Environnement Économique

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Janvier 2017

En bref

L’année 2017 débute sur une perception plus favorable de l’environnement économique par les entreprises, comme en atteste l’amélioration généralisée du climat des affaires au niveau mondial. Aux Etats-Unis, l’actualité économique a été marquée par les premières annonces du Président élu, D. Trump, ciblant les conditions des échanges avec certains partenaires commerciaux. La croissance du PIB américain sur le 4ème trimestre conforte notre vision d’une activité modérée. En Europe, notre attention s’est portée sur les signaux d’une conjoncture plus favorable mise en évidence par une croissance en légère accélération au 4ème trimestre, une inflation qui se reprend et une consolidation du niveau de confiance. Les données économiques ont également été de meilleure facture au Japon du côté de l’industrie et des échanges commerciaux. En Chine, les données d’activité affichent un nouveau mois de stabilité, mais les risques financiers illustrés par les sorties de capitaux maintiennent notre vision négative sur le pays. Sur le marché des changes, l’euro s’est apprécié contre dollar de 2% et termine le mois à 1,075 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a reculé de 2% sur le mois et termine à 55,7 dollars le baril. 

 

Thomas Foicik, le 1er février 2017

 

amerique

Aux Etats-Unis, le relèvement de nos perspectives sur l’économie a été conforté par la confirmation sur le mois des signaux récents, plus encourageants, sur l’industrie : la production industrielle s’est reprise en décembre tout comme les commandes à l’industrie hors transport et les indicateurs régionaux de climat des affaires qui signalent désormais, de manière univoque, une expansion de l’activité industrielle. Du côté de l’emploi, les créations de postes se sont bien tenues en décembre, avec 156 000 nouvelles embauches qui portent le taux de chômage à 4,7% de la population active. La dynamique des rémunérations reste haussière et se concrétise par une croissance du salaire horaire de 2,9% sur un an. La croissance du PIB sur la fin d’année 2016 illustre une activité modérée, portée par la consommation des ménages et l’investissement, mais pénalisée par une contribution négative du solde commercial. En termes de politique économique, le nouveau Président des Etats-Unis, D. Trump, a signé ses premiers décrets sur le mois. Ces décisions ont confirmé la tendance plus protectionniste de la nouvelle administration, avec le retrait du pays du traité de libre-échange Transpacifique et la volonté de renégocier l’accord commercial régional de l’ALENA. D. Trump a également choisi de revenir en arrière sur deux orientations de son prédécesseur, en relançant deux projets d’oléoducs et en instaurant des marges de manœuvre afin de ne plus appliquer la loi sur la santé « Obamacare ».

 

europe

En Zone Euro, l’embellie récente du climat des affaires s’est matérialisée dans une accélération, relativement modeste, de la croissance du PIB sur le 4ème trimestre. Les enquêtes de confiance du mois de janvier ont consolidé cette tendance plus positive. Le secteur industriel a poursuivi son expansion en novembre et la consommation des ménages demeure un soutien à la croissance en fin d’année. Notre appréciation sur l’activité en Zone euro demeure toutefois prudente tenant compte d’un environnement politique chahuté et de progrès sur les fondamentaux structurels au sein des économies de la zone encore fragiles. En janvier, l’inflation a rebondi à 1,8% sur un an portée par une accélération sensible des prix de l’énergie. L’évolution de l’inflation hors prix alimentaire et énergie reste inerte autour de 1% l’an ce qui ne justifie pas d’inflexion de la politique monétaire de la BCE. Cette dernière a réitéré vouloir s’assurer d’un ajustement durable de l’inflation conforme à son objectif (proche de 2%).

Au Royaume-Uni, Theresa May a dévoilé la position de son gouvernement pour les futures négociations de sortie du pays de l’Union Européenne. Une des priorités affichées par la Première Ministre sera le contrôle de l’immigration, ce qui impliquera la sortie du pays du marché unique. Elle entend également sortir de l’Union douanière afin de pouvoir négocier des accords de libre-échange de façon bilatérale avec des pays tiers. Dans le même temps, la Cour Suprême a confirmé la nécessité pour le gouvernement de consulter le Parlement afin de déclencher l’article 50 du Traité de l’UE. Au regard des publications économiques, la croissance demeure bien orientée (2,2% sur un an) et l’inflation se reprend à 1,6%. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données d’activité ont été de meilleure facture en fin d’année avec une reprise modérée de l’industrie et des échanges commerciaux. Sur le front de l’inflation, les progrès sont insuffisants par rapport à l’objectif de la banque centrale. Notre prudence sur l’activité économique du pays est maintenue en raison d’une demande domestique relativement faible jusqu’à présent.

