Environnement Économique

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Août 2017

En bref

Les données économiques publiées en août illustrent l’amélioration de la croissance de l’économie mondiale, portée par une dynamique positive relevée en Zone Euro, aux Etats-Unis, mais également au Japon. Sur le plan géopolitique, la période a été marquée par la montée des tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Les Etats-Unis ont par ailleurs été touchés sur la fin du mois par l’Ouragan Harvey dans le Texas dont les effets resteront à déterminer. En Europe, quelques avancées ont émergé entre le Royaume-Uni et l’UE 27 dans le cadre des négociations de sortie du pays. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 0,8% et termine le mois à 1,18 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent recule de 0,5% et termine à 52,4 dollars.

 

Sébastien BERTHELOT, le 01er septembre 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, la dynamique favorable de l’investissement et de la consommation a été confirmée par la réévaluation à la hausse de la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) pour le second trimestre (+0,8% en glissement trimestriel). Les premiers éléments publiés pour le mois de juillet permettent d’envisager une poursuite de cette tendance à l’amorce du 3ème trimestre. Le rapport d’emploi a en effet été de bonne facture sur le mois et confirme la bonne tenue de l’activité, avec 209 000 emplois créés sur le mois. Les emplois manufacturiers repartent à la hausse en juin et juillet tandis que la croissance des salaires reste ancrée autour de 2,5% sur un an, le tout dans un contexte de taux de chômage proche du plein emploi, à 4,3% de la population active. Concernant les prix à la consommation, l’inflation s’est légèrement reprise en juillet à 1,7% après 4 mois consécutifs de ralentissement. Mais la dynamique reste modeste pour les prix hors alimentation et énergie qui stagnent à 1,7% de croissance en rythme annuel. En fin de mois la région de Houston, qui représente environ 3% du PIB américain, a été touchée par l’Ouragan Harvey. L’ampleur de l’impact économique de cette catastrophe naturelle reste à ce stade encore indéterminée.  Sur le plan géopolitique, les tensions entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sont montées d’un cran avec l’emploi d’une rhétorique belliciste de part et d’autre, suite à des tirs de missiles nord-coréens. 

 

 

 

europe

En Zone euro, les indices de confiance publiés sur le mois ont confirmé le maintien d’un environnement économique favorable et la perspective d’une poursuite de la croissance sur son rythme de croisière adopté depuis le début de l’année 2017. Du côté des données d’activité réelle, la publication de la composition de la croissance allemande est venue attester d’une dynamique domestique robuste au second trimestre, portée par la consommation et l’investissement, en particulier dans la construction. Concernant la politique monétaire, la BCE fait preuve d’une tonalité optimiste sur la croissance, et toujours prudente sur la dynamique d’inflation dans le compte-rendu de sa dernière réunion. De façon inédite, le Conseil des gouverneurs met en avant son inquiétude quant à la rapidité de l’appréciation de la monnaie unique. A l’instar de sa consœur américaine Janet Yellen, Mario Draghi n’a apporté aucun élément quant à la trajectoire de la politique monétaire lors du sommet annuel des banquiers centraux de Jackson Hole.

Au Royaume-Uni, la croissance annuelle du PIB a ralenti à 1,7% au deuxième trimestre sous l’effet d’une modération de la consommation. Ce fléchissement est à mettre en relation avec la remontée de l’inflation et la faiblesse du taux d’épargne des ménages britanniques. Sur le plan des négociations du Brexit, le gouvernement a publié au cours du mois plusieurs documents dans lesquels il clarifie sa position. Les Britanniques ont notamment assoupli leur position au sujet de l’indépendance vis-à-vis de la de la Cour de Justice Européenne (CJE). Sur le plan commercial, le gouvernement de Theresa May envisage d’adopter un accord douanier temporaire après le Brexit prévu en mars 2019, qui reprendrait les caractéristiques actuelles de l’Union Douanière.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, la croissance du PIB concrétise un flux de données univoque qui laissait présager d’une accélération de l’activité sur le deuxième trimestre. L’économie japonaise affiche son rythme de croissance le plus élevé depuis début 2014, à 2,1% sur un an. En dépit de cette activité dynamique, la stabilité prévaut toujours concernant l’évolution des prix, avec une inflation à 0,4% en juillet.

