europe

En Zone euro, les indicateurs de confiance militent toujours pour une croissance modeste de l’activité. L’indice de confiance des directeurs d’achat PMI enregistre une hausse modérée en juin, tandis que l’indice du sentiment économique se maintient sur des niveaux relativement stables sur le deuxième trimestre. La production industrielle  se reprend en avril après deux mois de retrait, et progresse de 2% en rythme annuel. Les ventes au détail dans la zone sont restées stables en avril, et leur croissance annuelle amorce un ralentissement, à 1,5%. L’inflation de la zone s’est modestement reprise en juin, à 0,1%, après quatre mois consécutifs passés en territoire négatif, sous l’effet d’une reprise de l’inflation dans les services et d’une moindre contraction des prix de l’énergie. 

Le Royaume-Uni, le mois a été rythmé par le scrutin du référendum du 23 juin 2016, à l’issu duquel une sortie de l’Union Européenne (UE) a été approuvée à une majorité de 51,9%. A la suite de ce vote, le Premier Ministre David Cameron a annoncé sa démission. Si l’Angleterre a voté pour une sortie de l’UE, l’Ecosse et l’Irlande du Nord se sont largement prononcées en faveur d’un avenir européen. Ces résultats pourraient raviver les velléités de sortie du Royaume-Uni, particulièrement vives dans le camp écossais. Des négociations concernant les modalités de sortie du Royaume-Uni mais également les nouvelles relations à établir entre ce dernier et l’Union Européenne vont s’ouvrir avec la Commission Européenne, et il est prévu qu’elles durent deux ans. Durant cette période, les Traités européens continueront de s’appliquer et le Royaume-Uni restera membre de l’UE. L’accord final devra être voté par le Parlement européen à la majorité simple, puis par le Conseil Européen à 27 à la majorité qualifiée. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données publiées sur le mois de mai restent décevantes. La production industrielle baisse sensiblement sur le mois, et la consommation reste fragile. Toutes deux sont en retrait en rythme annuel. D’autre part, l’inflation continue de reculer (-0,4% en mai), et surtout, l’inflation sous-jacente poursuit son mouvement de freinage, à 0,6%. Seules les données d’emploi restent bien orientées. 

En Chine, les données se modèrent en mai. La croissance de la production industrielle est stable à 6%, mais le taux de croissance de l’investissement ralentit, à 7,5%. Les exportations restent mal orientées, et les réserves de change, après leur stabilisation récente reculent légèrement. Les ventes au détail enregistrent un taux de croissance qui freine modestement, à 10,0%. 

 

En bref

Aux Etats-Unis, les données publiées au cours du mois sont relativement mieux orientées à l’amorce du deuxième trimestre. La communication de la Réserve Fédérale a remis au centre de l’attention une hausse de taux à court terme. En zone Euro, l’activité a poursuivi sa progression sur un rythme modeste. Les britanniques restent très indécis à l’approche du référendum sur l’appartenance à l’UE. En Chine, l’activité affiche une certaine modération sur le mois. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 2,8% et termine le mois à 1,113 dollar pour un euro. La livre sterling progresse contre euro de 1,9% à 0,769 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent a poursuivi sa hausse, avec une progression de 3,2% sur le mois à 49,6 dollars le baril. 

 

Sébastien BERTHELOT, le 02 juin 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données publiées au cours du mois sont relativement mieux orientées à l’amorce du deuxième trimestre. La communication de la Réserve Fédérale a remis au centre de l’attention une hausse de taux à court terme. En zone Euro, l’activité a poursuivi sa progression sur un rythme modeste. Les britanniques restent très indécis à l’approche du référendum sur l’appartenance à l’UE. En Chine, l’activité affiche une certaine modération sur le mois. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 2,8% et termine le mois à 1,113 dollar pour un euro. La livre sterling progresse contre euro de 1,9% à 0,769 sterling pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent a poursuivi sa hausse, avec une progression de 3,2% sur le mois à 49,6 dollars le baril. 

Au Brésil, la contraction trimestrielle du PIB s’est modérée à 0,3% au premier trimestre, après 1,3% au quatrième trimestre 2015. Sur le plan politique, le Vice-Président Michel Temer a remplacé Dilma Roussef à la Présidence suite au vote du Sénat en faveur de la procédure de destitution. Celle-ci devra être validée définitivement par un nouveau vote du Sénat dans les 6 prochains mois.

 

 

europe

En Zone euro, les indicateurs d’enquête se sont maintenus en mai sur des niveaux compatibles avec une croissance modérée sur le second trimestre. L’excédent commercial est resté confortable au mois de mars pour la zone Euro à 22,3 Mds€ sur le mois. Néanmoins, la stabilité du solde masque un ralentissement notable des flux commerciaux, à la fois du côté des importations (-8,2% relativement à mars 2015) et des exportations (-4,4%). Dans l’industrie, la production s’est repliée de 0,8% en mars en glissement mensuel et affiche une stabilité par rapport à mars 2015. Le recul mensuel a atteint 1,3% en Allemagne, ce qui constitue un deuxième mois consécutif de dégradation. Cette dégradation est à nuancer par le rebond de 1,9% des commandes industrielles allemandes en mars. En France, la DARES a publié un deuxième mois consécutif de baisse en avril du nombre de demandeurs d’emploi, dans un contexte social particulièrement tendu contre la réforme du marché du travail. Au-delà de la volatilité des chiffres de pôle emploi, au regard des dynamiques observées sur les 12 derniers mois, nous relevons une tendance à l’amélioration lente du marché du travail en France. Sur le plan politique, la réunion des ministres des finances de la Zone euro (Eurogroupe) du 24 mai s’est conclue par un accord entre le gouvernement grec et ses créanciers européens. 

Le Royaume-Uni, la deuxième estimation du PIB du premier trimestre 2016 a confirmé une croissance de 0,4% en glissement trimestriel. La consommation est restée le principal moteur de la croissance avec une progression de 0,7% sur le trimestre. Les sondages publiés au cours du mois laissent planer une grande incertitude sur l’issue du référendum sur l’appartenance à l’UE du 23 juin. 

ASIE-OCÉANIE

La croissance au Japon, rebondit sur le premier trimestre 2016 de 0,4% en glissement trimestriel avec une reprise de la consommation sur la période de 0,5% ainsi qu’une amélioration de la balance commerciale. En dépit de cette hausse séquentielle, le PIB n’a pas progressé par rapport au premier trimestre 2015.

En Chine, les données se sont modérées sur le mois d’avril, après leur modeste reprise du mois de mars. La production industrielle voit sa croissance annuelle s’établir à 6% contre 6,8% le mois précèdent.
 

 

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