En Chine, la croissance économique s’est maintenue sur l’année 2016 sous l’effet d’une politique de relance de l’investissement public au détriment de l’investissement privé. La progression de l’endettement du secteur public, la diminution des réserves de change corollaire de l’accentuation des sorties de capitaux  constituent une combinaison de risques financiers croissants qui nous amènent à maintenir notre vision négative sur l’économie, et ce malgré une stabilisation apparente sur le plan conjoncturel.

 

 

Décembre 2016

En bref

Les banques centrales aux Etats-Unis et en zone euro ont marqué l’actualité économique du mois de décembre. Aux Etats-Unis, le comité de Politique Monétaire de la Réserve Fédérale (FOMC) a voté comme anticipé en faveur d’une hausse de 0,25% de la cible de son taux directeur, la portant à [0,50% ; 0,75%], décision qui intervient exactement un an après un premier mouvement d’une amplitude similaire et justifié par les progrès sur le marché du travail et sur le front de l’inflation. En Europe, la Banque Centrale Européenne a décidé d’ajuster, à partir d’avril 2017, le montant des achats mensuels de son programme d’achat, les ramenant de 80Mds€ à 60Mds€ et en les prolongeant jusqu’à fin décembre 2017 à minima. Le maintien d’un rythme soutenu d’achat de titres alimentera la hausse de la taille du bilan de la BCE à près de 4500Mds€, soit près de 43% du Produit Intérieur Brut de la Zone Euro. En Chine, les données d’activité sont restées relativement stables, mais les sorties de capitaux et la baisse des réserves de change se poursuivent. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 0,9% et termine le mois à 1,054 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a progressé de 12,6% sur le mois et termine à 56,8 dollars le baril. 

 

Marie THIBOUT, le 02 janvier 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les indicateurs d’enquête publiés pour le mois de décembre confirment l’amélioration du climat des affaires entrevue en novembre. Pour autant la production industrielle reste en recul en terme annuel de 0,6%. Du coté des ménages, les données de l’emploi poursuivent leur amélioration, avec des créations de postes de 178 000 en novembre, et une baisse du taux de chômage à 4,6% de la population active. Les dépenses de consommation ont modérément progressé sur ce dernier mois, et enregistrent une croissance annuelle toujours relativement dynamique, à 2,8%. Au regard des développements économiques et politiques des dernières semaines, il a été décidé d’ajuster à la hausse le scénario macroéconomique des Etats-Unis, passant d’une vision neutre négative à une vision neutre. Cette révision s’est faite sur la base de signaux plus encourageants perceptibles du côté des industries en lien avec les secteurs minier et de l’énergie, qui bénéficient d’un niveau de prix du pétrole dorénavant moins pénalisant, mais aussi sur l’observation d’un choc de confiance sur les derniers mois alimenté par la perspective d’implémentation de mesures de soutien à l’économie de la nouvelle administration de Donald Trump. Dans ce contexte, nous n’anticipons plus de freinage à moyen terme de la croissance américaine mais une poursuite d’une croissance de l’activité sur un rythme modéré. Nous restons pour le moment toutefois prudents, du fait d’un niveau très élevé de la monnaie américaine, un facteur pénalisant pour les entreprises américaines exportatrices, et dans l’attente d’observer réellement si les mesures annoncées par Donald Trump se traduisent par un dynamisme supplémentaire de l’investissement sur le sol américain.

 

europe

En Zone euro, le climat des affaires a pris une tournure plus positive sur le 4ème trimestre, mais la matérialisation de cette amélioration dans les données d’activité reste encore trop incertaine pour altérer notre vision vigilante sur le scénario européen. Ainsi la production industrielle a légèrement reculé en octobre et enregistre une croissance annuelle faible, de 0,6%. Sur le front politique, l’instabilité reste d’actualité. Les électeurs italiens ont rejeté la réforme constitutionnelle du Sénat proposée par le Président du Conseil M. Renzi lors du référendum du 4 décembre. Ce dernier a présenté sa démission et a été remplacé par Paolo Gentiloni, ancien ministre des affaires étrangères.