 

 

En Chine, les statistiques font état d’une modération de l’activité à l’entrée du troisième trimestre. Sur le plan politique, les autorités ont publié au cours du mois une liste de secteurs (immobilier, hôtellerie, divertissement et sport) pour lesquels les investissements à l’étranger des entreprises domestiques seront restreints.

 

Juillet 2017

En bref

Le mois de juillet s’est clôturé par la parution de la croissance pour le deuxième trimestre dans plusieurs zones géographiques. Dans l’ensemble, le constat est positif avec un rebond du produit intérieur brut (PIB) aux Etats-Unis, une dynamique qui s’affermit en Zone euro comme l’illustrent les chiffres français et espagnol ainsi qu’une stabilisation de la situation conjoncturelle en Chine. Malgré cet environnement plus favorable, les banques centrales (FED, BCE et BoJ) ont nuancé leur discours à l’issue de leur réunion respective face à des chiffres d’inflation en retrait par rapport à leur cible. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 2,8% et termine le mois à 1,17 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent progresse de 9,9% et termine à 52,7 dollars le baril.

 

Thomas FOICIK, le 01er août 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, la croissance du PIB au 2ème trimestre s’est reprise (+0,6% en glissement trimestriel) après une faiblesse au trimestre précédent. Les dépenses de consommation et d’investissement productif ainsi que les exportations de biens et services ont participé à la bonne tenue de l’activité. Du côté des statistiques publiées au cours du mois, les indicateurs d’enquête ISM signalent une expansion robuste de l’activité dans le secteur des services et manufacturier. Dans l’industrie, les données réelles confirment une tendance de fond à l’amélioration puisque la production industrielle tout comme les commandes de biens durables hors transport enregistrent un deuxième mois consécutif de hausse en juin. Du côté des ménages, la confiance et les ventes au détail ont légèrement reflué tandis que les créations nettes d’emploi sont nettement reparties à la hausse en juin (+222 000 embauches). Si le taux de chômage demeure à un niveau faible, à 4,3% de la population active en juin, les progrès sur la rémunération des salariés restent encore modestes, en croissance de 2,5% sur un an. Enfin, les données relatives au secteur de la construction (mises en chantier et permis de construire) ont enregistré un rebond marqué en juin. La Réserve Fédérale américaine a maintenu le statu quo sur sa politique monétaire lors de sa réunion de juillet mais précise que la normalisation de la politique d’achat de titres pourrait intervenir bientôt. Sur  le plan politique, l’administration Trump a esquissé les premiers éléments de la future réforme fiscale alors que le Sénat, à majorité républicaine, a rejeté, une nouvelle fois, la proposition de réforme de la santé. 

 

europe

En Europe, la croissance économique au 2ème trimestre s’inscrit en droite ligne de celle constatée au trimestre précédent. Le PIB enregistre une progression trimestrielle de 0,5% en France, 0,9% en Espagne et 0,4% en Belgique, validant ainsi notre analyse conjoncturelle plus favorable sur la zone mise en avant fin 2016. Pour l’économie française, la croissance tient à une contribution significative du commerce extérieur et, dans une moindre mesure, de la consommation. A la lecture des indices de confiance des entreprises disponibles sur le mois de juillet (IFO, INSEE, PMI), l’expansion de l’activité devrait se poursuivre à l’entrée du deuxième semestre. Le secteur industriel a vu son rythme de production accélérer en mai, au-dessus de 3% sur un an, porté par la bonne tenue de l’activité manufacturière en Allemagne. En parallèle, le niveau de confiance des ménages atteint un niveau inédit depuis mi-2007, les ventes au détail sont de nouveau en hausse sur le mois de mai et les conditions sur le marché du travail s’améliorent tendanciellement comme en atteste la baisse du taux de chômage à 9,1% de la population active. A l’issue de sa dernière réunion, la banque centrale européenne (BCE) a de nouveau pris acte de cette embellie tout en conservant une tonalité prudente sur la trajectoire de l’inflation au regard de sa cible, qui justifie une politique monétaire très accommodante. En juillet, le taux annuel d’inflation est stable, à 1,3%. 

Au Royaume-Uni, la croissance du PIB enregistre un deuxième trimestre consécutif de modeste progression (+0,3%), soutenue par le secteur des services. La croissance annuelle ralentit à 1,7% sur un an. Au cours du mois, une nouvelle session de négociations au sujet du Brexit s’est tenue en présence des représentants de l’Union européenne (UE). Les points de désaccord restent entiers entre les parties prenantes, en particulier sur la question des engagements financiers du Royaume-Uni envers l’UE. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données publiées sur le mois sont encourageantes : les dépenses des ménages enregistrent un troisième mois consécutif de hausse et la production industrielle maintient une orientation dynamique. La banque centrale a laissé inchangée la conduite de sa politique monétaire et revu légèrement ses perspectives économiques pour 2017 et 2018 : à la hausse pour la croissance et à la baisse pour l’inflation.

 

 

En Chine, le flux de données a été de meilleure facture pour le dernier mois du 2ème trimestre. Ainsi la croissance du PIB s’est stabilisée à 6,9% en raison d’une bonne tenue de l’investissement et d’une modeste contribution des échanges extérieurs. Au-delà de cette publication, notre vigilance sur l’économie chinoise reste d’actualité du fait des risques financiers, illustrés de nouveau par la progression des nouveaux flux de financement non bancaires sur le mois de juin.

 

Juin 2017

En bref

Le mois a été marqué par l’actualité politique britannique qui a pris le pas sur les publications économiques, après la perte pour la Première Ministre Theresa May de sa majorité absolue au Parlement lors des élections anticipées du 8 juin. La position du Royaume-Uni vis-à-vis de l’Union Européenne est affaiblie par ce résultat alors que les négociations de sortie ont débuté le 19 juin. Aux Etats-Unis et en zone euro, les données publiées sur la période confortent notre vision d’une amélioration conjoncturelle, tandis qu’en Chine, elles confirment la modération de l’activité au deuxième trimestre. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 1,7% et termine le mois à 1,14 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent enregistre une baisse supplémentaire de 4,8% et termine à 47,9 dollars le baril. 

 

Marie Thibout, le 30 juin 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données économiques sont restées bien orientées sur le mois, et nous conservons notre vision d’une dynamique conjoncturelle favorable. Les indicateurs d’enquête ISM dans le secteur des services et dans le secteur manufacturier se maintiennent sur des niveaux décrivant une croissance relativement robuste de l’activité. La dynamique de production et des commandes industrielles est positive, ces deux dernières évoluant sur des rythmes de croissance de respectivement 2 et 4%. Du coté des ménages, la confiance des consommateurs reste sur des points élevés, les ventes au détail sont bien orientées et les données d’emploi poursuivent leur amélioration. Ainsi, le taux de chômage continue de baisser, à 4,3% de la population active en mai, et les salaires nominaux poursuivent leur modeste progression sur un rythme de croissance annuel supérieur à 2%. Dans ce contexte favorable, la Réserve Fédérale américaine a relevé de 0,25% son taux directeur lors de sa réunion de juin et envisage toujours une hausse supplémentaire d’ici la fin d’année 2017, ainsi que 3 hausses par an en 2018 et 2019. Cette amélioration conjoncturelle ne nous porte toutefois pas à écarter notre vigilance quant aux freins structurels auxquels l’économie américaine est confrontée (qualité des emplois, faiblesse de la productivité...) et au risque de déception sur les réformes promises. Les contretemps sur la réforme de la santé et le report du vote du Sénat au mois de juillet illustrent les difficultés rencontrées par les Républicains à faire passer des réformes.  