Le Royaume-Uni, la Cour Suprême s’est réunie pour examiner l’appel du gouvernement suite à la décision de la Haute Cour de Londres qui oblige le gouvernement à consulter le Parlement pour déclencher l’article 50 du Traité de l’Union. Cette activation ouvrira le cycle de négociation de sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne. La décision des juges devrait être rendue début janvier. Parallèlement, le Parlement a voté en faveur du calendrier proposé par le gouvernement qui prévoit de déclencher l’article 50 avant le 31 mars 2017.  

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, , l’inflation progresse modérément en novembre, mais reste bien en deçà de l’objectif de la banque centrale. Les données d’activité montrent une amélioration de l’industrie qui se poursuit, tandis que la consommation des ménages reste pour l’instant peu dynamique. Ces nouvelles publications nous incitent à conserver notre prudence sur l’activité économique du pays, en raison d’une demande domestique qui ne montre pas de signaux d’amélioration francs. 

En Chine, la stabilisation de l’activité observée n’a été possible qu’en stimulant l’investissement public au détriment de l’investissement privé. Ce phénomène participe à l’accumulation de risques financiers à travers la progression de l’endettement du secteur public, dans un contexte où les sorties de capitaux sont toujours présentes et où les réserves de change poursuivent leur mouvement de baisse, nous conduisant à rester très vigilants sur l’activité chinoise.  

 

Novembre 2016

En bref

L’élection de Donald Trump à la Présidence des Etats-Unis constitue le principal événement du mois. Le programme du candidat républicain dessine une relance de l’activité, mais les incertitudes sont grandes quant aux mesures qui seront retenues. En zone Euro, les données d’enquête se sont améliorées, sans être confirmées pour le moment par les données d’activité. En Chine, nous constatons une stabilisation de l’activité, reposant sur le soutien des entreprises publiques. Sur le marché des changes, le dollar s’est apprécié contre euro de 3,6% et termine le mois à 1,059 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a reculé de 1,5% sur le mois et termine à 48,3 dollars le baril. 

 

Sébastien BERTHELOT, le 01 décembre 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, le candidat Républicain Donald Trump a remporté l’élection présidentielle. Son programme économique devrait reposer essentiellement sur des baisses d’impôt pour les entreprises et les ménages, ainsi que sur un plan de dépenses d’infrastructures. Ces mesures pourraient à moyen terme relancer la croissance et l’emploi, mais devraient rencontrer l’opposition d’une partie des Républicains du fait de leur effet négatif sur les finances publiques. En termes de commerce extérieur, les discours très protectionnistes du candidat Donald Trump pourraient fortement peser sur les échanges commerciaux. Le risque de montée du protectionnisme et de repli sur soi que nous mettions en avant lors de nos Perspectives est ainsi en passe de se matérialiser. Sur le plan des données, l’activité est restée modérée, en ligne avec notre vision de croissance faible de l’économie américaine. Malgré des indicateurs d’enquête mieux orientés dans le secteur manufacturier, l’industrie peine toujours à se redresser, confirmant nos réserves sur l’activité de ce secteur. La production a stagné en octobre, après une baisse de 0,2% en septembre. Du côté du consommateur américain, la tendance est plus favorable. Les ventes au détail affichent une croissance annuelle en accélération à plus de 4%, soutenues par un marché du travail robuste. Concernant la politique monétaire, la Réserve Fédérale a multiplié les messages laissant présager une hausse de taux lors de la réunion de décembre. 

 

europe

En Zone euro
En Zone euro, le flux de données a mis en évidence une correction de l’activité industrielle en septembre après un mois d’août particulièrement dynamique. Ainsi l’industrie croît très modestement au 3ème trimestre et valide nos perspectives sur la reprise encore insuffisante de l’investissement. Le PIB allemand du troisième trimestre, en légère progression de 0,2% en glissement trimestriel, illustre cette faiblesse avec une stagnation de l’investissement. Sur l’ensemble de la zone, le momentum des nouvelles immatriculations a continué de perdre en intensité sur le mois d’octobre (-1,2% en glissement annuel). En France, les difficultés sur le marché du travail persistent. Le taux de chômage a de nouveau progressé sur le troisième trimestre après trois trimestres consécutifs de baisse. Les indices de confiance publiés pour le mois de novembre font néanmoins état d’une amélioration du sentiment économique au 4ème trimestre à la fois pour les entreprises et les ménages. Il faudra toutefois attendre la publication des données d’activité constatées pour juger de la validité de cette tendance. 