 

europe

En Europe, l’amélioration conjoncturelle que nous mettions en avant dès le début d’année se poursuit. Les indices de confiance restent toujours bien orientés en juin et compatibles avec une croissance modérée de l’activité. La production industrielle de la zone enregistre une nouvelle progression en avril, mais conserve un rythme de croissance modeste, légèrement supérieur à 1%. La production allemande est relativement dynamique, en hausse en rythme annuel de plus de 2%, tandis qu’en France, la progression est moindre. L’emploi poursuit son amélioration en avril, visible notamment dans la baisse du taux de chômage à 9,3% en moyenne dans la zone. Ce phénomène contribue vraisemblablement à l’amélioration des données de consommation à l’entrée du deuxième trimestre, notamment de la consommation espagnole, française et allemande après leur essoufflement au premier trimestre. Du point de vue de l’inflation, la croissance des prix à la consommation a légèrement ralenti en juin à 1,3%. En tendance, l’effet de base sur les prix de l’énergie commence à s’estomper et contribue à cette modération.

Au Royaume-Uni, en dehors de l’actualité politique, les données économiques montrent que les ventes au détail restent sur des niveaux plus modestes qu’en fin d’année 2016. L’inflation poursuit sa remontée, à près de 3% en mai, amenant dans ce contexte la banque centrale britannique à préciser qu’une modération du stimulus monétaire pourrait devenir nécessaire si l’activité se renforce ; notamment si la faiblesse de la consommation est compensée par d’autres composantes de la demande comme l’investissement des entreprises

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les échanges commerciaux s’essoufflent sur le deuxième trimestre et l’excédent commercial se stabilise. Toutefois, les données concernant la production industrielle pour les mois de mai et avril laissent présager une hausse de la production sur le deuxième trimestre, et nous confortent dans notre scénario d’une amélioration conjoncturelle modeste à l’œuvre, sans que cette dernière suffise à tirer les salaires et la consommation des ménages. Ces derniers sont relativement stables par rapport à leur niveau de l’année passée, et l’inflation reste bien en deçà de l’objectif de la banque centrale, à 0,4% en mai.

 

 

En Chine, les risques financiers restent présents, et les données confirment en mai la modération de l’activité sur le deuxième trimestre, avec un nouveau ralentissement du rythme de croissance de l’investissement, lié au moindre dynamisme du secteur public. Le rythme de progression de la production industrielle se stabilise à 6,5%. 

 

Mai 2017

En bref

Le mois de mai a été marqué par l’élection d’Emmanuel Macron en France. Au-delà de la victoire du candidat d’En Marche, la défaite de Marine Le Pen fait refluer dans l’immédiat le risque d’éclatement de la zone Euro. Aux Etats-Unis, les données d’activité maintiennent une dynamique positive, en ligne avec notre vision favorable sur la conjoncture américaine. Le Président D. Trump a fait face à de multiples accusations qui ont fait surgir la question d’une possible procédure de destitution. Ce risque est en l’état très limité en raison de la majorité Républicaine au Congrès. En Chine, les indicateurs d’activité se modèrent quelque peu en ce début de deuxième trimestre. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 2,7% et termine le mois à 1,12 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent enregistre une nouvelle baisse (2,7% sur le mois) et termine à 50,3 dollars le baril. 

 

Sébastien Berthelot, le 1er juin 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, la dynamique d’activité est restée favorable. Sur le marché du travail, la faiblesse des embauches enregistrée au mois de mars n’aura été qu’un trou d’air. Les créations de postes rebondissent à 211 000 emplois en avril et le taux de chômage connaît un nouveau point bas depuis la crise à 4,4% de la population active. Dans l’industrie, la production du mois d’avril confirme les progrès de l’activité du secteur. La croissance annuelle accélère à 2,2%, un rythme qui n’avait pas été atteint depuis  janvier 2015. Concernant la politique monétaire, la Réserve Fédérale entend réduire progressivement le réinvestissement de ses titres arrivant à maturité en fixant un plafond au-delà duquel les titres continueront d’être réinvestis. Ce seuil pourrait être fixé vers la fin d’année 2017 à un niveau très bas, puis progressivement relevé. Sur le plan politique, le Président Donald Trump a fait face à plusieurs accusations émanant de la presse (transmission d’informations classifiées au ministre russe des affaires étrangères, interférence auprès du Directeur du FBI pour interrompre l’enquête sur son ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn). Ces faits ont été fermement démentis par la Maison Blanche, mais ont fait émerger l’idée d’une potentielle destitution du Président, ce qui parait improbable en l’état actuel des choses, au vu de la majorité républicaine au Congrès. 

Au Brésil, le risque politique s’est considérablement accru suite à la publication dans la presse de révélations impliquant directement le Président Temer dans un scandale de corruption. Les réformes structurelles en cours et la récente amorce de reprise d’activité pourraient en être fragilisées. 

europe

En Europe, le risque d’une sortie de la France de la zone euro a été écarté dans l’immédiat avec la défaite de Mme Le Pen et l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République. Sur le plan économique, les statistiques publiées en zone euro nous font conserver notre vue positive quant à la reprise économique en cours. L’évolution du Produit Intérieur Brut (PIB) de la zone au premier trimestre maintient un régime de croissance stable à 1,8% sur un an. Sur le trimestre, la consommation s’est quelque peu modérée malgré l’amélioration continue de la situation sur le marché du travail, qui demeure toutefois encore hétérogène selon les pays. La tonalité des indicateurs de confiance est clairement favorable et suggère un renforcement de l’optimisme des entreprises sur le deuxième trimestre de l’année. Du côté de la confiance des directeurs d’achat (PMI), l’indice manufacturier s’établit à 57 points en zone euro, et les indicateurs d’enquête nationaux tels que l’IFO en Allemagne et l’indice de l’INSEE en France confirment la bonne tenue de l’activité dans la majorité des secteurs. Sur le plan politique, la réunion de l’Eurogroupe (Ministres des finances de la zone euro) n’a pas abouti à un accord concernant le versement d’une nouvelle tranche d’aide financière à la Grèce, malgré les progrès réalisés par le gouvernement grec sur le plan législatif pour réduire les dépenses. 

Au Royaume-Uni, la dynamique d’activité a quelque peu ralenti en ce début d’année 2017. La croissance trimestrielle du PIB atteint seulement 0,2% au premier trimestre, en raison d’une modération du rythme de croissance des dépenses de consommation des ménages et d’une contribution négative de la balance commerciale à la croissance.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données d’activité pour le premier trimestre 2017 confirment que l’amélioration conjoncturelle que nous mettons en avant dans notre scénario reste à l’œuvre. La croissance trimestrielle rebondit à 0,5%, et la croissance annuelle est stable à 1,6%. La composition de la croissance est relativement bien équilibrée, la consommation et l’investissement privé progressant sur la période, ainsi que la balance commerciale, sous l’effet du dynamisme des exportations. En Chine, les indices de confiance et les données d’activité marquent le pas pour le début du deuxième trimestre et retrouvent des niveaux de croissance équivalents à ceux de fin d’année 2016.

 

 

 

 

Avril 2017

En bref

Le mois d’avril aura été marqué par les annonces politiques réalisées par l’administration Trump. Le Président américain a notamment déclaré qu’il ne considère plus que la Chine manipule sa devise, ce qui a permis un relâchement des tensions politiques entre les deux pays. D’autre part, les grandes lignes du projet de réforme de la fiscalité ont été annoncées : elles reposent sur une baisse du taux d’imposition sur les sociétés à 15% ainsi qu’une réduction du taux maximal d’imposition sur le revenu. En zone euro, les données publiées sur le mois illustrent toujours une croissance modeste de l’activité. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 2,2% et termine le mois à 1,09 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent enregistre une nouvelle baisse (-2% sur le mois) et termine à 51,7 dollars le baril. 