Le Royaume-Uni, les données publiées décrivent toujours une économie résistante au choc du référendum de juin dernier, une situation en ligne avec notre vision qui ne privilégiait pas un freinage immédiat de l’activité. Sur le plan politique, la Haute Cour de Londres a rendu une décision obligeant le gouvernement à saisir le Parlement pour l’activation de l’article 50 du traité de l’UE, ce qui déclenchera les négociations de sortie du Royaume-Uni. Face à ce revers, Theresa May a maintenu sa volonté de débuter les négociations d’ici fin mars 2017 et a fait appel auprès de la Cour Suprême. Enfin, le Ministre des Finances a présenté ce mois-ci un budget qui relâche la contrainte budgétaire pour les 5 années à venir.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, le PIB au troisième trimestre a progressé de 0,5% par rapport au trimestre précédent. Nous conservons toutefois notre prudence sur ce pays, dans la mesure où la demande domestique est restée en retrait sur la période : la consommation et l’investissement enregistrent une contribution nulle à la croissance. L’essentiel de la dynamique trimestrielle repose sur les exportations. 

En Chine, les données publiées en octobre désignent une stabilisation de l’activité économique. La production industrielle enregistre une croissance annuelle similaire à septembre à 6,1%. L’investissement reste tiré par les entreprises publiques, peu productives et plus endettées, ce qui maintient notre position prudente sur la Chine. 

 

Octobre 2016

En bref

Aux Etats-Unis, la croissance économique s’est reprise au 3ème trimestre mais reste modeste en tendance en accord avec nos perspectives. En Zone euro, les données d’activité maintiennent la perspective d’une reprise modeste tandis que les indices de confiance sont plus encourageants au début du 4ème trimestre. En Chine, les statistiques attestent d’une stabilisation de nature conjoncturelle au 3ème trimestre qui s’inscrit dans une tendance au ralentissement structurel de l’économie. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 1,9% et termine le mois à 1,09 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a reculé de 3,7% sur le mois et termine à 48,3 dollars le baril. 

 

Thomas FOICIK, le 02 novembre 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les statistiques publiées sur le mois ont été légèrement plus favorables à l’exception de la faiblesse persistante de l’investissement qui illustre notre vision d’une économie en freinage. Le chiffre de croissance au sens du PIB du 3ème trimestre ressort en hausse de 0,7% mais l’investissement pénalise de nouveau l’activité. Le secteur industriel, que ce soit à travers les commandes de biens durables ou la production, demeure fébrile. L’indicateur national d’enquête ISM manufacturier s’est toutefois repris à un niveau signalant une expansion d’activité (51,5 points) tandis que les indicateurs régionaux renvoient une image plus contrastée. Le secteur de la construction s’inscrit dans une phase de modération avec une baisse des mises en chantier et des dépenses de construction. Du côté des ménages américains, la confiance s’érode légèrement à partir d’un niveau élevé dans un contexte où le marché du travail conserve une orientation positive (156 000 créations d’emploi en septembre). Le taux de chômage est quasi stable à 5% de la population active. La consommation demeure le moteur de la croissance, avec une progression des dépenses des ménages de 0,5% en septembre. La publication des minutes de la Réserve Fédérale réitère la mention indiquant que les membres du comité de politique monétaire (FOMC) jugent que les arguments en faveur d’une hausse de taux se sont renforcés.

 

europe

En Zone euro, notre message prudent sur la reprise reste d’actualité après la publication de la croissance du PIB au 3ème trimestre qui affiche une hausse modeste de 0,3%. Sur un an, l’activité est stable et régulière autour de 1,6%. La croissance française reste un ton en dessous (1,1%) tandis que l’Espagne croît à un rythme toujours soutenu (3,2%). Pour le mois d’octobre, les indices de confiance ont été plutôt encourageants à la fois dans le secteur industriel et des services. L’indice PMI manufacturier de la zone s’établit désormais à 53,3 points, un plus haut de 30 mois. De son côté, la production industrielle s’est solidement reprise en août après un accès de faiblesse en juillet. La forte volatilité observée durant la période estivale invite toutefois à une interprétation prudente d’autant que d’autres statistiques comme les ventes au détail ont été révisées à la baisse. Ainsi la consommation des ménages enregistre un ralentissement, à 0,6% l’an en août. Le taux de chômage se stabilise pour le sixième mois consécutif à 10,1% de la population active. Le Conseil des gouverneurs BCE a remis à plus tard les discussions sur les modalités du programme d’achat d’actifs dont l’échéance actuelle est prévue en mars 2017. M. Draghi a toutefois jugé peu probable l’arrêt abrupt du programme d’achat d’actifs. Enfin, après dix mois de paralysie politique, M. Rajoy (Parti Populaire) a été reconduit à la tête du gouvernement espagnol grâce à l’abstention d’une partie des députés du Parti Socialiste. A défaut de majorité absolue, c’est un gouvernement minoritaire qui prend place et aura la tâche de mener une politique de compromis.

Le Royaume-Uni, la croissance du PIB se montre résistante, en hausse de 0,5% au 3ème trimestre. Les indicateurs PMI signalent une expansion modérée de l’activité en septembre. La production industrielle recule en août et ralentit à 0,7% en rythme annuel. L’inflation se reprend à 1% l’an. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données du mois de septembre valident notre prudence sur l’économie du pays. Sur le mois, la production industrielle stagne tandis que la consommation des ménages se reprend mensuellement mais reste peu dynamique en tendance. L’inflation demeure mal orientée avec une contraction des prix de 0,5% l’an. 

En Chine, le flux de statistiques publié sur le mois n’entame en rien notre vision négative sur le pays du fait de problématiques structurelles et d’un risque financier latent. L’économie chinoise croît à un rythme de 6,7% l’an, stable par rapport au trimestre précédent. La production industrielle ralentit légèrement à 6,1% l’an, et l’investissement enregistre une croissance annuelle à 8,8% soutenue par les entreprises du secteur public, le tout dans un contexte monétaire encore expansionniste puisque l’encours de crédit progresse de 12% l’an. Du côté des consommateurs, la progression des ventes au détail se poursuit, en croissance de 10,7% par rapport à l’année dernière.

 

Septembre 2016

En bref

Sur le mois, la banque centrale américaine a préservé le statu quo, tandis que la banque centrale japonaise a revu le cadre de sa politique monétaire et cible désormais la courbe de taux souverains. Du côté des données économiques, l’industrie américaine reste faible, tandis que les indices de confiance de la zone euro s’essoufflent quelque peu. En Chine, les données enregistrent une modeste reprise. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 0,3% et termine le mois à 1,116 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a rebondi de plus de 4% sur le mois et termine à 49 dollars le baril.

 

Marie THIBOUT, le 03 octobre 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les données publiées sur le mois nous confortent dans notre scénario de freinage de l’activité qui se matérialise. L’industrie peine toujours à se redresser et affiche une contraction de plus de 1% en rythme annuel en août. L’indicateur d’enquête ISM manufacturier s’est d’autre part affaissé en dessous du seuil de 50 points (délimitant la hausse de la baisse de l’activité), et décrit une activité encore très faible dans ce secteur. Les données publiées sur le mois concernant le marché du travail et la consommation se modèrent quelque peu. Les créations de postes ont marqué le pas en août, s’établissant à 151 000, contre 275 000 en juillet. Le taux de chômage reste toutefois stable à 4,9% de la population active. Les dépenses de consommation ont enregistré un léger repli et voient leur rythme de croissance fléchir légèrement à 2,6%. La Réserve Fédérale américaine a choisi une nouvelle fois de maintenir le statu quo sur sa politique monétaire lors de sa réunion de septembre. Cette décision est loin d’avoir emporté l’unanimité puisque 3 membres sur 10 se sont prononcés pour une hausse immédiate de 0,25% de la fourchette objectif du taux directeur. Une telle division au sein du Comité n’avait pas été constatée depuis 2011. En dépit de ce maintien, les membres jugent que les arguments en faveur d’une hausse de taux se sont renforcés et que les risques à moyen terme sur les perspectives économiques sont globalement équilibrés. 