 

Marie Thibout, le 02 mai 2017

amerique

Aux Etats-Unis, la croissance du PIB a ralenti à 0,2% en glissement trimestriel, du fait d’une consommation qui ne progresse que de 0,1%. Cette faiblesse était prévisible au regard des données mensuelles publiées pour janvier et février qui restaient en retrait par rapport aux indicateurs de confiance. La tendance reste favorable dans l’industrie, avec une nouvelle amélioration de la production industrielle en mars. La progression des indicateurs manufacturiers s’est modérée en avril, mais le niveau de ces enquêtes décrit toujours une croissance relativement robuste de l’activité. Les données concernant le marché du travail restent bien orientées, malgré une modération des créations d’emploi en mars. Le taux de chômage s’est de nouveau réduit, à 4,5% de la population active, et du coté des rémunérations, la bonne dynamique se maintient avec une croissance annuelle des salaires horaires à 2,7%. Dans l’ensemble les données publiées sur le mois ne remettent pas en question notre vision d’une amélioration de la conjoncture américaine. Enfin, la Réserve fédérale prépare désormais le terrain pour une sortie de sa politique d’achat d’actifs : les minutes de la dernière réunion nous apprennent que la plupart des participants du comité de Politique Monétaire jugent qu’un changement de la politique de réinvestissement des actifs arrivant à maturité pourrait être approprié vers la fin d’année 2017. 

 

europe

En Zone Euro, les données publiées sur le mois ont continué d’illustrer le momentum plus favorable dans lequel se situe actuellement l’activité de la zone euro. Confirmant les trajectoires dessinées au cours des derniers mois, les indices de confiance des directeurs d’achat PMI pour la zone ainsi que le sentiment économique se sont de nouveau améliorés en avril. Malgré cette accumulation de signaux militant pour une accélération de la croissance, l’activité réelle peine encore à enclencher la vitesse supérieure. La croissance française sur le premier trimestre n’a ainsi progressé que de 0,3%, un rythme encore modéré. Les flux commerciaux entre la zone euro et le reste du monde font de nouveau état d’un commerce mondial qui retrouve un peu de dynamisme, avec un excédent commercial qui augmente légèrement pour atteindre 19,2Mds€ en février. Sur le plan monétaire, la croissance des prix à la consommation rebondit en avril, à 1,9%. Ce rebond, s’il venait à se confirmer sur les prochains mois, pourrait inciter la Banque Centrale Européenne à modérer son discours encore accommodant sur la conduite de sa politique monétaire. Pour le moment, le conseil des gouverneurs reste encore prudent quant à l’évolution des risques pesant sur la croissance économique européenne.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, la production industrielle ralentit en mars, sans que ce mouvement remette en cause notre scénario de reprise conjoncturelle modeste : l’industrie enregistre une croissance annuelle toujours dynamique, à plus de 3%. Les dépenses de consommation des ménages restent pour l’instant à la traine, malgré des données d’emploi toujours bien orientées. La banque du Japon (BoJ) a laissé inchangé la conduite de sa politique monétaire et prévoit toujours un retour de l’inflation vers sa cible de 2% au cours de l’année fiscale 2018. Cette dernière pour l’instant toutefois reste bien en deçà, s’établissant en mars à 0,2%, après un nouveau ralentissement. 

En Chine, la croissance a légèrement accéléré au 1er trimestre 2017, à 6,9% en rythme annuel, à la faveur d’un léger mieux dans l’industrie et d’une dynamique plus favorable de la consommation sur le mois de mars. En parallèle, l’investissement affiche un regain de croissance en mars, et semble désormais ne plus être seulement le fait des dépenses des entreprises publiques mais également de celles du secteur privé. Un premier signal d’un desserrement des contraintes pesant sur les flux de capitaux sortants a émergé sur le mois, ce qui pourrait signifier que la banque centrale anticipe un affaiblissement des pressions baissières sur le yuan. Nous restons toutefois prudents vis-à-vis de l’économie chinoise, car les risques financiers restent présents.

 

Mars 2017

En bref

En mars, la Réserve Fédérale américaine a procédé à un relèvement de son taux directeur, actant ainsi l’amélioration des conditions économiques, en accord avec nos dernières perspectives économiques et financières. Du côté politique, le Président D. Trump a subi un revers législatif avec l’échec de son projet de loi visant au remplacement et à l’abrogation d’une partie de la réforme de la protection sociale de l’administration précédente (Obamacare). En Europe, l’évènement marquant du mois a été la notification officielle par T. May du processus de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Celle-ci ouvre une phase de négociation de deux ans pour redéfinir les nouveaux contours de leur relation. Au Japon, les données économiques publiées confirment une embellie depuis la fin d’année 2016.  Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 0,9% et termine le mois à 1,07 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent enregistre une baisse de 5% sur le mois et termine à 52,8 dollars le baril. 