 

europe

En Zone euro, notre prudence sur l’activité économique est confirmée par l’érosion de l'indice du sentiment économique de la Commission Européenne et de l’indice de confiance des directeurs d’achat PMI sur le mois d’août. Ils indiquent tous deux la poursuite d’une croissance modérée de l’activité sur les prochains mois. La production industrielle de la zone a de nouveau connu un accès de faiblesse sur le mois de juillet. Relativement à juillet 2015, elle est en baisse de 0,6%. La consommation rebondit sur le mois, et reste relativement dynamique, avec une croissance annuelle de plus de 2%. Le taux de chômage de la zone s’établit à 10,1% de la population active pour le 5ème mois consécutif, matérialisant une pause dans l’amélioration du marché du travail après les progrès significatifs enregistrés depuis la fin 2013. Du côté des échanges de biens, l’excédent commercial s’est légèrement réduit à 20Mds€ sur le mois de juillet. L’environnement politique espagnol reste chahuté, après la déconvenue du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) aux élections régionales en Galice et au Pays Basque. La stratégie politique du parti devrait être revue à l’issue du comité fédéral du Parti Socialiste qui se tiendra au début du mois d’octobre. Le trouble politique en zone euro reste un facteur défavorable pour l’économie. 

Le Royaume-Uni, l’indicateur d’enquête PMI manufacturier s’est nettement redressé en août, après la chute enregistrée en juillet à la suite du Brexit. La production industrielle britannique s’améliore en juillet, avec une croissance annuelle supérieure à 2%. Concernant la consommation, la tendance reste nettement favorable, les ventes au détail progressant de plus de 6% en août en rythme annuel. 

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, la prudence sur l’activité semble toujours d’actualité, les données du mois d’août restant mitigées. D’un côté la production industrielle est en légère amélioration, mais la consommation se dégrade à nouveau. L’inflation japonaise reste un point de vigilance, car toujours en phase de ralentissement. Dans ce contexte, la banque centrale japonaise a annoncé un nouveau cadre de politique monétaire reposant sur deux points : un contrôle de la courbe des taux et l’engagement de dépasser l’objectif d’inflation. Elle s’engage à poursuivre les achats d’obligations du gouvernement pour maintenir le taux souverain 10 ans autour de 0%  et  introduit une opération de refinancement sur le long terme au taux de 0% pour une maturité maximum pouvant aller jusqu’à 10 ans.

En Chine, les données du mois d’août enregistrent une modeste reprise, sans toutefois contrer notre vision négative sur le pays du fait de problématiques structurelles. La production industrielle progresse en rythme annuel de 6,3%, et l’investissement, qui avait accusé le coup en juillet, enregistre une croissance annuelle à 8,1%. Les investissements réalisés par les entreprises privées sont toujours mornes, tandis que ceux réalisés par le secteur public restent dynamiques. 

 

Août 2016

En bref

Aux Etats-Unis, la consommation reste bien orientée, soutenue par un marché du travail résistant. Les banquiers centraux américains ont multiplié les déclarations laissant présager d’une hausse de taux d’ici la fin d’année. En Zone euro, les indicateurs de confiance témoignent d’une certaine érosion de l’activité au cours de l’été. Sur le plan politique, les difficultés persistent en Espagne. En Chine, l’activité a poursuivi son ralentissement. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 0,2% et termine le mois à 1,113 dollar pour un euro. Le prix du pétrole Brent a rebondi de 10,8% sur le mois et termine à 47 dollars le baril

 

Sébastien BERTHELOT, le 01 septembre 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, les créations de postes maintiennent un rythme soutenu en juillet avec 255 000 emplois créés, confirmant la résistance du marché du travail. Les salaires horaires sont également bien orientés et affichent depuis quelques mois une croissance supérieure à 2,5%. Ce contexte favorise le dynamisme des dépenses de consommation qui ont amorcé le troisième trimestre sur une note positive, avec une hausse mensuelle de 0,3% en glissement mensuel. Dans le secteur manufacturier, les indicateurs d’enquête sont toujours mitigés. Si l’indice ISM manufacturier s’établit sur un niveau décrivant une progression de l’activité, les indicateurs régionaux des Réserves Fédérales restent globalement négatifs. La production industrielle s’est toutefois reprise en juillet, ce qui réduit la contraction en rythme annuel à -0,5%. Dans l’immobilier, les ventes de logements neufs ont enregistré une hausse marquée en juillet qui leur fait atteindre un nouveau point haut depuis 2007. En l’absence de réunion de politique monétaire ce mois-ci, les banquiers centraux ont multiplié les déclarations favorables à un resserrement supplémentaire d’ici la fin d’année. Après que le Vice-Président William Dudley a affirmé qu’une hausse dès septembre est possible, la Présidente Janet Yellen a lors de la conférence annuelle de Jackson Hole affirmé que les arguments en faveur d’une hausse se sont renforcés. 

Au Brésil, toujours confronté à une contraction du PIB au deuxième trimestre, Dilma Rousseff a été écartée du pouvoir par le Sénat et est définitivement remplacée par le Vice-Président Michel Temer. 

europe

En Zone euro, les indices de climat des affaires publiés pour la zone Euro (PMI, Commission Européenne), en France (INSEE) et en Allemagne (IFO), signalent une poursuite de l’érosion de la confiance des chefs d’entreprises. Ces données d’enquête laissent entrevoir une croissance toujours faible de l’activité. Sur le deuxième trimestre, la progression trimestrielle du PIB allemand s’est modérée à 0,4%. L’investissement en machine et équipement et en construction s’est contracté sur la période, contrecoup d’un premier trimestre particulièrement dynamique. En France, les données publiées par l’INSEE, attestent d’une légère amélioration sur le marché du travail. Le taux de chômage s’établit à 9,9% de la population active contre 10,5% au pic atteint au 3ème trimestre 2015. En Espagne, malgré l’accord intervenu au cours du mois entre le Parti Populaire et le parti Ciudadanos, Mariano Rajoy (PP) n’a pas obtenu la majorité des députés nécessaire à la formation d’un gouvernement lors du premier vote de confiance intervenu le 31 août.

Le Royaume-Uni, en réaction aux conséquences du Brexit, la Banque d’Angleterre a baissé son taux directeur à 0,25%, contre 0,50% auparavant, un niveau qui était resté inchangé depuis 2009. Ce desserrement s’accompagne d’autres mesures d’assouplissement non conventionnelles (programmes d’achat de titres, dispositifs de soutien au financement de l’économie). Les premières statistiques économiques publiées pour le mois de juillet n’ont néanmoins pas signalé d’effet négatif marqué du Brexit sur l’activité. Les ventes au détail ont progressé de 1,4% par rapport au mois de juin et les demandes d’allocation chômage ont reflué.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, le PIB a stagné au deuxième trimestre. La demande domestique progresse modestement sur le trimestre, la consommation et l’investissement contribuant tous deux positivement à la croissance. Mais cette performance est compensée par la contribution négative du solde commercial, liée à une baisse des exportations sur la période. La croissance japonaise en rythme annuel s’établit à 0,6%.

En Chine, les données publiées concernant l’activité industrielle, l’investissement et les ventes au détail illustrent une décélération de l’activité pour le mois de juillet par rapport au mois de juin. 
 

 

En bref

Aux Etats-Unis, l’économie a faiblement progressé au 2ème trimestre sous l’effet d’une baisse de l’investissement et d’un déstockage des entreprises. En Zone euro, les indicateurs de confiance se sont montrés plutôt résistants après le résultat du référendum au Royaume-Uni alors que la croissance du 2ème trimestre a légèrement marqué le pas. A l’inverse, la confiance s’est affaissée de l’autre côté de la Manche. En Chine, la croissance économique s’est plutôt stabilisée sur le 2ème trimestre. Sur le marché des changes, le dollar s’est déprécié contre euro de 0,1% et termine le mois à 1,111 dollar pour un euro. Le prix du baril de pétrole Brent a fortement baissé sur le mois à 42,5 dollars le baril. 