 

Thomas Foicik, le 03 avril 2017

amerique

Aux Etats-Unis, l’amélioration généralisée des enquêtes de confiance, en particulier dans le secteur industriel, continue de se diffuser peu à peu dans les données réelles. L’indice ISM manufacturier, largement supérieur au seuil de 50 points, fait état d’une expansion de l’activité qui se concrétise, sur le mois de février, par une hausse simultanée de la production et des commandes à l’industrie. Après plusieurs trimestres de contraction, l’activité industrielle affiche de nouveau un taux annuel de croissance positif, portée par une accélération de la production manufacturière. Du côté des ménages américains, leur niveau de confiance atteint désormais un nouveau plus haut depuis 2001. Pour autant, cet optimisme ne se traduit pas forcément dans les dépenses de consommation en volume. Ces dernières s’inscrivent en recul sur les deux premiers mois de l’année sous l’effet d’une remontée progressive de l’inflation. En effet, les prix à la consommation sont en hausse de 2,7% sur un an. Dans le secteur immobilier, la tendance demeure favorable sur ce début d’année que ce soit du côté des permis de construire ou des ventes de logement neuf. En milieu de mois, la Réserve Fédérale a procédé à une nouvelle hausse de son taux directeur de 0,25% à [0,75% ; 1%]. C’est la troisième hausse de taux depuis fin 2015. Les récentes prises de parole des membres de la Réserve Fédérale semblent moins accommodantes que par le passé en évoquant la possibilité de relever au-delà de trois fois le taux directeur d’ici la fin d’année. 

 

europe

En Zone Euro, les publications des indices de confiance sont univoques au mois de mars sur l’orientation plus favorable des conditions d’activité et confortent le rehaussement de notre point de vue conjoncturel sur la zone. L’indice composite de confiance des directeurs d’achat (PMI) atteint un plus haut depuis avril 2011 à 56,7 points, un niveau cohérent avec une amélioration de l’activité dans les services et dans l’industrie sur le 1er trimestre. Dans les données réelles, la production industrielle s’inscrit en hausse en janvier malgré une baisse sensible relative au secteur de la construction. De leur côté, les dépenses de consommation ont été plutôt mitigées comme en atteste la modération des ventes des détaillants sur les deux premiers mois de l’année. Après un bon mois de janvier, les immatriculations de véhicules ont été un peu moins dynamiques en févier, mais restent en croissance positive en tendance. Ces données de consommation publiées en terme réel sont pénalisées par la remontée de l’inflation qui affecte le revenu réel disponible des ménages. Après avoir atteint 2% en février, l’inflation a légèrement reflué à 1,5% sur un an, un niveau bien au-dessus des trimestres précédents. Le taux de chômage de la zone euro s’établit désormais à 9,6% dans un contexte où le nombre de demandeurs d’emploi diminue graduellement. Du côté monétaire, la dernière opération de refinancement TLTRO2 a vu une forte demande des banques de la zone euro.

Au Royaume-Uni, Theresa May a officiellement notifié le déclenchement de l’article 50 du Traité de Lisbonne, point de départ du processus de sortie de l’Union européenne. La Banque d’Angleterre n’a pas modifié sa politique monétaire dans un contexte où les prix à la consommation ont accéléré en février, passant de 1,8% à 2,3% sur un an. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données mensuelles laissent augurer d’une meilleure dynamique d’activité au premier trimestre. La production industrielle progresse de 2% en février et les dépenses de consommation se reprennent légèrement. Les exportations et les importations sont de nouveau en hausse en février et attestent d’une reprise des échanges commerciaux. 

En Chine, les statistiques sont encourageantes sur le plan conjoncturel. La production dans l’industrie croît à un rythme stable de 6,3% et l’investissement se reprend en février mais l’effort reste porté par les entreprises publiques. Cela nous invite toujours à une grande vigilance sur les risques financiers portés par l’économie chinoise.

 

 

 

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