 

Thomas FOICIK, le 01 août 2016

 

amerique

Aux Etats-Unis, la décélération de l’activité s’est confirmée avec la publication des comptes nationaux. La croissance du PIB a faiblement progressé au 2ème trimestre en raison d’une faiblesse persistante des dépenses d’investissement et d’un déstockage conséquent des entreprises. La consommation des ménages est restée le moteur de la croissance. Le rapport sur l’emploi du mois de juin a été positif avec un rebond significatif des créations de postes (+287 000 en juin contre +11 000 en mai). Le taux de chômage s’établit à 4,9% de la population active en juin. De leur côté, les indices de confiance des directeurs d’achat ISM se sont plutôt repris en juillet à la fois du côté manufacturier (53,2 points) et du secteur des services (56,5 points). Toutefois, les indicateurs de confiance régionaux dans l’industrie ont été plutôt mitigés en août signalant toujours des difficultés dans ce secteur d’activité. En atteste la publication des commandes de bien durable, en baisse de 4% sur le mois de juin, mais qui dénote quelque peu de la production industrielle en hausse de 0,6% sur la même période. Cette dernière affiche toujours une décroissance en terme annuel. Lors de sa réunion de juillet, la Réserve Fédérale américaine a maintenu le taux directeur dans une fourchette de [0,25% ; 0,50%]. Un seul membre du Comité de Politique Monétaire a défendu une hausse de 25 points de base du taux directeur. Le communiqué final relève que les risques à court terme sur les perspectives économiques ont diminué depuis la dernière réunion. Cette mention laisse ouverte la possibilité d’une hausse de taux d’ici la fin de l’année. 

 

europe

En Zone euro, la croissance économique a marqué un peu le pas au 2ème trimestre. Le PIB en volume a progressé de 0,3%, une hausse relativement modeste par rapport au trimestre précédent. En tendance, le rythme de croissance reste régulier, à 1,6% l’an. Par pays, la France et l’Autriche ont stagné tandis que l’Espagne et la Belgique ont affiché une croissance relativement dynamique. Les indicateurs de confiance se sont plutôt bien tenus après le résultat du référendum britannique. L’indice de confiance des directeurs d’achat PMI connaît une légère baisse en juillet, passant de 53,1 à 52,9 points, un niveau compatible avec un profil de reprise encore modeste. L’indice du sentiment économique de la Commission Européenne affiche même une amélioration minime en juillet. La production industrielle a intégralement corrigé le rebond du mois avril, en se repliant de 1,3% en mai. L’industrie progresse faiblement de 0,6% en rythme annuel. Les ventes au détail ont enregistré une hausse de 0,4% en mai mais se montrent moins dynamiques. L’inflation se redresse à peine en juillet, à 0,2% l’an. A l’issue de sa réunion, la Banque Centrale Européenne n’a apporté aucune modification à l’orientation de sa politique monétaire mais des risques baissiers ont été évoqués sur la croissance et l’inflation suite au résultat du référendum au Royaume-Uni. L’institution se tient prête à agir et adapter sa politique monétaire en conséquence. Enfin, la Commission Européenne recommande de renoncer aux sanctions financières à l’encontre du Portugal et de l’Espagne au sujet de leur déficit budgétaire respectif en 2015.

Le Royaume-Uni, la première vague de statistiques après référendum est contrastée. D’un côté, les données montrent une activité relativement solide au 2ème trimestre. Le PIB croît de 0,6% sur le trimestre et le taux de chômage s’établit à 4,9% sur la période de mars à mai. De l’autre, les indices de confiance PMI se sont affaissés et signalent une contraction de l’activité à venir.

ASIE-OCÉANIE

Au Japon, les données d’activité restent contraintes en juin à l’exception du marché du travail. La production industrielle se reprend au mois le mois mais demeure mal orientée en terme annuel. La consommation se replie de nouveau en juin. L’excédent commercial progresse en valeur mais le niveau des échanges extérieurs reste en fort retrait. Le gouvernement japonais a annoncé un plan de soutien budgétaire (environ 5,6% du PIB) dont les détails seront finalisés en août.

En Chine, la croissance du PIB s’est stabilisée au 2ème trimestre, à 6,7% l’an. L’activité industrielle se maintient au-dessus de 6% en rythme annuel, mais le taux de croissance de l’investissement continue de décélérer, à 7,3%. Les ventes au détail se reprennent légèrement, à 10,6% en rythme annuel.

 

 

 

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